18 avril 2017

Seul le prononcé fait foi.

 

Mes amis,

Merci Lille, merci à vous toutes et vous tous, merci les militants de la France.

Merci aussi aux élus qui m’accompagnent. 

 

Vous êtes chaque soir plus nombreux. 

A Quimper, à Strasbourg, à Toulouse, à Provins, à Montpellier, hier à Nice et dans tant d’autres villes où je suis allé à votre rencontre

depuis des mois, j’ai senti monter une volonté. 

Cette volonté m’est précieuse. Je m’y suis abreuvé, soir après soir, rechargeant à chaque fois à bloc ma batterie pour la journée suivante.

 

En répondant présent, ce soir encore, vous n’êtes pas venus seulement me soutenir. 

Vous n’êtes pas venus vénérer je ne sais quel homme providentiel ou écouter je ne sais quel bateleur de foire.

Si vous êtes venus, c’est parce que vous avez la France au cœur. Parce que vous en avez assez de la voir décliner ; parce que vous savez que c’est maintenant qu’il faut réagir sérieusement et puissamment.

Vous, vous ne croyez pas aux solutions miracles défendues par ceuxqui veulent bâtir de nouvelles lignes Maginot en pensant ainsi nous protéger du reste du monde. 

Vous n’êtes pas dupes non plus de ceux qui voudraient vous vendre un homme politique comme on « markete » un produit. 

Il faut plus qu’un emballage rajeuni pour renouveler réellement la politique. Il faut plus que quelques couvertures de magazine pour faire un homme d’Etat. 

Vous êtes venus dire ce soir : « ça suffit ».

Ça suffit les reculs honteux face aux ennemis de nos valeurs.

Ça suffit l’affaiblissement de la voix de la France dans le monde.

Ça suffit, la bureaucratie qui entrave au lieu de soutenir.

Ça suffit les solutions éculées qu’on nous ressert à chaque élection et qui n’ont jamais marché. 

On voit trop bien aujourd’hui le résultat de cette logique du toujours plus de dépenses, toujours plus d’emploisaidés, toujours plus de normes et d’encadrement. 

Si les circulaires et la dépense publique faisaient le bonheur, nous serions le peuple le plus heureux du monde !

Alors, on continue ou on essaye autre chose ?

Notre pays vaut tellement mieux que ce qu’il est devenu.

Nous devrions caracoler en tête desclassements mondiaux dans tout ce qui compte vraiment pour notre avenir : niveau des élèves, nombre des brevets déposés, nouvelles entreprises innovantes, attractivité des investissements.

Nous y occupons hélas trop souvent des places médiocres, voire franchement mauvaises.

Il y a en revanche des listes où nous souhaiterions apparaître en plus mauvaise position, tant elles nous font honte : celle de l’absence de liberté économique, celle du niveau des prélèvements obligatoires, celle des déficits commerciaux, celle des dépenses publiques par habitant, celle de la dette publique, celle de l’insécurité enfin.

 

Le rythme d’une campagne ne favorise pas la réflexion apaisée. Tout dans ce système est fait pour étourdir. Devant les Français, les candidats et les mesures se succèdent en mode stroboscopique.

Charles de Gaulle disait : « prenez invariablement la position la plus élevée, c’est généralement la moins encombrée. » 

Suivons son conseil. Avec vous ce soir à Lille je veux prendre un peu de recul. 

Oublions quelques instants le flux de la « tweet line » et les bandeaux des chaînes d’info en continu. 

Que dira-t-on de cette campagne dans les livres d’histoire ? Dans 20 ans, dans 50 ans, quel commentaire fera-t-on sur cette année 2017 en France ?

Parlera-t-on des affaires ? Parlera-t-on des bavardages qui nous ont assourdis ?

Non mes amis. Le temps aura fait son œuvre, qui distingue implacablement l’essentiel de l’accessoire. 

Quelle trace restera-t-il despsychodrames et des manœuvres ? Aucune. 

En revanche il restera à tout jamais dans l’Histoire la trace du choix que va faire le peuple français. Car ce choix déterminera l’avenir. 

Il nous engage, mais plus important encore il engage nos enfants et leurs descendants après eux. 

Le choix que les Français vont faire dans quelques jours déterminera notre trajectoire au cours des prochaines décennies. 

Mes amis, a-t-on assez songé que les enfants qui vont aujourd’hui en classe de maternelle verront pour beaucoup d’entre eux le 22ème siècle ? 

Souvenez-vous de tout ce qui a changé dans nos vies depuis trente ans, et avec quelle accélération les technologies se développent et se diffusent désormais. Pouvez-vous imaginer combien ce monde du 22èmesiècle sera différent du nôtre ? 

Ces enfants comptent sur nous. Ilsprofiteront ou pâtiront de la voie que nous allons emprunter. 

Ils pourront nous savoir gré du courage que nous aurons aujourd’hui à réformer.

Ils pourront aussi légitimement nous en vouloir de nos lâchetés.

C’est aujourd’hui que nous devons préparer leur avenir.

En prenant avec résolution et sang-froid le chemin de la paix face aux menaces qui pèsent sur le monde.

En prenant avec détermination le chemin de la souveraineté économique et financière.

En prenant le chemin de la transition énergétique et de la révolution numérique.

En réaffirmant les valeurs morales, humaines et républicaines qui serviront de phares à nos enfants et leurs enfants.  

Dans un siècle, les livres d’Histoire diront peut-être qu’en cette année 2017, la France a fait le choix de s’entêter dans les vieilles recettes qui n’ont jamais marché. Qu’elle a choisi le déclin et le repli. 

Peut-être même aura-t-elle choisi la « dictature », trop lasse qu’elle était de sa liberté, comme ces citoyens surendettés de l’antiquité qui se vendaient comme esclave.

Mais on dira peut-être aussi, c’est mon espérance, qu’entre avril et juin 2017, la France a choisi le sursaut. 

Que cette année-là, elle s’est prononcée pour un programme réaliste et conquérant. 

Que cette année-là, elle s’est remise sur les rails de l’Histoire pour opérer un retour spectaculaire sur la scène du monde. 

Ce programme, c’est celui que je propose.

Il est fondé sur un diagnostic sans complaisance, bâti sur des réformes sans tabous et animé par une ambition sans borne.

Oui, la France peut s’étonner elle-même, et alors, une nouvelle fois, elle étonnera le monde.

Portons nos yeux sur notre pays et voyons combien les défis qu’il nous faut relever sont grands. 

Le premier défi est celui de la remise en ordre de l’Etat.

A force de dérives interventionnistes et de surenchères électorales, la puissance publique est devenue un monstre obèse. 

L’Etat s’est dispersé en voulant assumer des rôles qui n’étaient pas les siens, et il a du coup négligé d’assumer pleinement ses rôles régaliens. 

Inefficace, notre appareil public est aussi devenu dangereux.

Parce que nous accumulons depuis quarante ans les déficits, nous vivons désormais avec une dette de 2200 milliards. 

La charge annuelle de la dette pour nos finances est supérieure au budget de la défense nationale.

Si des créanciers nous prêtent encore, c’est qu’ils ont confiance en notre capacité à rembourser. Mais si demain cette confiance se fissure, la dette deviendra insupportable et nous entraînera vers la banqueroute. 

Ce jour-là, quand nous ne pourrons plus emprunter. Alors les Français doivent savoir que nous ne pourrons plus payer les fonctionnaires, verser les retraites et rembourser les soins, sinon en monnaie de singe. 

Alors les agents du FMI entreront d’autorité dans les ministères pour nous dicter notre conduite.

Ce jour-là nous saurons vraiment ce qu’est une perte de souveraineté.

Ce jour-là viendra la vraie austérité.

Oh, je sais, mes concurrents préfèrent ne pas parler du mur de la dette, de la remontée des taux d’intérêts, du jour où l’on paiera l’addition du train de vie de l’Etat. 

Ils préfèrent fermer les yeux et fermer les yeux des Français. 

Moi je pense que le rôle d’un responsable politique n’est pas d’entretenir un rideau de fumée, mais de dire la vérité. 

Même si elle n’est pas agréable à entendre. Personne n’a jamais surmonté des difficultés en commençant par les ignorer.

Le second défi à relever est économique. 

Notre économie est moins réactive, nos entreprises moins agiles, notre croissance moins forte, nos emplois créés moins nombreux que chez nos voisins.

Nos entrepreneurs ne sont pas moins inventifs ni moins courageux qu’ailleurs. Ils sont juste entravés dans leurs actions par une forêt d’obligations.

Nos entreprises ne créent pas moins de valeur qu’ailleurs, mais elles ne peuvent réinvestir cette valeur parce que le coût du travail et la fiscalité sont trop lourds.

Nos agriculteurs ne sont pas moins durs à la peine qu’ailleurs. Mais ils doivent faire face aux normes supplémentaires que nous croyons bon d’ajouter à celles qui nous viennent de l’Europe.

Le troisième défi est social. 

Malgré le poids de nos dépenses, malgré l’importance de notre redistribution, notre protection sociale est gravement menacée.

Elle ne parvient pas à endiguer la pauvreté, à remédier au mal-logement. Notre système de protection contre les risques de la vie, au premier rang desquels la santé, la vieillesse et la dépendance, n’a pas de financement pérenne.

C’est tout l’édifice de notre solidarité qui se lézarde et qui risque de s’effondrer.

Plus grave encore peut-être, notre ascenseur social s’est bloqué. 

Notre école est devenue une terrible machine à reproduire les inégalités. 

C’était pourtant la promesse fondamentale du contrat républicain : un enfant qui en avait le talent et la volonté pouvait hier vaincre tous les déterminismes sociaux, et réussir d’où qu’il vienne. Ce n’est plus vrai aujourd’hui. 

Le dernier défi est lié à nos valeurs.

A force de relativisme et de tolérance dévoyée en mépris de nous-mêmes, le socle de nos valeurs communes est gravement ébranlé. 

La famille, ce terreau irremplaçable des solidarités traditionnelles, a été marginalisée par tous les moyens fiscaux, symboliques et légaux possibles. 

Elle a été stigmatisée comme ringarde, raillée comme étant une forme obsolète de rapports sociaux. 

La Nation, de même, a été décrite comme un mode primitif vaguement malsain d’appartenance à un territoire. Plutôt qu’une culture traditionnelle, mieux vaudrait un multiculturalisme hors-sol. 

L’homme idéal dont rêvent les socialistes, il vient de nulle part, ne croit en rien, ne se reconnaît aucun héritage, n’appartient à aucune terre et ne tient au fond à personne d’autre qu’à lui-même. 

Cet homme idéal n’est que l’habitant momentané d’une sorte d’hôtel international sans âme où cohabitent des individus anonymes et des communautés étrangères les unes aux autres.

Notre société est malade de ne plus savoir qui elle est.

Les forces de la haine et du fanatisme le plus barbare s’engouffrent dans cette brèche, profitant de nos hésitations et de nos divisions.

L’insécurité dont souffrent les Français n’est au fond que la conséquence de cette perte de repère. 

Car, ne sachant plus pourquoi nous existons, nous n’avons pas la force de vraiment lutter contre ceux qui nous détruisent de l’intérieur. 

A la culpabilisation continuelle, qui afait son œuvre de sape, a logiquement succédé la résignation face à ceux qui veulent nous faire disparaître. 

Puisque nous sommes si mauvais, puisque ce que nous croyions être notre culture n’était au fond qu’un mirage, une mode has been, alors nous acceptons facilement d’être piétinés et humiliés. 

La dégringolade de l’influence française à l’étranger n’a pas d’autre explication. 

Si la voix de la France porte de moins en moins, c’est tout simplement parce nous ne savons plus quoi dire. Et nous ne savons plus quoi dire car nous ne savons plus qui nous sommes.

 

Face à cette France affaiblie, à cette économie enchaînée, à cette société bloquée et complexée, que voyons-nous ?

Des pays animés d’une immense soif d’influence et d’enrichissement. 

Des dirigeants parfois imprévisibles et autoritaires, déterminés à faire gagner leur pays, par tous les moyens.

Des centaines de millions de travailleurs qui se lèvent chaque matin, la rage au ventre et le cœur gonflé à bloc, pour entreprendre, parce qu’ils ont soif de réussir et foi en un avenir meilleur pour eux et leurs enfants.

Oui, ce monde peut inquiéter. 

Mais la pire des réponses serait la fuite. 

C’est ce que proposent M. Mélenchon et Mme Le Pen pourtant. Notre pays adéjà dix ans de retard, avec leursprogrammes il prendrait un siècle de retard.

Une autre mauvaise réponse est le statu quo. C’est la France du « en même temps », celle du « pour » et du « contre ». 

La France du balancement qui oscille comme une pendule mais ne décidera jamais de rien. Parce que décider implique de hiérarchiser, trancher, au risque de faire des mécontents. Ce qui est le contraire de la campagne attrape-tout calibrée pour plaire à chacun menée par M. Macron. Sa campagne c’est du plastique, sa présidence serait celle du blabla.

Il y a parmi les onze candidats un seul programme cohérent, complet,capable de remettre la France en ordre de marche : c’est le mien.

Je veux faire la révolution du bon sens.

En 1947, le monde éberlué avait découvert la réalité de la Russiesoviétique avec la parution du livre d’un ancien haut fonctionnaire du régime, Victor Kravchenko. Son titre est devenu légendaire : « J’ai choisi la liberté ».

C’est le titre que je donnerai volontiers à mon programme. 

Il résonne de nouveau avec gravité, alors qu’un candidat se réclamantouvertement de régimes communistesest si haut dans les sondages d’opinion.

La France a été pendant plus de deux siècles, pour le monde entier,synonyme de liberté. Elle a oublié cet héritage. L’esprit des Lumières est en train de s’éteindre.

C’est ce génie français de la liberté qu’il nous faut retrouver pour redevenir nous-mêmes.

Choisir la liberté, c’est la placer en premier dans l’ordre des valeurs, comme elle l’est justement dans notre devise. 

Choisir la liberté, c’est faire une place à chacune et à chacun, c’est conférer à tous le même droit d’être, d’avoir et de devenir. 

C’est reconnaître que nous cherchons tous à nous réaliser et que nul autre que nous ne doit nous dicter nos objectifs et les moyens d’y parvenir, tant que nous respectons la liberté des autres.

Choisir la liberté, c’est penser que l’échange volontaire est le fondement essentiel de l’économie et le principal levier de la prospérité collective. C’est penser que la propriété n’est pas un vol, mais la juste récompense du travail, et un droit sacré.

Je veux revoir l’action de l’Etat à la lumière du flambeau de la liberté.

C’est d’abord notre régulation de l’économie qui doit être repensée afin qu’elle soutienne et facilite plutôt qu’elle entrave. C’est à un véritable changement de culture que je convie la puissance publique. 

Elle ne doit pas considérer les entreprises et les contribuables comme un « cheptel » à garder et à tondre, mais comme des partenaires pour les premières, et des maîtres à servir pour les seconds.

Pour n’être plus un poids pour l’action des individus, l’Etat doit repenser le périmètre de ses actions. 

Plus léger car réorganisé et rationalisé, il aura moins besoin de grever de prélèvements l’activité des citoyens et pourra leur rendre le fruit légitime de leur travail.

Plus efficace, il pourra mieux venir en aide à ceux qui en ont besoin. Il pourra aussi remplir pleinement ses vrais rôles de défense, à l’intérieur comme à l’extérieur, et de garantie de la justice.

Nous avons près de 6 millions d’agents public : c’est plus qu’en Allemagne qui compte pourtant 15 millions d’habitants de plus que nous.

Je propose de réduire ces effectifs de 8 % sur l’ensemble du quinquennat : c’est raisonnable, c’est nécessaire. 

Soyons clairs : mes adversaires, c’est la bureaucratie, ce sont les déficits, ce ne sont pas les fonctionnaires qui sont dévoués et compétents. 

Moi je ne promets pas d’en recruter toujours plus comme tant de mes concurrents. Ils omettent de mentionner qu’en contrepartie ils devront continuer à geler les traitements et à priver les agents de toute perspective de carrière !

Il faut profiter des opportunités qu’offre la numérisation pour moderniser les structures et les méthodes de travail. C’est ainsi que les fonctionnaires pourront être mieux payés et retrouver la fierté de leur travail.

 

La liberté sera aussi l’étincelle qui rallumera la flamme de notre économie.

Comment ne pas voir qu’elle a amorcé une métamorphose profonde ? 

Comment croire que c’est avec les recettes d’hier que l’on réussira dans le monde de demain ?

Tous les rapports et tous les commentateurs sérieux font le même diagnostic sur les problèmes qui empêchent notre économie de redécoller et de retrouver le plein emploi. 

Mais personne n’a encore osé leur apporter les réponses qui s’imposent.

J’aurai ce courage, car j’y suis préparé comme personne avant moi ne s’y est préparé.

Les charges qui pèsent sur le travailsont trop lourdes ? Je diminuerai les cotisations salariales pour que le salaire net augmente et se rapproche du salaire brut.

Je rendrai ainsi du pouvoir d’achat à chaque salarié.

Les contraintes pesant sur le droit du travail découragent l’embauche ? Je simplifierai le code du travail qui est devenu une jungle de 3400 pages, en renvoyant à la négociation collective tout ce qui ne fait pas partie des principes fondamentaux.

Les 35h de Mme Aubry bridentl’économie ? J’y mettrai un terme.

L’ISF est un impôt stupide qui fait fuir des fortunes qui pourraient créer des emplois ici ? Je le supprimerai. Ceux qui veulent le conserver disent que c’est « un cadeau aux riches », mais ne voient aucun problème à ce que dans le même temps une partie de nos fleurons industriels passent sous le contrôle de fonds de pension américains ou des fortunes du Golfe.

Je propose plutôt de conserver nos fortunes en France pour qu’elles puissent investir en France !

Une vie de travail et de cotisations peut laisser un retraité avec à peine de quoi vivre ? Je revaloriserai les petites retraites pour 4 millions de retraités et j’augmenterai de 10% les petites pensions de réversion.

Nos agriculteurs travaillent deux fois 35h par semaine sans pouvoir se verser un salaire ? J’abrogerai les règlementations qui se surajoutent en France aux règlementations européennes. Je créerai un compte épargne aléa climatique, très simple, alimenté pendant les années de bonne récolte et utilisable en cas de pertes d’exploitation.

 

Je veux remettre la liberté de créer, d’oser, d’inventer au cœur de notre économie. 

La France ne manque pas d’énergie. Elle ne manque pas de compétences et de talents. Il suffit de leur enlever le fer qu’on leur a mis aux pieds !

 

La liberté doit être accompagnée d’un vrai système de protection sociale, pour ne laisser personne au bord de la route.

Si on doit tout faire pour atteindre la prospérité économique, c’est aussi parce qu’elle nous donne les moyens de protéger les plus fragiles.

Je veux créer une allocation sociale unique qui regroupera toutes les aides afin qu’elles soient plus efficaces mais aussi plus équitable car l’assistance ne doit pas payer plus que le travail. 

Je veux que l’on passe progressivement à la retraite à 65 ans pour éviter la faillite de notre système par répartition. Je veux aussi l’harmonisation des régimes spéciaux.

Nous vivons 10 à 15 ans de plus que nos grands-parents. C’est une chance qu’il ne faut pas gâcher par lâcheté. 

Je veux une santé pour tous, avec une couverture sociale et des mutuelles qui se complètent mieux. 

Je veux engager la lutte contre la grande pauvreté et l’exclusion. Je connais le combat des associations, dont celui d’Emaus. Nous lancerons un plan sur 5 ans qui donnera aux associations de la stabilité financière et plus de liberté pour agir au plus près du terrain et des hommes et des femmes cassés par la vie. 

 

Mes amis, il n’y a aucune liberté possible sans ordre public et sans sécurité. L’autorité est le second pilier de la République que je veux restaurer.

Il faut pour cela que l’Etat cesse de prétendre être partout pour au final n’être nulle part.

Il faut qu’il se concentre sur ce qui compte vraiment.

Il est vrai qu’écrire une circulaire est plus facile que de rétablir l’ordre dans les banlieues. 

Il est plus facile d’étouffer les honnêtes gens dans la toile d’araignée fiscale que d’empêcher les délinquants de pourrir la vie du voisinage.

De faiblesses en abandons, de renoncements en compromis, nous avons laissé proliférer des zones de non-droit. Désormais, dans bien des lieux, les règles salafistes semblent prendre le pas sur les lois de la République. 

Cela n’est pas tolérable. Cela ne sera pas toléré. 

Si le prochain président de la République ne met pas un coup d’arrêt à la progression du fanatisme, je vous le dis, la France entrera dans une nouvelle période sombre de son histoire. 

Nous ne pouvons pas abandonner à leur sort les populations qui vivent dans les banlieues. 

Elles sont en droit d’attendre de vraies chances de réussite et la protection contre toutes les formes d’oppressions, y compris religieuses ou culturelles. 

Sur ces questions, moins que jamais, la main ne doit ni trembler ni hésiter.

La France a besoin que policiers et gendarmes soient dotés de moyens d’action matériels et juridiques à la hauteur des défis et que leur coordination soit renforcée. 

Je veux mettre comme jamais l’accent sur la sécurité, la défense et la justice, en augmentant les moyens consacrés de 12 milliards d’euros. 

Je veux mobiliser, dans chaque intercommunalité, des réservistes de la gendarmerie nationale capables d’intervenir aux côtés des forces de l’ordre régulières. 

Je veux créer 16 000 places de prison pour que les condamnations soient vraiment exécutées. 

 

Il y a un sujet totalement laissé de côté pendant cette campagne présidentielle : c’est le terrorisme. 

Toulouse, Charlie, l’Hypercacher, le Bataclan, les terrasses parisiennes, Nice. 

Nous sommes en état d’urgence mais à en écouter certains il est urgent de ne pas en faire état.

Moi j’en parle et j’en parle fort en affirmant que nous sommes confrontés à un totalitarisme islamique, c’est-à-dire une idéologie radicale, structurée et expansionniste.

Contrairement à ceux qui temporisent et qui hésitent, je serai d’une détermination totale.

Toute personne coupable d’intelligence avec l’ennemi sera condamnée. 

Tout étranger appartenant à la mouvance intégriste sera expulsé. 

Le culte musulman fera l’objet d’un contrôle administratif serré jusqu’à ce qu’il soit aussi fermement ancré dans la République que les autres religions. 

Les musulmans de France, dans leur majorité, veulent vivre leur foi en paix. Mais tous les mouvements se réclamant du salafisme ou des Frères musulmans les placent sous pression. 

Ces mouvements seront dissous. 

Aucun imam ne pourra proférer un prêche contraire aux valeurs de la République sans être interdit s’il est Français, et reconduit à la frontière s’il est étranger. 

L’égalité homme femme, notamment, ne peut plus un instant être mise en cause.

Il y a en certains lieux de notre pays une montée de l’antisémitisme, de la misogynie et du racisme qui sont inacceptables, en particulier le méprisanti-français, car oui ce racisme-là existe aussi. 

Il faut dire les choses : en certains lieux, la France est méprisée et la République tout bonnement rejetée.

Je veux qu’on respecte la France et que tous les Français se respectent entre eux.

Mes amis, il faut restaurer l’uniténationale. 

A force d’opposer les uns aux autres, la France s’est balkanisée. Mais une Nation divisée n’est plus une Nation. 

On s’est ingénié à opposer les quartiers aux zones rurales, les riches aux pauvres, le capital au travail, les actifs aux retraités, le public au privé, les syndicats patronaux aux syndicats de salariés. On a oublié que nous étions dépendants les uns des autres, complémentaires et chacun indispensables.

Si je suis élu, je veux placer mon mandat sous le signe de l’unité retrouvée de la Nation.

La première unité à retrouver est celle de la famille.

La solidarité naît d’abord au sein même de la famille qui doit être défendue et respectée.

La famille est le premier cercle de solidarité et d’affection. Elle est le chaînon qui relie les générations, les mémoires, les espoirs. 

Pour la famille, je veux qu’on protège le droit de l’enfant, et non le droit à l’enfant.

La famille doit être encouragée, aidée, c’est pourquoi je veux relever le quotient familial et rétablir l’universalité des allocations familiales. Il nous faut aussi être plus en soutien avec les familles qui s’occupent de l’un des leurs en situation de handicap.

Restaurer l’unité de la Nation, c’est aussi remettre l’école républicaine sur ses pieds. 

Il faut mettre un terme aux idéologies fumeuses.

Je veux une école qui transmet les connaissances fondamentales : lire, écrire, compter, connaître l’histoire de France.

Je veux une école où le mérite et l’excellence sont valorisés.

Une école où parents et enseignants marchent main dans la main.

Je veux, pour les adolescents qui veulent mettre la main à la pâte, une école qui apprend un métier, par l’alternance et l’apprentissage qui doivent devenir des voies royales vers l’emploi. 

Je veux une Ecole de la discipline et du respect, par le port d’une tenue uniforme rappelant à chaque enfant qu’il est l’égal de l’autre, qu’il est dans un lieu particulier qui n’est pas celui de la rue mais du savoir. 

Restaurer l’unité de la Nation, c’est réaffirmer la place et la spécificité de la culture française.

Si nous sommes réunis ensemble, c’est parce que nous sommes fiers d’être français.

Avec émotion, nous pensons aux héros qui sont tombés pour maintenir notre pays debout et libre.

Nous aimons notre patrie, son histoire, ses valeurs, sa culture.

M. Macron a dit qu’il n’y avait pas de culture française, montrant qu’il n’avait rien compris à ce qui fait la France.

Qu’est-ce qui nous réunit s’il n’y a pas une culture française ?

Qu’est-ce qui fait que nous sommes des Français ?

Nous ne sommes pas une aire d’autoroute où des citoyens du monde se croisent par hasard avant de reprendre leur course.

Oui il y a une culture française !

Il y a un art français, il y a une manière de penser française : nous les recevons en héritage de tous ceux qui nous ont précédés, et nous les conservons comme une part essentielle de nous-mêmes à transmettre aux générations qui nous succéderont.

Nous sommes les héritiers d’une lignée de Français qui ont su, au fil des siècles, par leur bravoure et leur génie, hisser notre pays parmi les plus grandes nations du monde.

C’est à leur héritage que nous devons être fidèles. C’est lui que nous aurons à notre tour à transmettre à nos enfants.

Notre patrie fut longtemps une terre d’accueil et elle reste une terre d’asile pour celles et ceux qui fuient la guerre. C’est notre honneur.

Mais la France sans intégration et sans assimilation, c’est la France en mille morceaux. 

Notre nation a toujours tiré sa force de son unité.

Pour la solidité de notre pacte national, au-delà de nos différences, de nos origines, nous devons pratiquer une immigration fermement choisie. 

Je veux que notre politique d’immigration soit fixée par des quotas stricts, établis chaque année au Parlement en fonction de nos capacités d’accueil et de nos besoins économiques.

La procédure d’examen des demandes d’asile doit être plus rapide, et ceux qui sont déboutés doivent systématiquement être expulsés.

Les étrangers présents sur notre territoire devront respecter leurs devoirs avant de profiter des droits. Ils devront attendre deux ans avant de prétendre à toute prestation sociale.

 

La dernière brique de l’unité passera par le renforcement de l’Europe.

Oui, je suis un souverainiste qui milite pour une Europe souveraine. 

Je n’ai jamais fait partie des enthousiastes qui accueillaient avec un sourire béat tout ce qui était estampillé « Europe » sans jamais en examiner le contenu. Mais je ne me résous pas à voir s’effacer dans l’indifférence une idée noble et unique au monde.

Je n’ai jamais cru au rêve d’une Europe fédérale qui se substituerait aux nations. Mais je crois à une Europe qui les rend plus fortes. 

Une Europe politique, efficace, concentrée sur des priorités stratégiques. 

Une Europe qui protège ses intérêts économiques. 

Une Europe qui repart de l’avant en donnant à la zone euro les moyens d’être l’espace économique le plus performant au monde. 

Une Europe qui protège ses habitants en défendant ses frontières.

Tout cela, nous le ferons en redonnant à la France un leadership en Europe. 

Car lorsque la France est faible, elle subit l’Europe. Mais lorsqu’elle est puissante, elle la conduit !

 

Dans son Histoire, la France a connu bien des moments de vérité.

Elle a dû tant de fois livrer bataille contre des pays coalisés contre elle, supporter parfois l’invasion et le joug de l’occupant, craindre pour sa survie. Mais elle a toujours fait front, elle s’est toujours relevée.

Mes amis, la France va vivre un nouveau moment de vérité dimanche prochain. Les défis du prochain quinquennat sont immenses.

Il nous faudra retrouver le plein emploi pour être enfin le pays qui donne sa chance à tous.

Il nous faudra relancer la croissance pour endiguer la pauvreté.

Il nous faudra réduire notre dette écrasante pour échapper à la tutelle des marchés financiers.

Il nous faudra sauver l’Europe, répondre au basculement de l’économie mondiale vers l’Asie et aux improvisations de la diplomatie américaine.

Il nous faudra être à la pointe de la révolution numérique, mais aussi rétablir l’ordre et vaincre le totalitarisme islamique.

Voilà les véritables enjeux de notre époque. Et ces enjeux réclament de la franchise et des choix forts. Ils réclament une volonté de fer. 

Etre candidat à l’élection présidentielle est une décision lourde. Elle ne se prend pas à la légère.

Certains candidats se présentent pour profiter d’un tour de manège médiatique. C’est leur droit.

D’autres y vont par opportunisme, se mettant en marche au dernier moment.Ceux-là se présentent comme les candidats du renouveau. Mais leur façon de faire de la politique est la plus vieille du monde : distribuer des cadeaux à chacun, faire plaisir à tous et ne froisser personne. 

M.Macron n’est que la poursuite du Hollandisme.

Il ne suffit pas de mettre une vieille soupe dans une marmite neuve pour la rendre digeste. La séduction dont est capable le marketing du vide dure aussi peu que l’ivresse d’un soir. Elle garantit surtout des réveils difficiles.

D’autres candidats encore veulent faire rêver la France à coup de promesses chimériques et de solutions simplistes pour mieux la faire basculer dans le cauchemar. 

M. Mélenchon est un nostalgique de Cuba et de Castro. Moi, je choisis le Général de Gaulle.

Mme Le Pen, quant à elle, veut fermer les portes et les fenêtres et rallumer les bougies. Face à un monde qui file à toute allure vers l’avenir, la solution serait de se barricader. Nous serions si bien avec notre petit marché intérieur, notre petite monnaie bien dévaluée, notre pauvreté bien à nous et nos déficits en cascade ! 

Le projet économique de Mme Le Pen, c’est la faillite en 6 mois, et les premières victimes seront les classes moyennes et populaires.

Ce n’est pas ce que je propose à la France. Ce n’est pas ma conception du rôle d’un politique.

L’intérêt national est mon seul guide.

Il m’anime depuis 36 ans. Autant d’années consacrées à mes concitoyens. 36 ans que je vous rencontre et que j’apprends de vous. 

J’en ai vu des entrepreneurs intrépides, des chercheurs étonnants, des serviteurs de l’Etat fidèles, des familles courageuses, des femmes et des hommes dignes face aux difficultés de la vie. 

J’ai connu la foule des grands meetings, comme ce soir. J’ai connu aussi les arrière-salles de restaurant et les salles communales avec une poignée de militants. 

Mes chers amis, cette campagne du premier tour des présidentielles se termine. 

Elle n’aura pas été un long fleuve tranquille. Plutôt une rivière en crue pleine de rapides !

Si j’ai des regrets, c’est de ne pas avoir pu expliquer plus encore mon projet. J’aurais voulu pouvoir le défendre auprès de chaque Français individuellement. 

Jusqu’à la dernière seconde de la dernière minute du dernier jour, vous me verrez consacrer toute mon énergie à le porter. 

Mais le chemin que je veux prendre n’est pas de ceux qu’on peut emprunter seul. 

C’est celui d’une Nation entière. C’est celui de millions de citoyens qui par leur vote doivent réaffirmer qu’ils partagent le même destin et le même désir.

Je compte sur vous pour rester mobilisés, ardents, intrépides, inflexibles dans votre volonté de redresser notre pays. 

Vous avez tant fait pour assurer la victoire, affronté tant de vents contraires, porté si haut les valeurs et les idées de la droite. 

L'heure n'est pas venue encore de poser sac à terre. 

Vous êtes la première vague de notre déferlante, vous êtes l'âme de la prochaine majorité, vous êtes cetteforce républicaine dont j'ai tant besoin pour aller au bout de nos projets et de nos réformes !

Mais il y a aussi à préparer la suite, je veux dire se retrouver dans un espritde famille, faire bloc, rallumer ces feux puissants autours desquels nous avons toujours forgé notre unité. 

N'en doutez pas, amis Lillois, je suis venu ici pour avoir l'honneur de le faire à vos côtés, aux côtés des compatriotes du fondateur de l'esprit de Résistance.

Dimanche prochain et le 7 mai, la France a une nouvelle fois rendez-vous avec son destin. 

Les Français feront un choix lourd de conséquences.

Le déclassement ou le redressement. La chute ou le décollage.

C’est après le vote que tout commencera pour la France.

La tâche à accomplir est considérable. J’y suis préparé comme personne. Mais avant cela, j’ai besoin de vous !

De gaulle disait : « Les grands pays le sont pour l’avoir voulu ».

Je le veux. Le voulez-vous ?

Alors en avant mes amis ! Donnons encore un coup de collier ! Pour dimanche, il y a des voix à conquérir, des arguments à faire valoir, des amis à faire revenir. Chaque voix comptera.

Soyez jusqu’au bout les ambassadeurs de notre projet. 

Si vous pensez que la Frances est ce grand pays qui doit redevenir ce qu’il est ;

Si vous croyez comme moi que la France vous a donné le meilleur de vous-mêmes ;

Si vous voulez lui rendre tout ce que vous avez reçu d’elle ;

C’est le moment lui donner votre volonté. 

C’est le moment de lui transmettrevotre flamme.

C’est le moment de faire honneur à tous les Français qui nous ont précédés et qui ont aimé la France comme nous l’aimons.

Mes amis, en vous voyant rassemblés, déterminés comme vous l’êtes, je sens que nous allons bousculer tous les scénarios écrits par d’autres que nous, je sens que les barricades qui ont été placées sur notre chemin vont tomber, je sens cette volonté française qui se lève, je sens que nous allons faire l’Histoire.

Vive la France et vive la République.

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