06 novembre 2018

Député les Républicains de Moselle et Secrétaire général adjoint en charge des adhésions, Fabien Di Filippo ne cesse depuis 18 mois de dénoncer la politique du Gouvernement qui porte atteinte au pouvoir d'achat des Français. Régulièrement, il intervient en séance publique à l'Assemble nationale pour tenter de « provoquer une inflexion de la politique de l'exécutif pour qu'elle soit la moins douloureuse possible pour nos concitoyens. »

Ce mardi matin, il était l'invité de l'Opinion. L'occasion de dénoncer les politiques du Gouvernement qui conduisent « à la fracture territoriale et au déclassement des classes moyennes. » Mais également d'affirmer ses « convictions très claires » qui sont celles des Républicains : « la revalorisation du travail, la réduction drastique de l'immigration économique et le respect des valeurs républicaines ».

Au lendemain de la visite d'Emmanuel Macron en Moselle, le député les Républicains regrette qu'en marge de cette visite mémorielle, le chef de l'État n'ait pas voulu rencontrer la population. « Emmanuel Macron est resté un peu plus d'une heure sur place. Il a salué les officiels et les porte-drapeaux. Beaucoup de gens, de citoyens, de commerçants, d'élus des petites communes ont fait part de leur frustration de ne pas avoir été conviés et de ne pas avoir eu la possibilité d'échanger avec lui alors qu'ils avaient beaucoup de choses à lui dire. Tout a été fait pour que le Président soit protégé du contact spontané avec la population », déplore le Secrétaire général adjoint des Républicains, qui évoque une « déception » des habitants. Dont la sienne car Fabien Di Filippo aurait profité de l'occasion pour dire au chef de l'État que « la principale difficulté aujourd'hui en France, c'est la fracture territoriale et le déclassement des classes moyennes. Que la ruralité est de plus en plus reléguée en marge de la start-up nation. Et que sur le matraquage fiscal, il y a un sentiment de ras-le-bol qu'on ne pourra arrêter qu'avec des mesures concrètes et pas avec des bonnes pensées », note Fabien Di Filippo.

« Moi, j'aurais voulu lui dire aussi que c'est bien de venir rendre hommage à nos morts pour la France, mais on n'a pas besoin de quelqu'un qui vienne nous voir pour asséner ses vérités, comme il l'a fait la veille dans une interview. On a besoin de quelqu'un qui nous écoute », poursuit encore le député de Moselle, solidaire du mouvement des citoyens révoltés par la hausse des carburants et des taxes sur les carburants.

« C'est simplement la cristallisation autour de l'essence d'un ras-le-bol qu'on a senti monter dans les territoires au fur et à mesure des mois », témoigne le Secrétaire général adjoint des Républicains qui est favorable à l'idée d'un chèque carburant qui « permet de donner un peu d'oxygène aux gens qui n'ont pas d'autre alternative que la voiture et qui permet de revaloriser le travail. La hausse des taxes de cette année et de l'année prochaine sur les carburants représenteront pour un automobiliste qui fait un plein par semaine, une perte de pouvoir d'achat de 400 euros sur un an », calcule Fabien Di Filippo qui souhaite que le Gouvernement annule les hausses des taxes sur les carburants.

Interrogé sur la vie des Républicains, Fabien Di Filippo salue le travail de reconstruction initié par le président Laurent Wauquiez. « Il a repris un parti qui avait une dette de 55 millions d'euros, qui venait de perdre deux élections majeures, qui a été confronté à des gens qui ont trahi pour aller au gouvernement. Aujourd'hui, premier parti d'opposition, nous sommes redevenus audibles. Cela ne veut pas dire qu'on est crédibles. C'est pourquoi nous avons encore beaucoup de travail à faire sur les propositions. Mais la maison a tenu. Et cela on le doit à nos militants et à notre président Laurent Wauquiez qui est aujourd'hui la seule voix crédible face aux alternatives incarnées par Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. »

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