Gérard Larcher à Europe 1 : « Il faut qu’Emmanuel Macron écoute et entende le pays ! »

« Il faut qu’Emmanuel Macron entende le pays. Il faut qu’il apporte les réponses pas seulement pour faire plaisir au pays mais parce qu’il faut cesser avec cette verticalité de la décision »
Publié le 10/01/2019

Invité ce jeudi de la matinale d’Europe 1, le président les Républicains du Sénat, Gérard Larcher, a réclamé du président de la République qu’il cesse « avec cette verticalité de la décision ». Inquiet de la bonne organisation du grand débat national, Gérard Larcher a salué le travail des maires et des 550 000 élus locaux qui « tiennent le pays aujourd’hui ».

« Il faut qu’Emmanuel Macron écoute le pays ». Invité ce jeudi de la matinale d’Europe 1, Gérard Larcher a confié que cela faisait des mois que lui, en qualité de président du Sénat, et l’ensemble de la famille politique des Républicains autour de Laurent Wauquiez alertent le président de la République sur le sentiment d’abandon d’une partie des citoyens et des territoires, le pouvoir d’achat, le refus du consentement à l’impôt... « Il faut qu’Emmanuel Macron entende le pays. Il faut qu’il apporte les réponses pas seulement pour faire plaisir au pays mais parce qu’il faut cesser avec cette verticalité de la décision », estime le sénateur des Yvelines pour qui « le laminage » des corps intermédiaires voulu par le président de la République « se révèle aujourd’hui avec des conséquences parfois incalculables. »

« Constatant que la colère des Français exprimée par les Gilets jaunes n’a pas disparue », rien à ses yeux ne peut cependant  légitimer les violences qui sont « inacceptables ». « Elles mettent en cause l’état de droit. Face à cela nous devons réagir collectivement, en responsabilité », juge Gérard Larcher.

Outre qu’elles peuvent « trahir un certain nombre de revendications légitimes », Gérard Larcher déplore que cette violence soit utilisée par certains de façon délibérée pour déstabiliser l’Etat qui « doit réagir. L’état de droit est la première réponse », estime le président du Sénat qui s’interroge sur la façon dont va être organisé le grand débat national après que Chantal Jouanno, qui devait l’animer et le coordonner, a jeté l’éponge. « Est-ce que l'on veut un débat organisé ? Un débat où l’on s’interdit a priori un certain nombre des sujets ? Qu'est-ce qu'on veut faire derrière le débat ? », questionne, inquiet, Gérard Larcher.

Alors que le grand débat national débute lundi prochain et que le président de la République entamera des déplacements en direction des maires qu’il a longtemps ignorés, Gérard Larcher pointe déjà les principale revendications des Français recueillies déjà par premiers magistrats et les 550 000 élus locaux « qui sont le reflet des citoyens et qu’on n’a pas voulu écouter » : le pouvoir d’achat et la fracture territoriale.

L’occasion pour le président du Sénat de saluer le travail des maires et des élus locaux « vers qui chacun se tourne spontanément  quand tout va mal. Ce sont eux qui tiennent le pays aujourd’hui. Le maire c’est une référence. La commune c’est la proximité. C’est une petite république dans la grande. Et c’est à partir de la proximité que l’on peut retisser du lien dans ce pays », est convaincu Gérard Larcher pour qui les maires, s’ils seront des « facilitateurs » du débat national n’ont pas à porter le grand débat. « C’est au Gouvernement de décider de la manière dont il entend conduire le débat », estime le président les Républicains du Sénat. »

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