12 juin 2018

« Le Bataclan, cette salle martyre, ne peut être le cadre d'une profanation verbale ». Député "les Républicains" des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, invité ce mardi matin de CNEWS, en appelé aux institutions publiques pour que le concert du rappeur pro-jihad Medine ne puisse être programmé en octobre prochain, comme prévu jusqu'à présent, au Bataclan, cette même salle qui a subi l'un des attentats du 13 novembre 2015 revendiqué par l'organisation État islamique avec ce bilan terrible de 90 morts et plusieurs centaines de blessés.

« Pas ici ! Pas dans ce lieu ! Pas dans cette salle symbolique cadre du martyre de tant de citoyens de l'humanité assassinés par les islamistes », supplie Éric Ciotti qui réclame du ministre de l'Intérieur un acte de police administrative comme tel fut fait pour empêcher les représentations de Dieudonné lors du quinquennat précédent. « À l'État de prendre ses responsabilités » insiste celui qui est également président de la Commission nationale d'investiture des Républicains.

Et pour ceux qui brandiraient la liberté d'expression, « arrêtons d'être naïfs avec ceux qui attaquent les principes de la République », réplique Éric Ciotti pour qui Médine, « auteur de propos de haine quelques jours avant l'attaque de Charlie Hebdo » est « complice d'une idéologie qui propage la haine ». Mesurant le succès de ce chanteur, Éric Ciotti se montre « inquiet par la propagation de cette idéologie. Je ne souhaite pas que l'on soit complaisant avec des gens qui propagent la haine. La France doit avoir une politique qui combatte cette propagation », insiste Éric Ciotti.

Interrogé sur la situation du bateau Aquarius affrété par l'ONG SOS Méditerranée avec 629 migrants à son bord que l'Italie refuse d'accueillir, Éric Ciotti « comprend cette position qui est conforme aux engagements électoraux du nouveau Gouvernement d'une Italie qui subit depuis des années cette pression migratoire du fait d'une faiblesse globale de l'Europe qui lui a laissé gérer ce problème ».

En effet l'Europe a mis en place en 2003 le règlement Dublin qui consiste à obliger tout migrant à faire sa demande d'asile dans le premier État européen dans lequel il est arrivé et empêche qu'un requérant ne dépose des demandes d'asile dans plusieurs États de l'Union européenne. Et c'est en Italie et en Grèce qu'arrivent la majorité des migrants. « Et la législation est tellement laxiste en Europe qu'un migrant, dès qu'il a mis un pied sur notre continent, sait qu'il va rester quasiment définitivement », déplore Éric Ciotti.

Raison pour laquelle, « le Gouvernement italien, par sa fermeté, fera avancer les choses » espère Éric Ciotti plaidant pour un changement de politique migratoire en Europe. « Il faut faire en sorte que les migrants n'arrivent plus en Europe. C'est la fermeté qui est gage d'humanité. Si l'on empêche les bateaux de partir des côtes libyennes ou tunisiennes, c'est là que nous sauverons des vies et non en les laissant franchir la Méditerranée aux mains de passeurs qui financent les passages pour plusieurs milliers de dollars », considère le député "les Républicains" des Alpes-Maritimes.

« En Europe, il y a trop de migrants en situation irrégulière. Quelqu'un qui est arrivé en situation illégale n'a pas vocation à rester en Europe. Vouloir expulser des personnes qui sont en situation irrégulière me parait, de la part d'un gouvernement démocratique, légitime. Et on devrait pouvoir le faire en France. Sinon c'est un appel d'air illimité alors que le continent africain va doubler sa population d'ici 2050, la portant à 2,5 milliards de personnes »», relève Eric Ciotti qui souhaite que l'on mène également une lutte « contre ceux qui font la traite des êtres humains » ainsi que les organisations qui se font les complices des passeurs ».

Et concernant l'Aquarius, il « a une destination toute trouvée : il faut qu'il retourne vers son point de départ. Il faut bien entendu sauver ces personnes et l'Europe doit s'y employer ? Mais le retour évident est vers les côtes tunisiennes ou libyennes. C'est à la source des problèmes que l'on doit trouver les solutions. Si on a cette fermeté, les flux vont s'interrompre de façon rapide et forte », assure Éric Ciotti.

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