14 février 2018

Damien Abad, Troisième Vice-Président des Républicains, Député de l'Ain, a répondu aux questions de Nicolas Beytout sur L'Opinion.

Les Républicains ont voté plusieurs des propositions de loi portées par La République en marche. Damien Abad estime-t-il que tout comme les Constructifs, sa famille politique a une proximité avec la majorité ? « Non, je crois simplement qu'il y a un nouveau style d'opposition », répond le vice-président de Les Républicains. « Les Français attendent de nous qu'il n'y ait pas une opposition stérile mais qu'on vote les lois dans l'intérêt de la France et des Français », continue le député de l'Ain. « Les Français attendent une opposition qui soit un aiguillon pour eux », ajoute-t-il.

Emmanuel Macron a confirmé mardi 13 février que le service national universel serait « obligatoire » pour au moins trois mois. « C'est une confusion totale au sein du gouvernement sur ce sujet », indique Damien Abad. « Un service national universel, c'est trois milliards d'euros de coût par an, cela veut dire que c'est une opération à 20 milliards d'euros sur l'ensemble du quinquennat », poursuit l'élu LR. « Cela veut dire que la hausse de la CSG que les Français subissent, viendrait uniquement financer le service national universel », estime-t-il.

« Ni les armées, ni les différents services publics ne sont en capacité de pouvoir accueillir l'ensemble d'une cohorte de génération », déclare-t-il. « S'il faut le faire, il faut le faire de deux manières : soit un service civique obligatoire qui s'inscrit dans un cursus de formation scolaire (...) soit un parcours civique consacré aux sujets de défense et de la nation », avance Damien Abad. « Aujourd'hui la promesse d'Emmanuel Macron est intenable et c'est une folie budgétaire », juge le vice-président de Les Républicains.

Évoquant le projet de réforme constitutionnelle et notamment la diminution du nombre de parlementaires, la limitation dans le temps du nombre de mandats et l'introduction d'une dose de proportionnelle, le député de l'Ain indique ne pas être favorable sur ces trois points. « Nous ne voulons pas d'une réforme institutionnelle qui dénature la Ve République », assène Damien Abad. « Nous voulons une dose de proportionnelle très limitée, au maximum 10% et des députés ancrés sur le territoire », indique-t-il notamment.

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