04 décembre 2018

« C'est trop peu et c'est trop tard ! ». Deuxième Vice-président des Républicains, Damien Abad a réagi ce mardi midi, aux annonces du Premier ministre pour tenter de répondre à la colère des Gilets jaunes.

Qualifiant les annonces du Premier ministre de « petite ouverture qui ne correspond pas au sentiment de malaise des Français », pour Damien Abad « c'est trop peu et trop tard. Trop peu car les Français attendent des mesures de pouvoir d'achat définitives. Or, on est sur quelque chose de temporaire, de provisoire qui est juste là pour essayer d'apaiser les tensions mais pas de répondre au malaise des Français Cela veut dire qu'on reporte dans le temps », déplore le député de l'Ain qui rappelle la mesure immédiate exigée par les Républicains : « l'annulation pure et simple des hausses de taxes ». « Et c'est trop tard », ajoute Damien Abad « car la colère sociale s'est transformée en violence sociale.

« Nous voulions que le Gouvernement prenne des mesures définitives et qu'il comprenne la colère des Français. Nous demandions la suppression pure et simple des taxes sur les carburants, à ce que le Gouvernement revoit sa politique de hausse de la CSG car les oubliés ce sont également les retraités qui souffrent et doivent supporter cette hausse de la CSG sans compensation. Nous demandons à ce que des gestes soient faits sur les salaires car il y a un enjeu fondamental sur le pouvoir d'achat de celles et ceux qui travaillent», ajoute le Deuxième Vice-président des Républicains pour qui « le compte n'y est pas ».

Déplorant les « concertations de façade » engagées par le Premier ministre, lundi, notamment avec les dirigeants des Républicains, qui n'ont pas permis, en raison de la brièveté, de « pouvoir avancer et faire des propositions », Damien Abad pointe les réactions à contretemps du Gouvernement. « Il a commencé par caricaturer ce mouvement. Ensuite par le minimiser, à jouer la stratégie du pourrissement en disant matin, midi et soir qu'il ne changerait pas de cap, de trajectoire. Là, on fait un petit pas de côté en suspendant les taxes. Mais ce dont on a besoin ce n'est pas un pas de côté mais de changer de trajectoire politique et de comprendre qu'un pays qui met trop de fiscalité sur ses classes moyennes, ce sera un pays à feu et à sang ».

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