Gérard Larcher : « Je souhaite une élection sereine et claire qui permette de rebâtir un projet »

Publié le 04/07/2019

Gérard Larcher, président du Sénat, était l'invité de Jean-Pierre Elkabbach ce jeudi matin sur CNEWS. L'occasion de réagir à l'actualité de la grève des professeurs, de la nomination aux postes-clés de l'Union européenne ou encore au futur de notre famille politique.

« Le baccalauréat est un examen très important. Prendre les élèves en otage, c'est inacceptable ! » Gérard Larcher, président du Sénat, considère que derrière cette menace, « il y a un dévoiement du droit de grève ». Un dévoiement qu'il considère comme étant nuisible et dangereux pour le futur des lycéens. L'occasion d'apporter son soutien au ministre de l'Education nationale sur ce dossier : « discuter et négocier, cela ne se fait pas sous la menace. Jean-Michel Blanquer ne doit pas céder car la réforme est nécessaire ».

Invité à commenter les nominations aux postes-clés de l'Union européenne, le président du Sénat estime qu'il s'agit d'« un choix de compétence ». L'occasion également pour Gérard Larcher de faire une mise au point sur le comportement du président de la République et sa stratégie au niveau européen. « J'observe qu'alors qu'Emmanuel Macron voulait torpiller le paysage politique européen, on retrouve un bipartisme en Europe. La solution qu'il avait inventée a été bloquée parce qu'il était légitime que le PPE soit à la tête de la Commission européenne. »

Alors que la réforme constitutionnelle va être repoussée, le président du Sénat a expliqué que ce délai supplémentaire ne pouvait pas être imputé à un quelconque blocage de la part de l'institution qu'il représente. « Le Sénat ne bloque rien. Nous sommes là pour faire fonctionner les institutions. » Mais Gérard Larcher a tout de même souhaité rappeler qu'il serait vigilant quant à la représentation des territoires, à laquelle il se dit très « attaché » car il souhaite défendre la proximité des élus avec les citoyens. Et de conclure à ce sujet : « la proximité, c'est d'avoir des parlementaires qui sont en relation avec le terrain. »

Interrogé sur les différentes initiatives prises au sein de notre famille politique pour contribuer à sa refondation, Gérard Larcher considère « très important » le débat que nous aurons samedi à propos des valeurs. « L'âme et les valeurs des Républicains sont pour moi un vrai engagement pour lequel nous devons nous battre » a-t-il rappelé. L'occasion également de se féliciter de la tenue d'une élection à la présidence des Républicains en octobre prochain. Une élection qu'il souhaite « sereine et claire et qui permette de rebâtir un projet. »

Enfin, en ce qui concerne les élections municipales à venir, le président du Sénat a souhaité rappeler que « la vie locale est faite de rassemblement » et qu'il s'agissait d'une élection profondément locale qui ne peut pas se résumer « à des logiques d'appareils ». C'est pourquoi Gérard Larcher a réaffirmé que « les maires composent leurs listes comme ils l'entendent » car « dans une élection municipale, la préoccupation est celle de proposer un projet concret aux habitants ».

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