François-Xavier Bellamy lors du débat des têtes de liste aux européennes : « L'Europe, c'est une civilisation »

Publié le 05/04/2019

Jeudi 4 avril, douze des têtes de liste aux élections européennes du 26 mai prochain se sont affrontées dans le cadre d’un débat organisé par France 2. L’occasion pour notre tête de liste, François-Xavier Bellamy, de porter sereinement notre projet face à une cacophonie inextricable.

Les candidats étaient d'abord invités à choisir un objet évoquant pour eux l'Europe. De nombreux candidats ont choisi des objets dérisoires (du piment d'Espelette pour Nathalie Loiseau, une passoire pour Jordan Bardella...). François-Xavier Bellamy a choisi un livre : l'Iliade et l'Odyssée d'Homère. Il a immédiatement pointé l'enjeu fondamental de ces élections et des années à venir : nous voulons redonner un avenir à la civilisation européenne. L’Europe ne doit pas être le nom d’un vide. Elle est d’abord une civilisation dont le mode de vie est aussi précieux que les valeurs.

Interrogé sur le Brexit, si François-Xavier Bellamy « respecte la souveraineté des Britanniques », il considère que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est également un « problème français ». « Demain, s’il y a une sortie sans accord, c’est 50% de la pêche française qui risque de rester à quai, ce sont des milliers d’agriculteurs qui seront touchés », craint-il. « La pêche française ne doit pas être sacrifiée sur l’autel des intérêts qui seraient ceux d’autres acteurs économiques car nous tenons à nos agriculteurs et à nos pêcheurs qui ont été trop souvent la variable d’ajustement des accords que nous avons signés », prévient-il.

Sur la question de l’immigration, la tête de liste des Républicains a souligné l’« ampleur du défi qui est devant nous. La crise migratoire n’a pas encore commencé. L’explosion démographique du continent africain est devant nous. Et si nous ne savons pas maîtriser nos frontières nous allons continuer de produire du malheur à grande échelle », prévient-il. Ne voulant pas « opposer la défense de nos frontières à la solidarité », François-Xavier Bellamy rappelle que « le droit d’asile fait partie de ce qui constitue la civilisation européenne. Mais, ajoute-t-il,  pour pouvoir exercer ce droit d’asile, il faut pouvoir accueillir dignement. Comment pouvez-vous accueillir quelqu’un entre vos murs si vous n’avez plus de murs ? », interroge-t-il.

L’occasion de mettre la tête de liste de La République en Marche, Nathalie Loiseau, face à ses contradictions car elle affirmait qu’elle voulait faire baisser l’immigration économique. « Pourtant, jamais la France n’a accordé autant de titres de séjour que sous le mandat d’Emmanuel Macron. 255 000 titres de séjour ont été accordés en 2018, soit l’équivalent de la ville de Bordeaux ! Est-ce que nous avons les moyens d’intégrer toutes ces personnes ? La réponse est non », rétorque François-Xavier Bellamy précisant qu’« Emmanuel Macron n’a jamais dit qu’il était nécessaire de faire baisser et de maîtriser les flux migratoires légaux ou illégaux ».

Pour la tête de liste des Républicains l’« impuissance » européenne « cause les drames en Méditerranée. Il faut défendre ensemble les frontières de l’Europe et nous voulons que chaque pays, simultanément, garde la maîtrise de sa politique migratoire en fonction de ses capacités d’intégration », souligne-t-il.

Sur les sujets de l’environnement et de l’écologie, François-Xavier Bellamy estime qu’« il faut s’attaquer à la cause plutôt que d’en rester à la conséquence. Ce n’est pas en mettant en accusation que l’on arrivera en s’en sortir ». Pour la tête de liste des Républicains, « il faut inventer un nouveau modèle pour la mondialisation. Nous avons aujourd’hui une Europe de la double peine car nous avons été trop naïfs dans la mondialisation et dans le commerce international », constate François-Xavier Bellamy qui propose « une barrière écologique à l’entrée du marché commun pour faire en sorte que ceux qui exportent en Europe payent pour la contribution carbone, pour l’émission de carbone des produits qu’ils exportent dans l’Union européenne et pour le transport. Nous imposons cette contribution carbone à nos producteurs  mais simultanément nous les mettons en concurrence avec des producteurs étrangers qui n’ont pas à la payer », observe-t-il. Raison pour laquelle il pousse l’Europe à « sortir de la naïveté. Et sortir de la naïveté c’est réconcilier économie et écologie, sujet fondamental pour notre avenir ».

Concernant l’agriculture qui fait de la France le premier producteur agricole en Europe, François-Xavier Bellamy regrette que l’on ne parle de l’agriculture en France qu’à travers le prisme de la polémique sur les pesticides. « Nous avons en Europe l’agriculture qui a les standards écologiques les plus élevés au monde. Nous faisons confiance à nos agriculteurs qui se battent pour nous offrir cette alimentation sûre dont nous avons besoin », assure la tête de liste des Républicains qui « ne pense pas que la France doive renoncer à être compétitive, à rayonner dans le monde ».

Entre ceux qui affirment que l’Europe ne peut pas changer, ceux qui plaident pour persévérer dans la voie qui s’est faite jusque-là et ceux qui veulent défaire l’acquis qui a été construit, François-Xavier Bellamy affiche une autre voie. « Nous ne pouvons pas inventer notre avenir sans une alliance forte en Europe parce que notre avenir, ce n’est pas celui d’une fragmentation de nos nations qui resteraient isolés dans la mondialisation. », remarque-t-il. 

« Oui, l’Europe nous a beaucoup déçus, beaucoup manqués. L’Europe nous fragilise trop souvent plutôt qu’elle ne nous renforce mais il n’y a pas d’autre espoir que celui qui consiste à tenter malgré tout de changer », souligne dans sa conclusion François-Xavier Bellamy. « Parce que nous sommes devant une prise de conscience. C’est la crise qui fait la nécessité de cette prise de conscience mais c’est la crise que nous traversons qui nous en donne la possibilité. »


Nos principales propositions :

Une double frontière pour arrêter l'immigration de masse : par une coopération européenne, ramener systématiquement les bateaux de passeurs sur les côtes africaines pour neutraliser le trafic d'êtres humains et bloquer aux frontières françaises les afflux d'immigrés illégaux (la frontière italienne étant aujourd'hui poreuse et la frontière espagnole totalement ouverte). La double frontière, ce sont des frontières européennes étanches et la liberté de chaque nation européenne de choisir qui immigre sur son territoire. C'est aux Français de décider qui entre en France.

Les demandes d’asile doivent être traitées dans des centres en dehors de nos frontières, en amont de l’immigration en Europe. Nous refusons l’ouverture de nouveaux centres d’accueil européens et la répartition de force entre pays européens des migrants entrés illégalement en Europe, proposées par Emmanuel Macron. Selon une étude la Commission européenne de février 2017, « 70% des migrants recueillis en Méditerranée » ne sont pas des réfugiés mais des immigrés économiques.

Un bouclier européen contre l’islamisme comprenant le strict contrôle des financements extra-européens de l'islam, la fermeture immédiate des lieux de culte islamistes, l'identification commune des imams salafistes, l'expulsion des étrangers radicalisés et l'interdiction du retour des djihadistes (alors que 200 sont revenus en France de l'aveu même de la garde des Sceaux). Laurent Wauquiez a proposé que l'Europe prenne l'initiative d'« un Nuremberg des djihadistes », d'un tribunal pénal international en Irak pour prononcer des peines d'exception. Que tous les djihadistes soient jugés, condamnés et incarcérés sur place.

L’arrêt de tout élargissement. Nous refusons définitivement l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne et nous refusons tout élargissement de l'UE ou extension de Schengen.

Une « barrière écologique » aux frontières du marché commun européen, grâce à la mise en œuvre de droits de douane anti-pollution sur les produits importés de pays qui ne respectent pas nos normes environnementales ou sociales. Cela permettra de financer le budget européen dédié à la recherche et l'innovation.

Nous défendons nos agriculteurs et nous opposons à la baisse prévue du budget de la PAC (jusqu’à 15%), le gouvernement ne l'ayant pas suffisamment défendu à Bruxelles. Nous proposons de rétablir la préférence communautaire dans le domaine agricole, au service de la sécurité alimentaire de l’Europe, de créer un « Fonds européen permanent de prévention et de gestion des crises agricoles » et d'assurer le renouvellement des exploitations agricoles par un soutien massif aux jeunes agriculteurs.

Une Europe des grands projets mobilisateurs plutôt que de la surenchère des normes : généralisation d’Erasmus, couverture 5G et Internet très haut débit, recherche commune contre Alzheimer...

 

Signez la pétition

Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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