16 avril 2018

« On a eu plus un match de catch, de boxe qu'un débat politique ». 3ème Vice-président des Républicains, Damien Abad s'est montré particulièrement déçu par l'interview télévisée d'Emmanuel Macron, dimanche soir, la forme l'emportant sur le fond.

« Il n'a apporté aucune réponse concrète sur les questions qui intéressent les Français. Il s'est montré complètement déconnecté de la réalité que vivent les Français, réalité marquée par beaucoup d'injustices. Et il n'a formulé aucune annonce », pointe ce lundi matin Damien Abad sur le plateau de LCP.

Et à propos d'injustices, Damien Abad cible plus particulièrement la hausse de la CSG qui attaque le pouvoir d'achat des retraités. « Il n'entend pas la colère sociale qui gronde. Expliquer que l'on va baisser le pouvoir d'achat des retraités pour augmenter celui des actifs est absurde », estime le député "les Républicains" de l'Ain dénonçant toutes les mesures qui attaquent le portefeuille des Français : hausse de la CSG, augmentation du prix du diesel, de l'essence… « Tout cela pour quoi faire ? Les impôts des Français vont augmenter de 4,5 milliards d'euros en 2018 et il n'y aucun effort sur la dépense publique car les dépenses de l'État vont augmenter de 7,3 milliards », constate Damien Abad demandant « des gestes de pouvoir d'achat pour les plus modestes ». Et de réclamer spécifiquement la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure « qui a apporté du pouvoir d'achat aux personnes concernées sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy », abandonnée par François Hollande et qu'Emmanuel Macron ne semble pas vouloir restaurer.

Le Vice-président des Républicains est revenu sur les promesses non tenues d'Emmanuel Macron, dont celle sur les fermetures de classes en zones rurales. « Il avait dit zéro fermeture de classes. Nous en sommes à plus de mille », dénonce Damien Abad ne souhaitant pas que « le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les quartiers défavorisés vienne en contrepoint de la fermeture des classes en milieu rural. »

Enfin, sur la Syrie, Damien Abad attendait « une réponse plus claire et plus précise. Quelle efficacité politique ? Quelle solution politique et diplomatique ? », interroge-t-il rappelant que « le premier combat c'est la lutte contre Daech ».

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