Éric Ciotti au Grand Jury RTL : « Emmanuel Macron doit mettre en place une laïcité plus exigeante »

Publié le 11/03/2019

Éric Ciotti dénonce « l'hypocrisie extraordinaire » de la majorité qui souhaite réindexer sur l'inflation les pensions des retraités les plus modestes. Si l'idée de la reconnaissance du vote blanc est pour lui « un gadget », il appelle Emmanuel Macron à « ériger des digues contre la montée du communautarisme islamiste »...

« Une hypocrisie extraordinaire ». Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, invité ce dimanche du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, a ouvertement critiqué les propositions qu'énonce le groupe majoritaire de La République en Marche alors que le Grand débat national va vivre sa dernière semaine. Et parmi celles-ci, l'idée de réindexer sur l'inflation les pensions des retraités les plus modestes que porte Stanislas Guérini, le Délégué général du mouvement présidentiel. « Mais qui a rompu cette indexation, si ce n'est La République en Marche ? On a l'impression que c'est une proposition qui est mise sur la table par En Marche alors que c'est la correction d'une faute très lourde », dénonce Éric Ciotti, soulignant le « matraquage fiscal » que subissent les retraités depuis l'élection d'Emmanuel Macron.

« Aujourd'hui, comme si de rien n'était, M. Guérini arrive avec son plus beau sourire. Mais quand le groupe les Républicains à l'Assemblée nationale a défendu une proposition de loi dans ce sens, quand nous avons défendu des amendements, naturellement la majorité s'y est opposée », rappelle le président de la Commission nationale d'investiture des Républicains qui n'est pas dupe des manœuvres du parti majoritaire et d'Emmanuel Macron. « On dirait qu'ils veulent recommencer le quinquennat et passer les deux dernières années par pertes et profits», relève Éric Ciotti.

L'occasion pour le député des Alpes-Maritimes d'indiquer que les Républicains apporteront leur contribution à ce Grand débat national. À la demande du président Laurent Wauquiez et autour d'Annie Genevard, Secrétaire générale, un groupe de parlementaires et d'élus locaux synthétise toutes les propositions qui peuvent être faites à l'initiative des Républicains dans tout le pays. Parmi celles-ci, la baisse de la fiscalité et des dépenses publiques, pour donner du pouvoir d'achat aux Français, figurera au rang des priorités. « La France est le pays au monde où les prélèvements fiscaux sont les plus élevés parce que, parallèlement, les dépenses publiques sont parmi les plus élevées », souligne Éric Ciotti qui souhaite que l'État « s'attaque » au « vaste système bureaucratique ». « Il y a des marges de manœuvre considérables. On peut faire des économies sur l'organisation de l'État », soutient-il.

Quant à la reconnaissance du vote blanc qui émerge de ce grand débat, « je trouve que c'est un gadget », juge le député des Alpes-Maritimes. « Le vote, c'est choisir ; on décide, on élit, on prend position. Le vote blanc, c'est ne pas décider. On ne peut pas faire avancer un pays en ne décidant pas. Je ne vois pas ce que la reconnaissance du vote blanc va apporter. Du pouvoir d'achat à ceux qui aujourd'hui en manquent ? Plus de droits à ceux qui en sont privés ? Plus de justice », interroge-t-il, dubitatif.

Lors de cette interview, Éric Ciotti a demandé à Emmanuel Macron de mettre en place une « laïcité plus exigeante. Il faut ériger des digues contre la montée du communautarisme islamiste » réclame le député des Alpes-Maritimes qui estime que l'« on a un problème avec le communautarisme islamiste qui veut, à force de prosélytisme, imposer un mode de vie qui n'est pas celui dont nous avons hérité ».

« Depuis deux ans, le président de la République détourne le regard, ne fait rien. On voit la montée de l'antisémitisme dans certains quartiers et il est temps de réagir », poursuit Éric Ciotti qui demande au président de la République « des actes ». « Les commémorations, c'est bien, les grands discours quand il y a des actes antisémites, c'est naturellement nécessaire et indispensable, mais il faut désormais avoir le courage d'agir, autrement il deviendra complice de cette situation », juge Éric Ciotti observant « dans les rangs d'En Marche deux tendances qui s'opposent » sur la laïcité, dont une « tendance qui est aujourd'hui prisonnière du communautarisme, qui refuse toute forme de laïcité ». Une allusion, notamment aux propos du député En Marche Aurélien Taché qui, après ses propos où il a comparé le voile islamique et le serre-tête porté par les jeunes filles issues de familles catholiques, « s'est érigé en porte-parole de l'islamo-gauchisme ». 

 « J'appelle le président de la République aujourd'hui à intervenir dans ce débat parce que ce qu'il faut changer, c'est une certaine complaisance avec la montée du communautarisme islamiste », insiste Éric Ciotti après la polémique sur le hijab sportif qu'une grande enseigne sportive a retiré de la commercialisation après l'interpellation publique de Lydia Guirous, porte-parole des Républicains.

Interrogé sur le mouvement des gilets jaunes qui annonce une manifestation d'ampleur pour l'acte 17 du 16 mars prochain, rappelant qu'il l'avait soutenu à ses débuts, Éric Ciotti observe que « ce mouvement a été dévoyé par l'immixtion de groupuscules d'extrême gauche et voire d'extrême droite à l'intérieur. Il a été contaminé par la violence qui a un peu servi le pouvoir parce qu'elle a altéré le message de sincérité, cette colère face à l'injustice ».

Alors, faut-il interdire les manifestations ? « Il ne faut pas tolérer les manifestations qui ne sont pas autorisées », répond le député les Républicains des Alpes-Maritimes déplorant que « des erreurs de stratégie de maintien de l'ordre ont été répétées et multipliées de samedi en samedi ».

Signez la pétition

Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

Signez la pétition

Nos dernières actualités

Christian Jacob au Figaro : « Nous devons parler de tous les sujets à tous les Français »

Christian Jacob au Figaro : « Nous devons parler de tous les sujets à tous les Français »

Published on 17/10/2019

Le nouveau président de LR ambitionne de porter la droite en tête des élections municipale

Lydia Guirous : « La FCPE se fait l'idiot utile de l'islam politique »

Lydia Guirous : « La FCPE se fait l'idiot utile de l'islam politique »

Published on 24/09/2019

Ce mardi, Lydia Guirous, porte-parole de notre famille politique, a réagi au micro de BFMT

Annie Genevard : « Le grand absent du débat sur l'extension de la PMA est l'enfant »

Annie Genevard : « Le grand absent du débat sur l'extension de la PMA est l'enfant »

Published on 09/09/2019

Ce lundi matin, Annie Genevard, secrétaire générale de notre famille politique, députée du