Eric Ciotti : « Soyons nous-mêmes ! »

Publié le 03/07/2019

Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et président de la Commission nationale d'investiture de notre famille politique, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi matin sur BFMTV et RMC.

Une interview qui a débuté sur deux sujets européens : la nouvelle session du Parlement européen ainsi que la distribution des « top jobs » européens. Lors de la séance inaugurale de la nouvelle session du Parlement européen, initiée par l'hymne européen, les députés pro-Brexit ont tourné le dos à l'hémicycle pendant que les députés du Rassemblement national avaient choisi de rester assis. Pour Eric Ciotti, cette attitude « n'est pas digne de la fonction qu'ils occupent » car, à ses yeux, « on peut contester le fonctionnement de l'Europe mais on ne tourne pas le dos à notre civilisation et à nos valeurs, qui sont représentées par cet Hymne à la joie ».

Quant aux nominations pour les « top jobs » de l'Union européenne, le député des Alpes-Maritimes se félicite de la sortie de l'impasse dans laquelle étaient les négociations. Et l'aboutissement convient à Eric Ciotti : « l'équipe est de qualité. J'espère qu'elle réussira. La présidente de la Commission européenne est issue du PPE, c'est ce que nous attendions. » Le député des Alpes-Maritimes a tenu à souligner l'action de Christine Lagarde, proposée à la tête de la Banque centrale européenne, et qui, avec Nicolas Sarkozy « a tenu tête à la crise internationale et a réussi à sauver la France lors de la crise financière. »

Interrogé sur le futur des Républicains, sa candidature à la mairie de Nice ou encore la formation d'alliances entre notre famille et d'autres formations politiques, Eric Ciotti a souhaité être très clair : « mon souci, dans mon engagement politique, c'est la fidélité à des valeurs et des convictions. » Et ces valeurs et convictions sont, aux yeux d'Eric Ciotti, ce qui définit l'identité de notre famille politique, et non pas des comparaisons avec les autres. « Je n'ai pas à me référer à ce que pensent Marine Le Pen ou Emmanuel Macron. Je suis dans une famille politique qui n'a pas besoin d'aller chercher des références ailleurs. Soyons nous-mêmes ! »

Président de la Commission nationale d'investiture de notre famille politique, Eric Ciotti a déclaré que « nous commençons nos travaux pour les élections municipales ». Et le député des Alpes-Maritimes a rappelé que « nous récusons les alliances d'appareils et les combinaisons politiciennes » comme le souhaiteraient aujourd'hui la République en Marche et le Rassemblement national. Ce refus, il l'explique notamment parce qu'il croit en « une droite indépendante et forte » et non pas dans la politicaillerie. Néanmoins, Eric Ciotti a souhaité souligner qu'au niveau local, « chaque maire constitue sa liste comme il le souhaite », comme ça a toujours été le cas dans notre famille politique.

Alors que des manifestants écologistes ont été aspergés de gaz lacrymogènes ce week-end à Paris, Eric Ciotti considère qu'« on fait porter beaucoup de responsabilités aux policiers mais ils ne sont pas intervenus seuls. Nos policiers sont sous pression et reçoivent des ordres contradictoires en matière de maintien de l'ordre et font face à un déficit de moyens. J'en ai assez de ce procès contre nos forces de l'ordre. » L'occasion de rappeler la dure situation vécue par les forces de l'ordre : « il y a chaque jour près de 180 outrages et agressions contre les policiers, 21 policiers blessés chaque jour en mission, on a franchit le cap des 36 suicides depuis le début de l'année ». Et de conclure par un appel : « il faut soutenir nos forces de l'ordre ! »

En fin d'interview, Eric Ciotti a été invité à réagir à 3 autres sujets d'actualité : le projet de loi Avia contre les violences sur internet, l'arrêt des soins de Vincent Lambert et l'ouverture de la PMA aux couples de femmes.

En ce qui concerne la loi Avia, le député des Alpes-Maritimes a confirmé qu'il la voterait et il a rappelé qu'il avait lui-même fait cette proposition car « il faut arrêter avec le défoulement de haine sur les réseaux sociaux, celui de l'antisémitisme, de la propagande islamiste, des insultes, du racisme... »

Alors que l'arrêt des soins de Vincent Lambert a commencé, Eric Ciotti a affirmé qu'il respectait « la décision de justice » et a appelé à ne pas faire de cette affaire « un débat politique » car « derrière cette affaire, il y a un drame familial et une tragédie humaine. »

Interrogé enfin sur l'ouverture de la PMA aux couples de femmes, le député des Alpes-Maritimes a expliqué pourquoi il ne voterait pas cette mesure : « je comprends le désir d'enfant mais il n'y a pas de droit à l'enfant. Derrière cette PMA, il y a des enfants sans père. Et cette PMA va conduire à la GPA puisque les hommes demanderont les mêmes droits et ça aboutira à la marchandisation du ventre des femmes » a-t-il conclu.

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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