Geoffroy Didier : « Il est temps de sonner le tocsin à Emmanuel Macron ! »

Publié le 16/05/2019

Directeur de la campagne européenne des Républicains, Geoffroy Didier était l'invité, ce jeudi matin, de Public Sénat. L'occasion de confirmer l'enthousiasme et le dynamisme autour de la liste emmenée par François-Xavier Bellamy. Et d'expliquer aux Français de droite qu'Emmanuel Macron, « qui ne fait plus envie, mise sur le socialisme et a choisi Daniel Cohn-Bendit comme son principal inspirateur ».

Au lendemain d'une réunion publique qui a réuni, mercredi soir, environ 4 000 personnes au Palais des congrès de Paris pour soutenir François-Xavier Bellamy et ses colistiers, Geoffroy Didier, Secrétaire général délégué à la Communication et directeur de la campagne des européennes, a confirmé l'enthousiasme que suscitait la liste des Républicains pour le scrutin du 26 mai prochain.

Un enthousiasme qui ne se dément pas sur l'ensemble du territoire où tous les candidats de la liste des Républicains, mais également l'équipe dirigeante, recensent des « affluences record ». L'occasion pour Geoffroy Didier d'inviter la presse à comparer les affluences des réunions publiques de Nathalie Loiseau, tête de liste d'En Marche et de François-Xavier Bellamy. « Nous explosons les compteurs parce que la droite retrouve sa source, parce que nous avons un message clair et positif », souligne-t-il.

L'occasion également pour le député européen de remercier Laurent Wauquiez « d'avoir découvert, choisi et imposé » François-Xavier Bellamy et de comparer le succès d'estime des deux têtes de liste. « Tous ceux qui écoutent et rencontrent François-Xavier Bellamy, l'apprécient, sont conquis. Ceux qui écoutent Nathalie Loiseau apparaissent dépités. Il est clair que François-Xavier Bellamy, dont on sait qu'il est par ailleurs philosophe et enseignant, est un meilleur candidat que Nathalie Loiseau dont on ne sait pas grand-chose, à part qu'elle fut d'extrême-droite ».
Cette absence totale de charisme est probablement la raison pour laquelle En Marche l'a écartée de certaines de ses affiches de campagne, lui préférant le portrait d'Emmanuel Macron. « C'est triste parce que lorsqu'un président de la République est obligé de venir au chevet de sa candidate, lorsqu'un président de la République est réduit à se mettre sur une affiche alors qu'il n'est pas lui-même candidat, c'est qu'ils n'ont plus grand-chose à dire, à proposer et personne à afficher d'autre », cingle Geoffroy Didier.

Tout l'inverse de la liste des Républicains. « Nous, nous avons beaucoup de choses à dire aux Français et le grand mérite de notre liste est d'être clair. Nous assumons d'être de droite. Nous sommes patriotes mais aussi européens et nous voulons redonner un sens au projet européen en réaffirmant notre culture, notre civilisation et c'est exactement ce que le peuple de droite attend », souligne le directeur de la campagne des européennes des Républicains.

Et le projet des Républicains marque de « vraies différences » sur de nombreux sujets avec celui d'Emmanuel Macron et de Nathalie Loiseau. « Lorsqu'Emmanuel Macron envisage d'élargir l'Union européenne aux pays des Balkans, comme il l'a formulé dans son discours de Trieste, c'est une réalité puisqu'au lendemain des élections européennes, les négociations vont reprendre avec l'Albanie, la Serbie et le Monténégro », précise Geoffroy Didier. « Comme il a affirmé devant des concitoyens Français en Roumanie que la Roumanie doit entrer dans l'espace Schengen », ajoute-t-il. « Nos vraies différences avec la liste de Nathalie Loiseau c'est que nous, les Républicains, nous nous engageons pendant la prochaine mandature à refuser toute perspective d'élargissement aux pays des Balkans comme de l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen », précise Geoffroy Didier ajoutant que « pour des raisons culturelles », les députés européens Républicains « refuseront définitivement l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne parce que la Turquie n'est pas dans l'Europe mais dans l'Asie mineure ».

En ce qui concerne la lutte contre l'immigration, le Secrétaire général délégué rappelle l'une des principales propositions des Républicains, celle de l'instauration d'une double frontière, « autre vraie différence que nous avons avec Emmanuel Macron et Nathalie Loiseau ». « Nous souhaitons mettre en œuvre une frontière extérieure à l'Union européenne, c'est celle de l'espace Schengen, mais également une frontière nationale. C'est donc une double protection, tant que les frontières extérieures de l'Union européenne ne seront pas étanches », précise le Secrétaire général délégué des Républicains.

De même, Geoffroy Didier rappelle que les Républicains demandent dans leur projet européen à ce que Strasbourg, « symbole de la réconciliation franco-allemande », soit l'unique siège du Parlement européen. Quant au siège que la France occupe au Conseil de sécurité de l'ONU et que l'Allemagne souhaiterait voir attribuer à l'Union européenne, Geoffroy Didier y oppose son veto et celui des Républicains. « Nous ne sommes pas d'accord avec le fait que la France abandonne son siège. Il n'y aucune raison. Ce n'est pas parce qu'on est Européen qu'on oublie son patriotisme », affirme-t-il, se montrant cependant favorable à ce qu'il y ait un siège supplémentaire pour l'Union européenne au Conseil de sécurité de l'ONU.

Alors qu'Emmanuel Macron réduit la campagne européenne à l'argument de « moi ou le chaos », « signe qu'Emmanuel Macron est devenu un adepte de la stratégie du rejet », Geoffroy Didier estime que cette campagne est le moment opportun pour « adresser des signaux à ceux qui ne croyaient plus en nous. Il est temps de sonner le tocsin à Emmanuel Macron. Il est temps que la droite se réveille et envoie un signal à Emmanuel Macron parce que lui-même, qui a fait semblant d'être réformateur, a abandonné la droite ».

L'occasion de fustiger Emmanuel Macron et tous ceux qui pensent que son gouvernement et lui appliquent une politique de droite. « Est-on de droite quand on explose la dépense publique qui augmente plus vite que sous François Hollande ? Est-on de droite quand on est aussi faible, comme il l'est, face au communautarisme qui grignote la société française ? Est-on de droite quand on choisit comme colistiers de Nathalie Loiseau, l'un qui exprime une sympathie à l'égard d'un terroriste palestinien (Pascal Durand n.d.l.r) et l'autre qui a quitté le gouvernement de François Hollande (Pascal Canfin n.d.l.r) parce qu'il trouvait Manuel Valls trop sécuritaire ? Il faut que les Français de droite sachent qu'Emmanuel Macron mise sur le socialisme et a choisi Daniel Cohn-Bendit comme son principal inspirateur », fait savoir Geoffroy Didier.

Quant aux relations conflictuelles réelles et révélées entre la Chancelière d'Allemagne, Angela Merkel, et Emmanuel Macron, Geoffroy Didier s'interroge. « On parle de couple franco-allemand mais je ne suis pas sûr que la France ait eu le courage de mettre en œuvre les réformes structurelles que l'Allemagne a faites. Et quand nous travaillons, en moyenne, 300 heures de moins que les Allemands, nous devrions peut-être arrêter de donner des leçons de morale à nos partenaires et plus particulièrement à l'Allemagne, à l'Italie, à la Hongrie, ce qu'Emmanuel Macron fait sans être lui-même exemplaire. La manière dont Emmanuel Macron s'exprime à l'égard de ses partenaires l'isole. Et nous n'avons pas intérêt à ce que notre pays soit isolé sur la scène européenne », tacle le directeur de campagne des Républicains.
 

Signez la pétition

Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

Signez la pétition

Nos dernières actualités

Elections européennes : déclaration de Laurent Wauquiez

Elections européennes : déclaration de Laurent Wauquiez

Published on 26/05/2019

Seul le prononcé fait foi

François-Xavier Bellamy à RTL : « Emmanuel Macron pousse les électeurs vers Marine Le Pen »

François-Xavier Bellamy à RTL : « Emmanuel Macron pousse les électeurs vers Marine Le Pen »

Published on 24/05/2019

Invité de RTL ce vendredi, la tête de liste des Républicains aux élections européennes ale

Laurent Wauquiez à CNEWS : « La seule liste qui peut amener un autre choix, c'est celle de François-Xavier Bellamy »

Laurent Wauquiez à CNEWS : « La seule liste qui peut amener un autre choix, c'est celle de François-Xavier Bellamy »

Published on 24/05/2019

Invité jeudi soir de CNEWS, Laurent Wauquiez a invité les Français à participer au scrutin