François-Xavier Bellamy: « Emmanuel Macron n'a pas vu la crise économique, le défi migratoire, le péril djihadiste ? »

Publié le 05/03/2019

Des formules « creuses », des propositions « absurdes ». François-Xavier Bellamy estime qu'Emmanuel Macron, dans sa lettre aux Européens, a « agité de grands mots » pour une Europe qui accueillera de nouvelles technostructures. De quoi la rendre encore plus illisible et incompréhensible...

« Ce texte passe à côté de l'essentiel et de ce dont les Français ont besoin ». Invité mardi matin de France Inter alors que les citoyens européens prenaient connaissance de la tribune d'Emmanuel Macron sur l'Europe, François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains aux élections européennes, s'est demandé à quel Emmanuel Macron il avait affaire tant ce dernier avait « infléchi » son discours sur l'Europe. « Est-ce celui qui dans le discours d'Athènes ou dans celui de la Sorbonne nous disait que ce qui comptait, c'était de transférer la souveraineté nationale vers une souveraine européenne ? Que le premier problème et la première nécessité, c'était de créer un budget de la zone euro avec un ministre de l'euro ? Est-ce celui qui a totalement abandonné par enchantement ces propositions qui lui paraissaient hier si nécessaires ? Ou est-ce celui qui nous parle aujourd'hui d'une Europe qui protège en reprenant des mots qui nous paraissent essentiels ? », interroge François-Xavier Bellamy.

Si la vision que la droite défend « avec beaucoup de rigueur, de précision et de concret est celle qui est nécessaire pour l'avenir de l'Europe », François-Xavier Bellamy ne croit pas que « le compte y soit lorsqu'Emmanuel Macron propose de créer de nouvelles technostructures, d'agences, comités, commissions, banques, c'est-à-dire de plus de distance et d'éloignement avec la décision politique ». À ses yeux, l'Europe « est devenue illisible, incompréhensible. On ne sait plus à quoi elle peut nous servir et on agite de grands mots pour créer des commissions, des agences, tout ce qui constitue en Europe une strate supplémentaire d'administration qui n'est pas ce dont nous avons besoin ». « Nous sommes en train d'exporter vers l'Europe le pire de ce que nous savons faire, comme ces 387 comités qui font la paralysie technocratique française. Si l'Europe d'Emmanuel Macron c'est ça, alors ses mots ne seront suivis d'aucun effet », estime l'adjoint au maire de Versailles.

Et à propos de mots, François-Xavier Bellamy conteste la volonté d'Emmanuel Macron de vouloir « faire plus vite et plus fort sur l'Europe ». « Nous pensons qu'il ne faut pas faire plus mais qu'il faut faire mieux et que la réponse à nos problèmes ne se trouve pas dans plus d'Europe et plus d'intégration. L'Europe doit être plus efficace comme sur la question migratoire qui n'est pas vraiment posée dans la lettre d'Emmanuel Macron. Pas plus que le défi terroriste, le défi que représente la menace communautariste et islamiste... », souligne François-Xavier Bellamy qui dénonce les « formules un peu creuses » et les « propositions absurdes » d'Emmanuel Macron.

« Il faut qu'Emmanuel Macron présente une vision précise de l'Europe, vers où il souhaite nous conduire. Il veut remettre à plat l'espace Schengen mais à aucun moment il ne dit qu'il faut mettre un terme à l'immigration massive qui entretient le business des passeurs et qui menace de déstabiliser profondément notre pays et notre continent. À aucun moment, il ne pose ce diagnostic », argue François-Xavier Bellamy, pointant parmi les propositions absurdes d'Emmanuel Macron, celle « de créer des choses qui existe déjà comme l'autorité sanitaire sur l'alimentation ».

Fustigeant Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui « s'entretiennent l'un l'autre pour susciter la défiance dans l'Europe », la tête de liste des Républicains conteste l'argument d'Emmanuel Macron selon lequel le danger qui menace l'Europe est le nationalisme. « Mais il n'a pas vu la réalité de la crise économique qui touche tant de nos concitoyens ? Que l'Europe, en votant tous les traités de libre-échange de manière trop idéologique a favorisé ce sentiment de défiance. Il n'a pas vu la réalité de la crise migratoire ? La montée du péril djihadiste ? Il nous dit que le danger, c'est le nationalisme, le Brexit. Le danger, ce n'est pas le Brexit mais ce qui a conduit au Brexit et c'est à ce à quoi nous devons nous attaquer », souligne-t-il.

L'occasion pour François-Xavier Bellamy d'expliquer combien dans ce débat européen les Républicains vont « défendre une manière de repenser l'Europe telle qu'elle nous semble nécessaire, de repenser à une Europe qui pourra faire la preuve de son efficacité pour que nous puissions retrouver l'élan de l'idéal européen ».

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