Damien Abad et Arnaud Danjean : « Electeurs de centre-droit, vous détenez le pouvoir démocratique »

Publié le 23/05/2019

Damien Abad, vice-président des Républicains et ancien député européen, et Arnaud Danjean, eurodéputé n°3 de la liste « Union de la droite et du centre », appellent dans cette tribune les électeurs centristes à voter pour la liste de François-Xavier Bellamy dimanche lors des européennes.

40 ans après la première élection européenne, l'année 2019 risque d'être marquée par un double échec : celui de l'abstention et celui du vote par défaut, provoqué par l'installation d'un duel artificiel entre « progressistes » et « populistes ». Démocrates et républicains, nous ne pouvons nous résoudre à cette fatalité. A quelques jours du scrutin européen, nous voulons nous adresser à ceux qui doutent : dimanche, vous avez le pouvoir d'oxygéner notre démocratie, la possibilité de desserrer cet étau mortifère pour la démocratie française.

Tout est fait depuis des mois pour enfermer le débat public dans cette polarisation. Illustration caricaturale de cette tactique délibérée, Mme Loiseau n'accepte de débattre en tête-à-tête qu'avec l'extrême droite ! Cette stratégie n'est pas seulement méprisante vis-à-vis du pluralisme politique, elle est dangereuse : en contournant délibérément les alternatives républicaines, la majorité actuelle prend la responsabilité historique d'ouvrir les portes du pouvoir, en Europe et en France, aux forces nationalistes qu'elle prétend combattre. Faire des extrêmes les uniques opposants pour mieux se valoriser d'être l'ultime rempart, c'est une stratégie pernicieuse déjà utilisée depuis les années 1980 par les socialistes. Que le pouvoir macronien en fasse la clef de voûte de sa campagne européenne en dit long sur la filiation politique entre le prétendu nouveau monde et les vieilles ficelles mitterrandiennes.

Depuis deux ans, nous, les Républicains, nous battons pour défendre une troisième voie. Dimanche, elle sera incarnée par la liste menée par François-Xavier Bellamy. Ce dernier s'inscrit dans la continuité d'une famille politique que nous défendons : celle qui a fondé l'Europe sans sacrifier les Nations. A la différence d'En Marche et de ses incantations, nos prédécesseurs démocrates-chrétiens se sont attelés à façonner l'Europe par des projets concrets, pragmatiques. Depuis son élection, Emmanuel Macron a enchaîné les discours et les envolées lyriques. Mais sans aucun résultat concret. Son seul projet fut une technocratique réforme de la zone euro, incompréhensible par les citoyens et accueillie avec suspicion par tous nos partenaires. Ce projet fut torpillé par ceux-là même (le premier Ministre néerlandais) que le président français nous présente aujourd'hui comme son principal allié « progressiste » !

Mis en échec à Bruxelles sur la réforme de la zone euro, notre pays le fut aussi sur la taxation des GAFAM et l'isolement guette sur chacun des grands dossiers. Trop d'arrogance du « nouveau monde », trop de stigmatisation et trop de peu de résultats domestiques. En Europe, pour prétendre au leadership, il faut déjà en avoir fait la preuve chez soi. Et commencer par comprendre et respecter les positions des autres et non les mépriser et les contourner.
Il faut être lucide, notre pays ne pourra pas changer l'Europe tant qu'il en restera l'homme malade. Emmanuel Macron avait promis de transformer notre Etat afin qu'il soit plus efficace. Deux ans plus tard, nous ne respectons toujours pas le pacte de stabilité et de croissance. 55% du déficit de la zone euro est de notre fait. Nos prélèvements obligatoires ont franchi le seuil des 1.000 milliards. Notre dette s'approche dangereusement du montant de notre PIB. Nos finances publiques sont historiquement fragilisées. « Quand la France s'enrhume, l'Europe prend froid » enseignait Metternich aux Européens. Aux électeurs du centre droit, nous le répétons : nous ne pourrons refonder l'Europe sans rétablir la France.

Face à ce double enjeu, à la fois national et européen, la droite et le centre ont fait le choix de s'unir. Nous avons changé de visage : en faisant confiance à de jeunes candidats, Républicains et Centristes ont fait le pari de l'avenir. Contrairement aux caricatures, nous restons attachés au projet européen. Mais nous sommes profondément convaincus que l'Europe doit s'adapter aux défis de son temps. Les nouveaux enjeux, écologiques, commerciaux, migratoires, sécuritaires n'étaient pas ceux auxquels étaient confrontés les pères fondateurs, ni même les responsables des années 1980. Parce qu'il faut regarder le monde en face, l'invocation des grandes figures historiques de la construction européenne et l'agitation de la menace populiste ne peuvent être les seules forces motrices d'une ambition renouvelée pour notre continent et les Nations qui le composent.

L'année 2019 porte un double héritage : celui de 1939 et de 1979. 40 ans après le début de la guerre fratricide en Europe, nos parents répondaient à leurs aînés par la démocratie. 40 ans après la première élection du parlement européen au suffrage universel, dimanche, honorons leur vision : faisons vivre le pluralisme et donnons une chance au vote par conviction, non par défaut !

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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