Éric Ciotti à BFMTV : « Emmanuel Macron doit changer d'attitude et de politique »

Publié le 24/01/2019

Invité de BFMTV ce jeudi matin, Éric Ciotti trouve légitime que Laurent Wauquiez, le leader des Républicains et de l'opposition parlementaire, rencontre enfin le président de la République. L'occasion de lui adresser remarques et propositions...

« Ce qu'il va lui dire ? Qu'il doit changer de politique. Qu'il doit changer d'attitude. Et qu'il change son regard sur la justice territoriale et sociale dans notre pays ». Invité ce jeudi matin de BFMTV, Éric Ciotti, député les Républicains des Alpes-Maritimes, s'il trouve « légitime qu'il y ait, enfin, un contact » entre Laurent Wauquiez, le « leader de l'opposition », et le président de la République, il espère surtout que les remarques et propositions des Républicains seront entendues. Et surtout qu'après cette « vaste opération de communication » qu'est le grand débat, « à la sortie il y ait des actes. C'est ce que les Français attendent », estime le questeur de l'Assemblée nationale.

« Les Français reprochent qu'il y a trop d'impôts qui pèsent sur leur pouvoir d'achat et trop d'immigration qui pèse sur notre cohésion sociale. Il faut des réponses précises sur ces sujets », souligne Éric Ciotti, favorable à des quotas par métiers et pays d'origine. « Il faut qu'il y ait cette possibilité pour une nation de choisir qui va rentrer. On a battu en 2018 le record absolu d'entrées légales dans notre pays avec 255 000 titres de séjour accordés et le record absolu de demandes d'asile (122 000). Cela veut dire que l'année dernière, il est rentré de façon légale 380 000 étrangers sans compter l'immigration irrégulière », déplore Éric Ciotti qui considère que l'immigration « doit être régulée par le Parlement ».

Considérant que vouloir se confronter au suffrage universel à l'occasion des élections européennes, comme le souhaitent les gilets jaunes, est « une bonne initiative », Éric Ciotti rappelle que ce mouvement qu'il a soutenu, « révolte contre ce surplein de fiscalité de taxes dont les Français ne voulaient plus, a permis le recul de cette folie fiscale. Que ce message retrouve aujourd'hui une forme plus démocratique en bannissant la violence, je trouve que cela est positif », considère Éric Ciotti.

Interrogé sur la loi anticasseurs actuellement en discussion au Parlement, Éric Ciotti rappelle qu'elle s'appuie sur une initiative de Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat, lequel a déposé une proposition de loi.

« On constate que les manifestations sont de plus en plus violentes, non pas de la part des manifestants, parce que s'insèrent dans ces mouvements des casseurs comme les Black Blocs, l'extrême gauche, des mouvements d'extrême droite, des pilleurs. C'est contre cela qu'il faut lutter. Ces casseurs sont connus. Ils ont fait profession de déstabiliser la société. Il faut pouvoir interdire leur participation », justifie Éric Ciotti qui déplore que la proposition de loi des Républicains ait été « entièrement déconstruite, décapitée » notamment sur les fouilles des personnes, les contrôles des périmètres, les sanctions sur les dissimulations du visage, les fichiers spécifiques sur les casseurs.

« C'est à l'image du macronisme. Au début, il y a un grand effet d'annonce, on bande les muscles et à la sortie cela fait pschitt », dénonce le député des Alpes-Maritimes qui espère néanmoins que son amendement sera entendu par la majorité. Celui d'installer des peines-plancher à l'encontre de ceux qui commettent des violences physiques contre les policiers, gendarmes, pompiers avec des peines minimales : deux ans de prison pour ceux qui blessent les policiers avec une ITT de moins de huit jours et quatre ans au minimum pour une ITT de plus de huit jours. « Il faut lancer ce message que toucher à un policier n'est pas possible dans une société démocratique comme la nôtre », appuie Éric Ciotti, regrettant qu'un autre de ses amendements portant sur la reconnaissance faciale a été rejeté par la majorité. « C'est une technique pourtant assez simple. Et cela serait plus efficace et nous irions dans le sens d'une meilleure protection », juge Éric Ciotti.

Le député des Alpes-Maritimes déplore par ailleurs les mauvaises relations entre la France et l'Italie. « Mais qui a commencé ? Qui a parlé de lèpre populiste quand le choix du Gouvernement italien a été fait démocratiquement ? Il faut de la mesure de chaque côté. Que les provocations cessent », estime le député des Alpes-Maritimes ciblant les « propos » italiens et les « provocations » d'Emmanuel Macron.

Interrogé sur les élections européennes et la liste des Républicains, celui qui est également président de la Commission nationale d'investiture (CNI) précise que la décision sera prise par cette instance mardi prochain, 29 janvier. À ses yeux la tête de liste François-Xavier Bellamy pourrait être une « candidature de qualité qui incarne une droite renouvelée, une droite des idées et qui a une permanence. Il condamne dans son livre Demeure ce mouvement perpétuel, ce bougisme qu'incarne En Marche, sans repères, sans racines en critiquant en permanence l'histoire de France, ce que nous sommes. François-Xavier Bellamy pose des repères et incarne une droite combative », apprécie Éric Ciotti.
 

Signez la pétition

Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

Signez la pétition

Nos dernières actualités

Bruno Retailleau au Figaro : « Avec ma proposition de loi, je veux être un lanceur d'alerte contre le communautarisme »

Bruno Retailleau au Figaro : « Avec ma proposition de loi, je veux être un lanceur d'alerte contre le communautarisme »

Published on 08/11/2019

Le Figaro dévoile la proposition de loi déposée ce vendredi matin par Bruno Retailleau, le

« La France des territoires, notre boussole pour l'avenir »

« La France des territoires, notre boussole pour l'avenir »

Published on 15/04/2019

Avec ses collègues, le députe de l'Ain propose trois solutions pour répondre à « la peur du déclassement de la France

Gérard Larcher à Europe 1: « La relation avec les territoires doit être restaurée »

Gérard Larcher à Europe 1: « La relation avec les territoires doit être restaurée »

Published on 28/03/2019

Comme l'ensemble de la famille des Républicains, Gérard Larcher s'impatiente de la sortie