24 septembre 2016

La Ministre des affaires sociales a crânement annoncé un déficit du régime général de la sécurité sociale de 400 millions à la fin 2017. Prête à tout pour tenter de sauver le soldat Hollande, elle n’a pas hésité à clamer que le gouvernement socialiste aurait ainsi opéré le “sauvetage de la sécu” à la fin du quinquennat. 

La ficelle est grosse. Le régime général, ce sont les branches maladie, retraites, famille et accidents du travail. La branche retraite dégagerait un excédent de 1,6 millards : Madame Touraine aurait pu avoir la courtoisie de rappeler que ce sont ses prédécesseurs qui ont eu le courage de réformer les retraites en 2003 et 2010 et qu’elle s’y était personnellement opposée à grand renfort d’appel à manifestation ! Elle aurait aussi pu avoir l’honnêteté de rajouter que le Fonds de solidarité vieillesse enregistrera un déficit de 4,2 milliards. Nous lui rappellerons que le retour à l’équilibre de la branche famille s’est fait sur le dos des classes moyennes au prix de la remise en cause de l’universalité des allocations familiales et de la baisse répétée et sans précédent du plafond du quotient familial. 

Toujours d’après les déclarations de la Ministre, l’Assurance maladie devrait accuser un déficit de 2,6 milliards, certes en baisse, mais parce que Monsieur Sapin table sur un taux de croissance en 2017 de 1,5% bien peu réaliste, que Madame Touraine transfert par des jeux d’écritures opaques des déficits de la sécurité sociale vers le budget de l’Etat et qu’enfin le gouvernement annonce un traitement de choc qui devrait faire réagir la gauche à l’instar de ce qui s’est produit pour la loi travail ! Enfin, la Ministre des affaires sociales et de la santé a-t-elle sciemment oublié d’avouer que la dette sociale française s’élevait toujours à 162,4 milliards à fin 2015 et était détenue à 94% par des investisseurs... étrangers ! Mais çà va mieux...

Isabelle LE CALLENNEC
Vice-Présidente des Républicains
Députée d’Ille-et-Vilaine

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