10 octobre 2018

Invité ce mercredi matin de BFMTV, Éric Ciotti, député les Républicains des Alpes-Maritimes, a qualifié d'« inédite » la situation dans laquelle le Gouvernement plonge la France en attente d'un remaniement ministériel éventuel et surtout du nom du successeur de Gérard Collomb, démissionnaire depuis une semaine déjà.

« C'est une situation de paralysie, de blocage. Cela doit inquiéter les Français car il y a un problème de gouvernance, de pilotage », dénonce Éric Ciotti, remarquant que du fait de l'absence de ministre de l'Intérieur, « la technocratie s'est substituée au politique. Cela veut dire que, quelque part, ce pouvoir a abandonné l'action, la légitimité politique », estime le député les Républicains des Alpes-Maritimes pour qui « Emmanuel Macron, c'est un pouvoir très personnel et derrière c'est plutôt le gouvernement des technocrates, des techniciens, avec la défiance vis-à-vis des élus. L'incapacité aujourd'hui à trouver des ministres traduit cette difficulté », estime le président de la Commission nationale d'investiture qui observe la « dégradation » de ce pouvoir, de « son mode de fonctionnement et de gouvernance ».

« Les Français mesurent l'incapacité de ce Gouvernement à mettre en place une politique à la fois juste et efficace », témoigne Éric Ciotti, cherchant les résultats concrets de la politique d'Emmanuel Macron. « Peu importe qui va être dans le futur casting. Ce qui importe, c'est ce qui va être fait. Au-delà de cet imbroglio politique qui donne un image assez déplorable de l'action publique, les Français constatent qu'il n'y a pas de résultats : le pouvoir d'achat continue à baisser, l'insécurité monte, déplore le député des Alpes-Maritimes.

Interrogé sur les propositions des Républicains en matière de retraite, Éric Ciotti a rappelé que notre famille politique préconisait la suppression des régimes spéciaux et l'alignement des systèmes de retraite entre privé et public, c'est-à-dire sur 25 années de cotisation. « C'est une question de justice pour les salariés du privé par rapport aux fonctionnaires », souligne le député des Alpes-Maritimes qui rappelle que les Républicains sont opposés à la baisse des pensions de retraite, comme la vivent actuellement les retraités.

« L'augmentation de la CSG a fait baisser considérablement le pouvoir d'achat des Français. Si le Gouvernement n'agit pas sur les retraites, il n'aura pas d'autre choix que de diminuer le montant des pensions de retraites. C'est pourquoi, nous, les Républicains, nous ne voulons pas diminuer les pensions. », souligne Éric Ciotti prédisant « un système intenable » si rien n'est fait. « C'est pourquoi, insiste-t-il, il faut le réformer pour maintenir les pensions, ce qui est la priorité. Parce que quelqu'un qui part à la retraite après 40 ans de travail, on ne peut pas lui diminuer sa retraite. C'est une rupture du contrat entre la société et ce retraité. D'où le maintien, voire l'augmentation des pensions de retraite ».

L'occasion pour Éric Ciotti de revenir sur les propositions des Républicains pour réduire la dépense publique, présentées mardi par le président Laurent Wauquiez, les députés Éric Woerth et Guillaume Larrivé, respectivement président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale et Secrétaire général délégué au projet des Républicains. « Dès hier, nous avons voulu dire très clairement que le pays devait être réformé et non subir des réformettes comme c'est le cas depuis un an et demi. Ce qui paralyse le pays, c'est le niveau particulièrement élevé de la dépense publique. Il faut baisser les dépenses publiques avec un objectif précis : baisser les impôts », insiste le président de la Commission nationale d'investiture rappelant que les propositions des Républicains portent sur 20 milliards d'économies par an, une moitié étant affectée à la réduction de la dépense publique et des déficits et l'autre moitié à la baisse des impôts.

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