Damien Abad : « Nous sommes et resterons une opposition vigilante »

Publié le 12/06/2019

Damien Abad, second vice-président des Républicains et député de l'Ain, était ce mercredi matin l'invité de Territoires d'infos, la matinale de Public Sénat. L'occasion d'évoquer le discours de politique générale qu'Edouard Philippe prononcera à l'Assemblée nationale ce mercredi après-midi, mais aussi le futur de notre famille politique.

Alors qu'Edouard Philippe doit lancer l'acte II du quinquennat d'Emmanuel Macron avec un discours de politique générale qu'il prononcera devant l'Assemblée nationale ce mercredi après-midi, Damien Abad souligne qu'« aujourd'hui, ce qui nous intéresse, c'est de savoir si le Premier ministre est capable de porter les réformes dont les Français ont besoin. L'apaisement viendra par les résultats. Or, aujourd'hui, il y a un gouffre entre les paroles et les actes. Les résultats économiques par exemple ne sont pas au rendez-vous. »

Interrogé sur le vote des députés des Républicains, Damien Abad annonce que, « comme l'a dit Christian Jacob, une large majorité des députés des Républicains votera contre cette confiance car nous sommes opposés aux dérives qu'il y a eu en matière économique et sociale, dans la lutte contre l'islamisme, dans l'acharnement contre les territoires... » Mais il confirme néanmoins que « s'il y a des textes positifs ultérieurement, nous les soutiendrons ». Dans quelle matière ? « Nous croyons dans la transformation économique et sociale de la France et il faut aller plus loin sur la réforme des retraites, sur la question de l'assurance chômage, sur le financement de la dépendance... »

Pour le deuxième vice-président des Républicains, « l'opposition systématique que l'on prête à la droite est un leurre. Il suffit de regarder le nombre de textes que nous avons votés depuis le début du mandat ». Il réfute d'ailleurs cette opposition systématique en qualifiant les Républicains d'« opposition vigilante » qui propose des amendements « quand les choses ne vont pas assez loin ou pas dans le bon sens ». Et il détaille ces amendements : « c'est nous qui avons demandé la suppression de la hausse de CSG pour les retraités. C'est nous qui avons demandé la suppression de la limitation à 80km/h. C'est nous qui avons demandé la réindexation des retraites ». Pour Damien Abad, « sur beaucoup de sujets, nous avons eu le rôle d'aiguillon de cette majorité et nous continuerons à le faire ».

Interrogé sur le rôle du Sénat et la réforme des institutions, Damien Abad dénonce une réforme qui « n'est ni faite ni à faire ». Pour le député de l'Ain, cette réforme « va déstabiliser les institutions de la Ve République car elle aggraverait la déconnexion entre les élus et les citoyens ». Quant au statut de l'élu, Damien Abad y est favorable, notamment au vu « du nombre de de maires qui veulent aujourd'hui arrêter parce qu'ils ne trouvent plus de sens dans leur mission ». Pour lui, ce statut serait une solution puisqu'il permettrait « à chacun d'accéder à cette fonction ».

Damien Abad a ensuite répondu à de nombreuses questions sur les Républicains et l'avenir de la droite. Pour le député de l'Ain, « la volonté d'Emmanuel Macron, c'est de dévitaliser la droite et de faire en sorte qu'elle devienne l'inverse de ce qu'elle porte ». Pour Damien Abad, le diagnostic est clair, tout comme les solutions pour sortir de la crise : « je ne crois pas à une droite qui remettrait en cause ce qu'elle a toujours défendu. J'ai la conviction que les électeurs sont partis mais qu'ils ne sont pas très loin. À nous de retrouver un projet politique qui réponde au défi de l'alternance sans nous renier. Il ne s'agit pas de prendre un virage à 360º mais de parler de tous les sujets ».

Interrogé sur la présidence de notre famille politique, notre deuxième vice-président considère que « Laurent Wauquiez a été le bouc-émissaire » et souhaite « saluer son courage, son engagement et la dynamique qu'il a mise en place ». Damien Abad se félicite « que notre mouvement respecte les statuts et organise une élection » après la décision entérinée ce mardi par le bureau politique de tenir une élection les 12 et 13 octobre prochains. Le député de l'Ain se félicite également d'une autre décision adoptée au cours de ce bureau politique : celle de dissocier la présidence des Républicains et la candidature à l'élection présidentielle. Pour lui, « mêler les deux créait des tensions inutiles » et il considère que « c'est un principe sain dans lequel beaucoup de militants se retrouvent ». Alors, qui pour prendre cette présidence ? Pour Damien Abad, « Christian Jacob a les atouts et les qualités nécessaires pour diriger les Républicains parce qu'il est capable de fédérer, de rassembler, d'être le trait d'union entre les différentes sensibilités. Il est capable de parler à tous. »

Interrogé enfin sur la défection de certains maires après que 72 d'entre eux ont signé une tribune dans le JDD dimanche dernier, Damien Abad souligne qu'il ne s'agit pas d'« une hémorragie mais du cas isolé de quelques personnes qui ont décidé de quitter le navire en pleine tempête ». Le vice-président de notre famille politique tient d'ailleurs à rappeler que « parmi les 72 maires qui ont signé cette tribune, la plupart n'étaient plus chez les Républicains ». Et de conclure : « il ne faut pas paniquer. La réalité des maires, c'est qu'ils veulent faire vivre leur ville et non pas une étiquette. »

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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