16 avril 2018

« Un spectacle ». Voire « un vacarme ». Et assurément un « sentiment de confusion », une « impression de fouillis, de brouillon. Tout sauf la clarté. »

Secrétaire général-adjoint des Républicains chargé du porte-parolat, Geoffroy Didier n'a pas apprécié le contenu de l'interview télévisée du président de la République, dimanche soir. Sur la forme il estime que ce « grand spectacle » était plus à l'avantage des deux journalistes.

« Tous ceux qui ont regardé cette émission et qui étaient en attente de réponses concrètes comme les retraités qui voient leur pouvoir d'achat ponctionné, tous ceux qui ont peur du terrorisme, ceux qui réalisent que la dette ne baisse pas et que les dépenses publiques augmentent auraient aimé, plutôt qu'un spectacle, un véritable moment de pédagogie avec un président apaisé, déterminé et avec de véritables réponses. C'était tout sauf clair », tacle le député européen "les Républicains" pour qui cette interview était « un bon moment pour les deux journalistes, pour leurs statut, notoriété et popularité mais pas pour le chef de l'État. »

Sur le fond, au micro de RMC ce lundi, Geoffroy Didier déplore un président « très content de lui mais loin des autres. Il n'y a aucune remise en question sur sa politique face à une colère pourtant bien légitime. »

Sur la lutte contre le terrorisme, Geoffroy Didier pointe l'insuffisance de l'action d'Emmanuel Macron. « Trois mosquées salafistes fermées alors qu'il y en a cent d'identifiées sur le territoire. 20 étrangers dangereux expulsés du territoire alors que chacun sait qu'il y en plusieurs milliers. Quel aveu de faiblesse », considère Geoffroy Didier.

Dénonçant un « décalage » entre le discours d'une « apparente fermeté » d'Emmanuel Macron et « la faiblesse de ses actes », Geoffroy Didier préfère se fier à la réalité. Celle de la loi de finances 2018 « qui démontre que le budget des centres de rétention baisse, qu'on ne prévoit que 15 000 reconduites à la frontière là où la droite, quand elle était au pouvoir, en faisait 30 000. A cela on ajoute 110 millions d'euros sur une seule année pour l'assistance médicale aux clandestins », recense-t-il.

Interrogé sur la réforme de la SNCF, Geoffroy Didier soutient « le principe de cette réforme parce que la droite aurait dû la mettre en œuvre et qu'elle n'a pas eu le courage de le faire ». L'occasion pour "les Républicains" de démontrer que « c'est la fin du sectarisme, de l'opposition systématique, de l'obstruction. Mais ne croyez pas pour autant que c'est la fin des convictions », ajoute-t-il.

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