Gérard Larcher à Europe 1: « La relation avec les territoires doit être restaurée »

Publié le 28/03/2019

Comme l'ensemble de la famille des Républicains, Gérard Larcher s'impatiente de la sortie du grand débat alors qu'une grande tension existe toujours dans le pays. Il réclame une meilleure relation avec les territoires, le respect des maires et une nouvelle étape de la décentralisation.

« On ne doit pas mentir devant une commission d'enquête ! Il y a une suspicion de mensonge et le Bureau du Sénat a décidé, parce qu'il n'est pas juge, de déférer à l'autorité judiciaire ». Invité ce jeudi matin d'Europe 1, Gérard Larcher, le président du Sénat, assume la décision du Bureau du Sénat de saisir la justice à l'encontre d'Alexandre Benalla, Vincent Crase mais également de trois proches collaborateurs du chef de l'État (Alexis Kohler, Patrick Strzoda et le général Lionel Lavergne) après avoir écouté et analysé le rapport de la commission d'enquête sénatoriale sur ladite affaire Benalla.

« C'est une décision en droit. Le travail appartient maintenant à l'autorité de justice et je lui fais confiance », assure le sénateur des Yvelines qui écarte toute « politicaillerie » comme l'accuse Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale. « C'est l'article 6 de l'ordonnance de 1958 : on ne doit pas mentir devant une commission d'enquête », insiste Gérard Larcher faisant remarquer que le Sénat a « respecté la séparation des pouvoirs qu'Emmanuel Macron avait rappelée au Congrès, en juillet 2017 ».

Estimant que les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale ont « des choses importantes à faire en matière de démocratie représentative », Gérard Larcher s'impatiente de la sortie du grand débat national. « Je sens encore une grande tension dans le pays et il va falloir que nous sortions tous ensemble des propositions pour que le pays se retrouve et reprenne confiance en lui-même. Il y a une France en dehors. Nous devons la ramener dans la République, que nous fassions communauté nationale », fait-il également observer.

Parmi les pistes, Gérard Larcher souhaiterait que « la relation avec les territoires » soit restaurée et étendue. Notamment envers « une grande figure dans la République, le maire. Le maire, la commune, la petite République dans la grande, c'est ce qui nous a permis de traverser cette période difficile », fait-il observer, souhaitant une nouvelle étape de la décentralisation. « Si l'on ne va pas vers plus de décentralisation, c'est-à-dire de confiance dans la proximité, on n'y arrivera pas. Ce qui se fait de bien en proximité, il faut le faire en proximité. Ce qui se fait de mieux en mutualisant, il faut le faire », juge Gérard Larcher.

Interrogé sur la réforme des retraites, Gérard Larcher réclame d'abord et en premier lieu, à l'unisson des Républicains, la réindexation des pensions de retraite. « Le Sénat l'avait demandée car c'était un mauvais signal donné par le gouvernement », rappelle-t-il. Quant à la réforme des retraites, Gérard Larcher estime que « le débat est un peu biaisé » dès lors que l'exécutif annonce qu'il ne touchera pas à l'âge de la retraite et qu'en même temps il fait comprendre qu'en partant à 62 ans, les personnes concernées ne toucheront pas entièrement leur pleine retraite. « Ce qui nous importe c'est que les retraités de ce pays aient les moyens de vivre », fait valoir Gérard Larcher.

Quant à la question de la dépendance, « sujet majeur qui traduit la manière dont on accueille nos ainés et reflet de la société telle que nous sommes capables de la construire », Gérard Larcher estime qu'« elle ne doit pas être mêlée à celle des retraites ».

Interrogé sur le départ du gouvernement, après celui de Nathalie Loiseau, des ministres Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi pour convenances personnelles et électorales, le sénateur des Yvelines y voit la traduction d'« un mode de gouvernance fait de verticalité et de solitude du chef de l'État ».

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