François-Xavier Bellamy à CNEWS : « Le droit d'asile est un droit qui honore la civilisation européenne mais il est devenu un grand n'importe quoi »

Publié le 11/02/2019

Invité ce lundi matin de CNEWS, François-Xavier Bellamy a condamné les violences lors de l'acte 13 des gilets jaunes qui trahissent l'intuition initiale de leur colère. Sur le plan européen, il plaide pour un apaisement des relations avec l'Italie et s'interroge sur le droit d'asile tel qu'il s'exerce aujourd'hui.

Tête de liste des Républicains aux élections européennes, François-Xavier Bellamy, invité ce lundi matin de CNEWS, a condamné toutes les formes de violence qui se sont déroulées ce week-end en marge ou pendant l'acte 13 des gilets jaunes. « En démocratie, la violence ne doit jamais prendre le pas sur le débat contradictoire », estime le philosophe et adjoint au maire de Versailles en allusion également à la tentative d'incendie au domicile breton du président de l'Assemblé nationale, Richard Ferrand. « Si cet incendie est dirigé contre le président de l'Assemblée nationale du fait de sa fonction, cette violence, comme toute violence contre des élus, du fait de leur mandat, doit être condamnée », souligne François-Xavier Bellamy.

La tête de liste des Républicains aux élections européennes condamne tout autant la « forme de mépris de classe complètement absurde » et des « mots condescendants », que certaines élites expriment à l'égard des gilets jaunes. « Il y a une France qui travaille et qui ne s'en sort pas. Beaucoup n'arrivent plus à se loger là où ils travaillent, à circuler pour aller travailler. Nous vivons dans un pays qui est le champion d'Europe des prélèvements obligatoires, dans un pays qui est en train d'asphyxier ceux qui travaillent, ceux qui entreprennent et cela a été la cause de cette crispation des gilets jaunes. Il faut répondre à cette inquiétude et c'est notre travail aux Républicains », note François-Xavier Bellamy.

Pour lui, il est urgent « de prendre la mesure du niveau de tension qui traverse en ce moment le pays et qui est provoqué aussi parce que nous ne savons plus parler ensemble. Nous devons décider ensemble des réformes nécessaires pour enfin faire respirer ce pays à travers la démocratie », estime la tête de liste des Républicains aux élections européennes.

« Les revendications des gilets jaunes sont nées en raison de la hausse des taxes sur les carburants qui devenaient insupportables pour beaucoup de travailleurs qui ne parviennent plus à joindre les deux bouts », rappelle François-Xavier Bellamy pour qui les « violences organisées trahissent l'intuition initiale de la colère de gilets jaunes. Beaucoup d'entre eux ne se reconnaissent plus dans le fait qu'on brûle des véhicules de l'opération Sentinelle, des équipements publics. C'est nous tous qui allons payer au final ces équipements détruits », observe-t-il.

Si « le désordre ne profite à personne », aux yeux de François-Xavier Bellamy « il n'y a pas d'ambiguïté sur le fait que nous devons prendre en charge la question qui était posée initialement par les gilets jaunes, celle de la pression fiscale ».

Quelques jours après la présence de Luigi Di Maio, Vice-président du conseil des ministres italien à Montargis pour soutenir des gilets jaunes, François Xavier Bellamy trouve « insupportable qu'un chef d'État ou un représentant d'un état étranger vienne faire une ingérence aussi manifeste dans le débat politique français et sur le sol français. Mais, ajoute-t-il, c'est aussi le résultat d'une stratégie de la tension installée par Emmanuel Macron depuis plusieurs mois. Il s'était permis de parler, à propos des dirigeants italiens, de " lèpre populiste" alors qu'il prenait quelques jours après la même décision ».

L'occasion pour la tête de liste les Républicains aux élections européennes d'insister sur la nécessité de coopérer pour permettre de « travailler ensemble malgré nos désaccords. ».

À ce titre, en matière de relation franco-italienne et de relation entre l'Italie et l'Union européenne, la crise migratoire est l'exemple de ce qu'il ne fallait pas faire. « Il est évident que nous devons proposer une coopération à l'Italie. C'est parce que l'Europe n'a pas été solidaire avec elle, parce que nous avons laissé l'Italie gérer seule ce problème, que Matteo Salvini est au pouvoir », estime François-Xavier Bellamy.

Quant aux migrants à bord de navires affrétés par des ONG pour leur permettre de rejoindre l'Europe, François-Xavier Bellamy souhaitent leur reconduction vers leur port d'origine « parce que nous n'avons pas de raison d'accepter le chantage des passeurs ».

L'occasion de s'interroger sur le droit d'asile tel qu'il s'exerce aujourd'hui. « Le droit d'asile est un droit qui honore la civilisation européenne mais il est devenu un grand n'importe quoi. Si votre pays va mal, vous avez le droit de trouver asile dans un pays proche de chez vous qui pourra vous offrir un abri mais ce n'est parce que votre pays va mal que vous avez le droit, par principe, de vous installer dans tous les pays du monde. Le droit d'asile est en train de devenir l'occasion de ce chantage qui va déséquilibrer profondément la situation internationale si nous ne savons pas remettre les choses en ordre », souligne François-Xavier Bellamy.

Interrogé sur le rapatriement de djihadistes en France, François-Xavier Bellamy considère que « ces hommes qui ont commis des crimes de guerre loin de leur pays doivent être jugés là où ils ont commis ces crimes. S'ils reviennent en France nous ne pourrons pas les condamner parce que nous n'aurons pas les moyens de prouver ce qu'ils ont commis. Nous aurons alors de grandes chances de les voir dans la nature dans quelques mois », prévient-il. Et lorsque Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, confie « qu'il n'est pas maître du destin de ces djihadistes, il fait preuve d'une forme de fragilité coupable pour la sécurité des Français », considère François-Xavier Bellamy.
 

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Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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