François-Xavier Bellamy à France 24 : « Il faut redonner du sens à l'aventure européenne »

Publié le 10/04/2019

Avancer avec des blocs de coopération pour sortir de la paralysie, réorienter la politique agricole commune de façon plus fine, exiger la réciprocité dans les échanges commerciaux pour permettre de rééquilibrer la mondialisation... Lors du débat qui a opposé, mardi soir sur France 24 et RFI, 5 têtes de liste, François-Xavier Bellamy a redonné, à travers le projet des Républicains, du sens à l'aventure européenne.

Les attentes économiques des citoyens français vis-à-vis de l'Europe, la place de l'Union européenne dans le monde, l'agriculture, l'immigration ont été parmi les principaux thèmes du débat organisé, mardi soir, sur France 24 et Radio France Internationale (RFI), en présence de cinq têtes de liste aux élections européennes dont François-Xavier Bellamy.

« Nous ne pouvons pas faire sans l'Union européenne pour nous renforcer dans la mondialisation. Nous avons besoin de la force de ce marché unique qui a été construit pour pouvoir peser face aux géants que sont aujourd'hui la Chine et les États-Unis », souligne la tête de liste des Républicains qui souhaite que l'Union européenne se « renforce par l'alliance de nos États au sein de ce marché unique. Malheureusement, constate-t-il, l'Europe a aujourd'hui cédé à une forme de naïveté coupable qui fragilise nos entreprises et nos emplois, par la concurrence déloyale que nous leur imposons trop souvent en laissant entrer sur notre marché unique, sans aucune exigence de réciprocité, des entreprises internationales qui viennent faire du profit sur nos marchés ». D'où l'impérieuse obligation pour François-Xavier Bellamy d'« exiger une réciprocité. La nécessité pour l'avenir de l'Europe, c'est de rééquilibrer la mondialisation pour peser face à la Chine et aux États-Unis », insiste-t-il.

Sur le thème de l'agriculture et du sentiment de déclassement ressenti par un certain nombre d'agriculteurs, « s'ils se sentent oubliés c'est en raison des travers du projet européen tel que nous l'avons construit aujourd'hui et du gouvernement d'Emmanuel Macron qui a laissé fragiliser la politique agricole commune (PAC) dans les instances européennes », fait observer François-Xavier Bellamy.

Rappelant que la PAC « est l'une des plus grandes réussites de l'Europe qui nous a fait sortir de la pénurie alimentaire », la tête de liste des Républicains aux élections européennes estime qu'il faut « mettre en œuvre une politique agricole qui soit vraiment commune, qui impose les mêmes règles à tous à l'intérieur du marché unique et qui impose cette réciprocité » en fixant à ceux qui importent sur le marché européen les mêmes règles que celles imposées aux agriculteurs européens.

Conscient de « la vraie tragédie » que vivent de nombreux agriculteurs français, « nous n'en sortirons que par un vrai pragmatisme », souligne François-Xavier Bellamy pour qui « la PAC est nécessaire pour la survie des agriculteurs. Mais il faut l'orienter de façon plus fine ».

Alors que l'Union européenne est confrontée au défi migratoire, François-Xavier Bellamy propose une politique d'accueil stricte. « Nous voulons bien accueillir, mais nous ne voulons pas subir des flux migratoires. Nous voulons mettre fin à cette affirmation toute simple selon laquelle mettre le pied sur le sol européen, même de manière illégale, c'est avoir beaucoup de chances de s'établir durablement sur le sol européen », souligne François-Xavier Bellamy constatant que « l'accueil est devenu le vecteur d'une politique d'immigration illégale totalement immaîtrisée. Il faut que le demandeur d'asile puisse effectuer sa demande en dehors du territoire européen », estime-t-il.

À moins de 50 jours du scrutin européen, François-Xavier Bellamy estime qu'aujourd'hui « l'Europe est à la croisée des chemins » et que si elle suscite un tel désamour, « c'est parce qu'elle est devenue le synonyme d'une dépossession démocratique. » Désormais, il faut « avancer avec des blocs de coopération pour sortir de la paralysie » et « le sens de l'aventure européenne », conclut-il.

Signez la pétition

Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

Signez la pétition

Nos dernières actualités

François-Xavier Bellamy à La Croix : « Soit l'Europe change, soit l'Europe meurt »

François-Xavier Bellamy à La Croix : « Soit l'Europe change, soit l'Europe meurt »

Published on 12/04/2019

François-Xavier Bellamy était jeudi 11 avril l'invité de l'émission « Face aux chrétiens »

Laurent Wauquiez : « Il faut redonner du souffle à la civilisation européenne »

Laurent Wauquiez : « Il faut redonner du souffle à la civilisation européenne »

Published on 11/04/2019

À six semaines des élections européennes, Laurent Wauquiez, président des Républicains, a

Arnaud Danjean : « L'identité des nations doit être respectée »

Arnaud Danjean : « L'identité des nations doit être respectée »

Published on 10/04/2019

Pour Arnaud Danjean, le fait que l'Europe n'ait pas inscrit ses racines judéo-chrétiennes