12 mars 2017

Le gouvernement néerlandais a refusé hier l'entrée sur son territoire au Ministre turc des Affaires Etrangères, qui entendait se rendre à Rotterdam pour y tenir une réunion politique en vue du référendum constitutionnel prévu prochainement par Ankara.

Le Ministre turc était aussitôt accueilli en France avec empressement par le gouvernement de François Hollande. Il doit tenir aujourd'hui à Metz le meeting politique refusé par nos amis hollandais et, quelques jours auparavant, allemands.

En agissant ainsi François Hollande rompt de manière flagrante la solidarité européenne alors qu'il est évident qu'une position commune aurait dû prévaloir pour gérer les demandes turques. Le gouvernement français aurait dû empêcher la tenue de ce meeting.

De plus, deux de nos plus proches alliés, l'Allemagne et les Pays-Bas ont été publiquement insultés de façon inqualifiable par les dirigeants turcs. Alors qu'on attend toujours une réaction forte des autorités françaises, je tiens à assurer nos amis néerlandais et allemands de ma solidarité et de mon amitié à leurs côtés.

Cette affaire a été mal gérée de bout en bout par le gouvernement socialiste de François Hollande.

Elle prouve enfin, s'il le fallait, que la Turquie s'éloigne chaque jour un peu plus des valeurs qui fondent le projet européen. Il est temps de dire clairement cette vérité à ceux qui la dirigent. Comme je l'ai redit il y a quelques semaines lors de mon déplacement à Berlin, la Turquie n'a pas sa place dans l'Union européenne.

François Fillon

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