08 février 2018

Au nom du droit absolu au logement, de plus en plus de propriétaires se retrouvent légalement chassés de leur domicile par des squatteurs.

En effet, comme vient de nous le rappeler une nouvelle situation scandaleuse en région parisienne, la loi actuelle permet à un squatteur, au-delà de 48 heures d'occupation, d'invoquer le droit au logement pour s'installer durablement dans la maison où l'appartement ciblé, laissant ainsi le propriétaire sans droits ni toit. Il suffit donc à un propriétaire malchanceux d'avoir quitté son logement 48h pour se retrouver potentiellement à la rue! Cet état du droit n'est pas seulement un exemple de plus de l'inversion des valeurs, il est aussi le signe que le gouvernement est actuellement plus attentif à la taxation des propriétaires qu'à leur protection.

Non, Monsieur le Président de la République, les propriétaires ne sont pas tous des rentiers, contrairement à ce que vous aviez affirmé durant la campagne présidentielle! Ils sont, pour une grande majorité d'entre eux, des Français qui, à force de travail et de mérite, ont pu acquérir un bien immobilier afin de sécuriser leurs vieux jours et transmettre ce bien à leurs enfants.

Nous demandons au Gouvernement d'avoir le sens des priorités et de modifier d'urgence sa politique du logement à l'égard des propriétaires. Il doit intégrer à son projet de loi logement la possibilité qu'en cas d'introduction dans le domicile d'autrui, la procédure d'expulsion soit engagée quel que soit le délai d'occupation par le squatteur. Si le logement squatté est la résidence principale de la victime, l'expulsion du squatteur devra naturellement aussi pouvoir s'effectuer au cours de la période dite de trêve hivernale.

Il est temps pour le gouvernement de mettre fin à un système où les délinquants peuvent jouer de la loi pour s'arroger plus de droits que nos honnêtes concitoyens.

Geoffroy DIDIER
Secrétaire Général Délégué
Député européen

Abonnez-vous Les républicains magazine Toute l'actualité politique des républicains