Eric Ciotti : « Aujourd'hui, il y a trop d'immigration que nous ne pouvons plus intégrer »

Publié le 19/06/2019

Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et président de la Commission nationale d'investiture des Républicains, était l'invité de Ruth Elkrief sur BFMTV ce mardi soir pour évoquer le futur de notre famille politique mais aussi les réformes de l'assurance chômage et de la politique migratoire à venir.

Alors que le nouveau vice-président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a appelé les électeurs et les élus des Républicains à rejoindre sa formation politique après la défaite de notre famille aux élections européennes, Eric Ciotti, interrogé par Ruth Elkrief, lui a répondu qu'il « prend ses rêves pour une réalité. Les Républicains ne sont certainement pas morts ». Pour le député des Alpes-Maritimes, « nous avons subi une défaite et les électeurs se sont éloignés mais je sens sur le terrain qu'ils sont encore là ». Et à ses yeux, il est impossible pour notre pays de rester enfermé dans un duel qui opposerait Marine Le Pen et Emmanuel Macron. « Ils veulent jouer ce duo mais je ne me résous pas à cette alternative. » Pour Eric Ciotti, « la droite républicaine a évidemment une place entre le Rassemblement national et Emmanuel Macron ».

Et pour que la droite républicaine occupe la place qui est la sienne, le député des Alpes-Maritimes souligne qu'« il faut reconstruire notre famille politique et nous remettre au travail sur le fond ». Interrogé sur le capitaine qui pourrait conduire le bateau des Républicains dans cette reconstruction, Eric Ciotti considère que « Christian Jacob paraît être celui qui a le plus de qualités pour réconcilier notre famille politique et permettre que tout le monde travaille ensemble ».

Alors que les appels du pied aux maires des Républicains sont de plus en plus forts de la part du Rassemblement national et de la République en Marche en vue des élections municipales de 2020, le président de notre Commission nationale d'investiture reste confiant et rappelle à Ruth Elkrief que « dans les élections municipales, le lien avec le territoire et les élus est beaucoup plus fort et plus marquant dans le choix des électeurs que lors des élections européennes ». Eric Ciotti a également tenu à rappeler que « nous avons de nombreux maires sortants qui ont un bon bilan », bilan qui est plus souvent mis en avant qu'une simple étiquette partisane.

Et à propos de ces appels du pied, le député des Alpes-Maritimes tient à souligner l'importance pour notre famille politique de rester fidèle à ses convictions : « la droite républicaine doit garder son cap. Rien ne serait pire dans la période que de fuir chez l'adversaire. Dans les moments difficiles, il faut resserrer les rangs et suivre nos valeurs comme une boussole. »

Interrogé sur la réforme de l'assurance chômage présentée par le gouvernement, Eric Ciotti considère que qu'elle « va dans le bon sens ». Pour le député des Alpes-Maritimes, une telle réforme est nécessaire parce qu'il est essentiel de « faire baisser le taux de chômage ». Et dans la réforme présentée, Eric Ciotti retrouve des éléments positifs mais également d'autres qui le sont moins. « J'approuve la dégressivité des allocations. J'émets par contre des réserves sur le bonus-malus qui serait appliqué aux contrats courts car cela risque de fragiliser le marché de l'emploi. » Et c'est cette dualité qu'il dénonce en affirmant que « cette réforme est l'exemple typique de la politique d'Emmanuel Macron : des signes qui vont dans le bon sens et en même temps un contre-balancier qui provoque une forme d'immobilisme. » C'est d'ailleurs à cette politique du en même temps qu'Eric Ciotti impute les mauvais résultats de la politique d'Emmanuel Macron depuis deux ans : « la dépense publique ne baisse pas, les impôts et les charges atteignent des records, le taux de chômage reste élevé... »

Ruth Elkrief a également souhaité interroger le député des Alpes-Maritimes sur une proposition de loi  relative à la sécurité intérieure dont il a l'initiative. « Aujourd'hui, quelle est la situation des forces de l'ordre dans notre pays ? » demande-t-il avant d'exposer « il y a eu 34 suicides de policiers depuis le début de l'année 2019, soit le même chiffre que pour toute l'année 2018. Il y a une pression maximale sur nos forces de l'ordre. » À ses yeux, « la sécurité devrait être un consensus national » et c'est pour cette même raison qu'il propose « une grande loi de programmation qui donne plus de moyens budgétaires aux forces de l'ordre ». Des moyens mais pas seulement, explique-t-il : « le deuxième pilier de cette loi, c'est de mieux protéger ceux qui nous protègent en appliquant des peines dissuasives à ceux qui s'en prennent aux personnes en uniforme. »

Interrogé enfin au sujet de l'immigration et l'instauration de quotas que le gouvernement a évoquée, Eric Ciotti considère que « des débats pour parler, nous en avons eus souvent. S'il s'agit de débats pour agir, alors oui ». Le député des Alpes-Maritimes a également souhaité rappeler qu'il avait « proposé des quotas migratoires à plusieurs reprises sans succès pendant ce quinquennat ». Et si Eric Ciotti souhaite cette régulation, c'est parce qu'« aujourd'hui, il y a trop d'immigration que nous ne pouvons plus intégrer ». Une immigration trop importante qui « devient le vecteur d'un communautarisme de plus en plus dangereux ». Et de conclure en disant qu'« on ne défendra pas la République face à la montée du communautarisme avec des lâchetés. »

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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