13 mars 2018

« La situation à Mayotte est devenue insupportable. Et ce qui se passe aujourd'hui traduit un véritable abandon de la part du Gouvernement ». Député "les Républicains" des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti a vivement réagi, ce mardi matin, sur le plateau de Public Sénat, à la crise que vivent les Mahorais confrontés à l'insécurité et à une pression migratoire hors du commun.

« Ce qui se passe sur ce territoire de France traduit également une dérive du fonctionnement des institutions de la République où la loi est violée contournée, détournée, où l'insécurité règne. La priorité c'est de réaffirmer l'autorité de l'État », assure Eric Ciotti rappelant que 40% de la population vivant à Mayotte se trouve en situation irrégulière.

Pour lui, envoyer la moitié d'une unité de forces mobiles à Mayotte « n'est pas à la hauteur du problème ». Remarquant que « l'État refuse d'assumer ses responsabilités » et considérant même qu'il est dans l' « irresponsabilité » en reportant ses missions d'accueil des étrangers vers les collectivités locales, Eric Ciotti exhorte le Gouvernement à agir rapidement. « Il faut changer la loi sur les conditions migratoires et arrêter avec les dérives du droit du sol à Mayotte sinon cette île ne pourra plus continuer à s'inscrire dans les institutions de la République », précise-t-il.

Interrogé sur la réforme de la SNCF, le député "les Républicains" des Alpes-Maritimes note que « l'essentiel est mis sous le tapis ». Eric Ciotti fait là allusion au déficit du régime spécial de retraite des cheminots qui sera traité ultérieurement par le Gouvernement. « On est là au cœur de l'illusion du pouvoir actuel : des slogans de communication très audacieux, toniques, des coups de menton, des postures et, à la sortie, un filet d'eau tiède », relève Éric Ciotti notant que la réforme du statut du cheminot ne touchera que le personnel entrant. « Nous sommes très loin de la réforme révolutionnaire annoncée », constate-t-il.

Au lendemain du lancement de la campagne des Républicains contestant la volonté du Gouvernement de réduire la vitesse à 80km/h sur 400 000 kilomètres de routes secondaires, Eric Ciotti a profité de cette interview pour expliquer la démarche de notre famille politique. « C'est une réforme partielle, partiale et mal préparée. Elle est une mesure aveugle, globale et un peu démagogique », considère le député "les Républicains" des Alpes-Maritimes pour qui il y a « d'autres moyens à prendre » pour être efficace en matière de sécurité routière. Notamment par un investissement beaucoup plus fort de l'État sur « un réseau routier délaissé », par une amélioration poussée de la sécurité des véhicules et par une lutte et des moyens appropriés pour détecter les conduites sous l'effet de stupéfiants à l'origine de nombreux accidents de la circulation.

Passer pas l'amende systématique plutôt que par une volonté du Gouvernement d'agir sur le terrain donne le sentiment à Éric Ciotti, s'appuyant sur les hausses des carburants, des tarifs des contrôles techniques, des amendes de stationnement que « l'automobiliste est pris systématiquement pour cible ».

Enfin, questionné sur le FN, Eric Ciotti a répété ce qui est une constance de notre famille politique. « Notre ligne a toujours été très claire. Il n'y aura jamais d'alliance avec le FN. Nous n'avons rien à voir avec lui. Notre famille politique a toujours refusé toute forme d'alliance. Nous, "les Républicains", derrière Laurent Wauquiez, nous traçons notre chemin, sans éluder aucun sujet », conclut Éric Ciotti.

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