27 janvier 2018

« La solidité d'une famille se mesure à l'aune des difficultés qu'elle rencontre. Ce Conseil national est la démonstration de notre solidité ».

Président du Sénat et sage parmi les sages de notre famille politique, Gérard Larcher, qui a participé de bout en bout au Conseil National qui s'est déroulé ce samedi à la salle de la Mutualité (Paris), a tenu à remercier les cadres nationaux qui sont restés debout dans les tempêtes électorales de 2017. « Merci d'avoir résisté, d'avoir tenu, d'être toujours aussi nombreux, prêts à relever le défi de la reconstruction de notre famille politique », apprécie le sénateur des Yvelines persuadé que l'action politique que notre famille va mettre en œuvre « permettra de reconstruire une opposition organisée, claire, volontaire qui correspond à cette certaine idée que nous nous faisons de la France ».

Se plaçant comme « un militant parmi les militants (qui) reste naturellement parmi vous », Gérard Larcher encourage le débat d'idées au sein de notre famille. « Le débat est vivifiant, enrichissant, il ne doit jamais être déchirure », juge le président du Sénat.

Alors que devrait s'ouvrir un débat au Parlement sur la réforme constitutionnelle et institutionnelle proposée par Emmanuel Macron, Gérard Larcher, particulièrement sensible à la voix des territoires et à tout ce qui peut « renouer la confiance entre les citoyens, les élus et les territoires », est cependant préoccupé par la fracture entre les citoyens et les élus mais également par la mise à l'écart des territoires, cette France qu'il qualifie de « France d'à côté. Celle qui ne sent plus dans le jeu. Tant de nos compatriotes ont le sentiment qu'ils ne comptent plus. Ils comptent les rideaux fermés des centres-bourgs et des centres-villes. Ils attendent encore un réseau de téléphone portable convenable. Ils ont le sentiment d'être mis définitivement à coté et que décidément le pouvoir ne s'intéresse qu'à quelques métropoles puissantes », témoigne Gérard Larcher.

Quant à la défiance entre le pouvoir et les citoyens et entre les citoyens et les élus, « une grande démocratie ne peut plus accepter cette fracture », estime le président du Sénat constatant combien dans notre pays « le régalien est à la peine. La crispation de l'administration pénitentiaire et l'état de nos prisons en est un symptôme », relève Gérard Larcher pour qui la réforme constitutionnelle et institutionnelle doit être l'occasion de retrouver l'équilibre entre le pouvoir, les territoires et les élus. Cela ne peut pas être un marché de dupes mais un débat pour permettre de renouer la confiance », espère-t-il.

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