13 février 2016

« Champion des impôts, champion du chômage, champion de la dette, champion des apparences avec Macron en tête de gondole qui parle mais n'agit pas, mais aussi champion des promesses abattues par la réalité… ».

Ancien Premier ministre, François Fillon a profité du Conseil national pour dire tout le bien qu'il pensait de la politique menée par François Hollande.

« Plutôt que remanier son gouvernement, il aurait dû remanier depuis longtemps sa politique », juge François Fillon constatant combien « notre nation, au bord de la révolte, s'enfonce ». Et d'évoquer ces « agriculteurs performants » qui travaillent 90 heures sans pouvoir se verser de salaire la fin du mois ; ces entrepreneurs et artisans « qui paient tellement de cotisations, d'impôts et de taxes que leur revenu est inférieur au SMIC » ; ces habitants « dans nos cités, au bord de l'explosion ».

Accusant François Hollande de n'avoir « aucune vision de l'Europe », déplorant que la France soit en panne économique alors que tous les autres pays européens ont redémarré, François Fillon pointe une autre faiblesse du président de la République : « ne pas s'être donné tous les moyens de détruire l'Etat islamique ».

Favorable à la déchéance de la nationalité des terroristes parce qu' « il ne faut pas de pitié pour ceux qui sont sans pitié », François Fillon critique les « improvisations » de François Hollande. « Ce que je n'accepte pas c'est qu'on touche à notre Constitution pour rien, pendant qu'on occulte les vrais problèmes. Les vrais problèmes, c'est l'efficacité de notre lutte contre l'Etat islamique en Syrie ; c'est le renforcement de nos dispositifs de sécurité et de renseignement qui ont montré des failles ; c'est le combat contre le salafisme qui ronge l'islam en France ; c'est la bataille contre le chômage de masse qui mine notre jeunesse », énumère François Fillon.

Pour lui, la ligne politique est « claire » : battre « impérativement la gauche et changer ce système économique et social qui nous tue à petit feu ». La solution ? « Faire confiance à la liberté qui est la première valeur de notre devise et l'étincelle du progrès, créer une France productive, une France du plein emploi ».

Cela passe, selon François Fillon, par des mesures radicales : baisse du coût du travail, généralisation de l'apprentissage, réforme de l'assurance-chômage, dégressivité des allocations chômage, baisse des charges, baisse des impôts, réduction du nombre de fonctionnaires…
« Tout cela est radical parce que la situation est radicalement bloquée », convient François Fillon qui veut également renforcer l'autorité républicaine et rappeler « que nous sommes tous Français et tous égaux ».

Aux yeux de l'ancien Premier ministre, « les derniers arrivants ont des devoirs avant de réclamer leurs droits ». Et de proposer de réduire l'immigration « à son strict minimum » par l'organisation de quotas.
L'horizon 2017 François Fillon le voit sereinement et positivement pour notre famille politique et pour notre pays qui pourra « effectuer son retournement en deux ans, se redresser en cinq ans et, en l'espace de dix ans, la France peut être la première puissance européenne », assure-t-il.

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