Geoffroy Didier au Figaro: « Nous assumons d'être de droite »

Publié le 15/05/2019

Geoffroy Didier, directeur de campagne de la liste LR aux européennes, répond aux critiques d'Édouard Philippe sur la « droite du Trocadéro ».

Dans Le Figaro, Édouard Philippe a opposé « la droite du Trocadéro » à « la droite moderniste »  ? Que lui répondez-vous ?

Est-on « Trocadéro » ou « moderniste » lorsque nous demandons une double protection aux frontières, européenne et nationale, pour faire enfin respecter nos règles ? Est-on « Trocadéro » ou « moderniste » lorsqu'on propose des droits de douane sur les produits importés de pays qui ne respectent pas nos normes sociales ? Est-on « Trocadéro » ou « moderniste » lorsqu'on veut faire de la découverte de remèdes pour Alzheimer et Parkinson la grande cause européenne ? Si le premier ministre juge utile de caricaturer des Français et de les catégoriser, c'est son choix. Chacun mène la campagne qu'il peut. Insulter le peuple du Trocadéro, celui qui applaudissait Nicolas Sarkozy le 1er mai 2012 et François Fillon en 2017, c'est insulter toute la droite. Nous, nous préférons la rassembler autour d'un projet: affirmer notre identité, faire respecter nos règles, protéger nos territoires. Notre grande force dans cette campagne, c'est la clarté. Nous assumons d'être de droite. Je le dis au premier ministre: à droite, on préfère Bellamy à Benalla !

La liste Bellamy connaît un tassement dans les sondages. Comment réussirez-vous à franchir un nouveau palier ?

Durant les dix prochains jours, les convaincus doivent devenir convaincants. Je le dis à tous les Français de droite et du centre droit: à travers le choix de François-Xavier Bellamy, la droite retrouve sa source et se reconstruit sur des bases solides et intelligentes. C'est le bon moment pour encourager une telle démarche.

François Fillon avait obtenu 20 % des suffrages en 2017. Comment expliquez-vous que ce socle de droite ne soit plus entièrement derrière le candidat LR ?

Nous revenons de si loin. La nouvelle droite que nous formons depuis dix-huit mois écrit une belle histoire. Nous avons des valeurs. Nous avançons au bon sens. Dans les comportements, nous sommes offensifs mais respectueux. Ce qui nous intéresse, ce n'est pas d'être à tout prix des anti-Macron, mais de préparer l'après-Macron.

Pouvez-vous ramener à vous les électeurs LR séduits par Emmanuel Macron depuis deux ans ?

S'ils ont aimé Emmanuel Macron, il est urgent de lui sonner le tocsin. Le président avait réalisé au tout début quelques réformes salutaires que nous aurions dû mettre en œuvre bien plus tôt, comme celle de la SNCF et la fin même partielle de l'ISF. Nous les avons soutenues. Depuis, Macron a capitulé. Il est devenu plus dépensier que François Hollande: augmentation de 44 milliards d'euros de dépense publique en deux ans lorsque son ancien mentor l'augmentait de 28 milliards sur une même période. Il est d'une grande faiblesse face au communautarisme. Comment ose-t-il refuser d'expulser les 4000 étrangers fichés pour radicalisation ? Il reste inerte face à l'incivisme, aux agressions des personnes âgées et aux cambriolages, qui ont explosé de 40 % en une seule année dans la capitale ! Les faits sont là: Macron a abandonné la droite !

Sa liste est pourtant soutenue par certains élus de droite…

Un homme de droite aurait-il choisi comme tête de liste une femme qui a déclaré mettre sur le même plan le voile islamique imposé à certaines femmes et celui de nos grands-mères ? Un homme de droite aurait-il choisi en numéro 2 un ancien ministre de François Hollande qui avait quitté le gouvernement parce qu'il trouvait Manuel Valls trop sécuritaire ? Et un autre, éligible lui aussi, qui a carrément exprimé publiquement une sympathie à l'égard d'un terroriste ? Dans cette campagne, Macron mise sur le socialisme soixante-huitard. Cohn-Bendit est devenu son inspirateur. Pas une voix de droite ne doit soutenir une telle dérive.

Jugez-vous, comme Marine Le Pen, qu'Emmanuel Macron devra « partir » si la liste LREM perd les européennes ?

Marine Le Pen est comme son père: excessive. Macron et Le Pen jouent ensemble un cynique pas de deux. Pour leur cuisine électorale, ils veulent prendre la France de droite en sandwich. Nous méritons mieux que d'être réduits à une vulgaire tranche de lard ! Le plus coupable des deux s'appelle Emmanuel Macron. Lorsqu'on est chef de l'État, on n'agite pas les peurs, on les résout. Durant la campagne présidentielle, il avait été positif. En se réduisant cette fois à une triste stratégie du rejet, il signe son discrédit. Le Pen veut battre Macron, Macron veut battre Le Pen, quels beaux projets de société ! Nous proposons un autre chemin bien plus porteur: promouvoir notre identité culturelle pour redonner sens à notre projet européen. Je le dis aux Français épris de liberté: le 26 mai, affirmez-vous !

Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, Gérard Larcher, Bruno Retailleau seront autour de François-Xavier Bellamy, ce mercredi. C'est la fin des divisions ?

Le vrai fait politique de cette campagne, c'est l'union de la droite et notre alliance avec le centre. Comme directeur de campagne mais aussi comme militant, je remercie chacune des figures de la droite d'avoir compris que cette unité était une exigence. Voilà encore un signe d'espérance !

Laurent Wauquiez a-t-il fait taire avec cette campagne les critiques qui lui étaient adressées ?

À ceux qui ne l'aiment pas ou pas encore, je dis: sachez-lui gré d'avoir choisi et imposé le philosophe François-Xavier Bellamy. C'est un fait: en se faisant l'artisan du retour des convictions et en suscitant une nouvelle génération, Laurent Wauquiez marque des points. Avec lui, la droite avance et retrouve confiance !

>> Lire l'interview sur leFigaro.fr

Signez la pétition

Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

Signez la pétition

Nos dernières actualités

Elections européennes : déclaration de Laurent Wauquiez

Elections européennes : déclaration de Laurent Wauquiez

Published on 26/05/2019

Seul le prononcé fait foi

François-Xavier Bellamy à RTL : « Emmanuel Macron pousse les électeurs vers Marine Le Pen »

François-Xavier Bellamy à RTL : « Emmanuel Macron pousse les électeurs vers Marine Le Pen »

Published on 24/05/2019

Invité de RTL ce vendredi, la tête de liste des Républicains aux élections européennes ale

Laurent Wauquiez à CNEWS : « La seule liste qui peut amener un autre choix, c'est celle de François-Xavier Bellamy »

Laurent Wauquiez à CNEWS : « La seule liste qui peut amener un autre choix, c'est celle de François-Xavier Bellamy »

Published on 24/05/2019

Invité jeudi soir de CNEWS, Laurent Wauquiez a invité les Français à participer au scrutin