10 septembre 2018

Invité politique ce lundi matin de France 2, Éric Woerth, député "les Républicains" de l'Oise et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a évoqué le travail d' « unité », de « projet » et de « crédibilité » que notre famille politique fournit depuis que Laurent Wauquiez a été élu président. « Il nous faut incarner une alternative crédible au Gouvernement qui, aujourd'hui, n'a plus le même regard des Français. Cela nécessite du temps, de l'unité et un projet qui peut réunir toute la droite », estime Éric Woerth pour qui le projet des Républicains doit s'appuyer « sur ce qui a été dit lors de la primaire de la droite, en l'actualisant ».

« Je crois à ce parti, "les Républicains", qui a encore beaucoup de choses à dire aux Français », assure Éric Woerth fustigeant l'illusion Macron. « Les Français ouvrent les yeux sur la réalité d'une politique superficielle et sans résultat », observe-t-il, taclant au passage Jean-Luc Mélenchon, « ce tribun qui veut exploser la société française et qui est incapable de dire devant le président de la République ce qu'il dit de lui dans son dos ou devant les médias ».

A neuf mois des élections européennes, Éric Woerth estime que l'ensemble de la famille politique des Republicains est « en phase ». « Il y a des différences sur des mots, des attitudes, sur des coups de menton mais sur le fond il n'y a pas de vision profondément différente au sein des Républicains. Nous sommes tous pro-européens. Mais pas pour une Europe naïve. Nous sommes pour une Europe des peuples mais contre une Europe populiste, une Europe technocratique ».

Préoccupé par « les phénomènes migratoires qui sont en train de bouleverser le monde », Éric Woerth souhaite que les élections européennes soient l'occasion pour les Français de voter pour « l'Europe de l'adhésion à une certaine idée de l'Europe. Une Europe qui trouve des solutions face aux empires qui sont à ses portes. Si l'Europe n'est pas forte, elle n'y résistera pas », estime le député "les Républicains" de l'Oise.

Quant à ceux qui évoquent une alliance avec l'extrême droite, « on l'a déjà dit sous Chirac, sous Sarkozy. Cela n'a jamais été le cas, cela n'est pas le cas et cela ne sera jamais le cas », assure Éric Woerth faisant référence à ce « chiffon rouge » agité perpétuellement.

En qualité de président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Éric Woerth déplore l'absence de réflexion du Gouvernement autour de ce que doit faire l'État en matière budgétaire. Il faut réduire la dépense publique, réduire le nombre de fonctionnaires avec des rémunérations plus élevées et avec un temps de travail augmenté. Or, Emmanuel Macron ne fait ni l'un, ni l'autre », regrette Éric Woerth pour qui « la principale des injustices est la hauteur du déficit public et des dépenses publiques. Plus il y a de dépenses publiques, plus les plus faibles des Français payent les pots cassés. C'est pour cela qu'il faut réduire les dépenses publiques, augmenter la croissance et les salaires. Pour cela il faut du courage mais Emmanuel Macron n'en n'a pas », observe le député "les Républicains" de l'Oise qui milite pour « une révision du modèle social du XXIème siècle avec plus de responsabilité entre les Français, plus de solidarité et plus d'économies ».

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