Éric Ciotti à BFMTV : « Il faut considérer la sécurité et la protection des Français comme une priorité nationale »

Publié le 02/05/2019

Invité ce jeudi de BFMTV, Éric Ciotti a déploré les nombreux actes de violence qui ont émaillé les différentes manifestations du 1er mai. Il plaide pour une « réponse judiciaire massive et préalable » et réclame la dissolution du groupuscule des black blocs, « association de malfaiteurs à visée terroriste ».

« Avoir ces messages d'autosatisfaction, comme l'a fait, hier, Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, au soir du 1er mai, est une défaite intellectuelle ».

Député des Alpes-Maritimes et spécialiste des questions de sécurité, Éric Ciotti, invité ce jeudi matin de BFMTV, a déploré les nombreux actes de violence qui ont émaillé les différentes manifestations du 1er mai en France et notamment à Paris, lesquelles ont, selon lui, « entravé le message des syndicats ». « Je ne me réjouis pas de cette situation qui a vu un hôpital et deux commissariats attaqués, des dizaines de blessés, un CRS grièvement blessé par le jet d'un pavé. Non, cela ne s'est pas bien passé », réplique Éric Ciotti considérant qu'« il faut aujourd'hui changer de dimension face à la violence ».

« Quand on fait face à cette violence dans la rue, c'est qu'on a échoué préalablement », estime le Questeur de l'Assemblée nationale pour qui l'exécutif « a laissé s'installer la violence dans notre pays, a baissé la garde, a donné moins de valeur à l'autorité ». Éric Ciotti prend pour exemple des faits symboliques comme Nuit Debout qui, sous le quinquennat de François Hollande, « a laissé prospérer la violence d'extrême-gauche ». Ou Notre-Dame-des-Lande, où Emmanuel Macron et son gouvernement, « en cédant aux extrémistes violents, ont adressé un message de laxisme et encouragé les zadistes ».

Pour remédier à ces montées de violences, Éric Ciotti plaide pour « une réponse judiciaire massive et préalable ». Notamment en direction des black blocs, « entreprise d'extrême gauche de déstabilisation de la société ». « Au sens du code pénal, les black blocs est une association de malfaiteurs. Ils s'entraînent de façon clandestine, sont armés, ont des visées violentes », relate le député des Alpes-Maritimes voyant également en les black blocs « une association de malfaiteurs à visée terroriste. Quand on veut déstabiliser les institutions de la République, c'est une forme de terrorisme », estime Éric Ciotti qui ne comprend pas pourquoi l'exécutif, « qui n'assume pas ses responsabilités » ne s'attaque pas à ce noyau de 1 000 à 2 000 black blocs. « Ils sont identifiés, connus. Il faut que la garde des Sceaux ait cette volonté de demander une politique pénale pour s'attaquer à ce groupuscule », lance Éric Ciotti pour qui « la réponse judicaire n'est pas à la hauteur du défi lancé ». Réclamant la dissolution des groupuscules d'extrême-gauche, le député des Alpes-Maritimes plaide également pour une réponse judiciaire plus ferme et une meilleure protection des policiers. « Il faut que ceux qui touchent à un policier, lancent un pavé contre un policier, profèrent une insulte contre un représentant de l'ordre public, subissent des sanctions lourdes et dissuasives », insiste celui qui croit « en la capacité dissuasive de la sanction ».

Il faut donc, selon Éric Ciotti, « changer radicalement de méthode et de politique et réinstaller de la fermeté contre la délinquance, toutes les formes de délinquance. Il faut considérer la sécurité et la protection des Français comme une priorité nationale. Depuis trop longtemps, on a baissé la garde, affaibli la réponse pénale, diminué les sanctions qui devaient dissuader la violence, la délinquance. Aujourd'hui, on en paye le prix », souligne le Questeur de l'Assemblée nationale qui défend les forces de l'ordre, « exemplaires depuis toujours ». 

Alors que les violences perdurent dans le pays malgré les annonces présidentielles, Éric Ciotti pointe la responsabilité d'Emmanuel Macron dans la situation du pays, dans les tensions sociales. « Il a été élu avec l'image du rassembleur, de l'espérance. Or, deux ans après son élection, tous les paramètres sont aujourd'hui dégradés. Le chômage, les déficits, la dette, les impôts, la violence..., tout cela, les Français le dénoncent », souligne Éric Ciotti rappelant qu'Emmanuel Macron a, « dans un premier temps, augmenté massivement les impôts et les prélèvements sur les retraités. Puis, devant la colère, il annonce qu'il va revenir sur une partie de ces augmentations et il s'en satisfait », s'offusque Éric Ciotti demandant à Emmanuel Macron qu'il en finisse avec ses « slogans » et ses « outrances ».

Dénonçant le « double langage permanent » du chef de l'État « qui parle beaucoup mais dont les actes ne suivent jamais », le Questeur de l'Assemblée nationale se demande pourquoi rien n'est fait pour « expulser les 4 000 personnes étrangères signalées pour leur radicalisation et qui sont une menace pour la France ? » Pourquoi la centaine de mosquées salafistes « qui prêchent la haine de la France et des Français ne sont toujours pas fermées ? » Pourquoi, alors que la France a battu le record de demandes de titres de séjour accordées en 2018 et qu'elle n'a plus les capacités d'intégration « elle ne diminue pas radicalement l'immigration ? », interroge Éric Ciotti qui ne cesse de plaider pour l'interdiction des signes religieux tant pour les employés que les usagers dans un guichet de service public comme à l'hôpital. « Il n'est pas normal de choisir son médecin pour des questions religieuses, d'aller à l'hôpital ou à un guichet de la Sécurité sociale, voilée », estime Éric Ciotti qui souhaite également que la République « érige des garde-fous contre la montée de l'islamisme. La menace, c'est l'islamisme avec 155 000 morts depuis septembre 2001, des milliers d'attentats et la montée de l'islamisme politique », souligne-t-il déplorant qu'après deux années de mandat, Emmanuel Macron n'ait pas encore, dans un discours, donné sa vision de la laïcité...

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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