L'abandon d'ASTRID serait une faute

Publié le 30/08/2019

En ma qualité de député, et au moyen de l’instrument parlementaire de contrôle de l’activité du gouvernement que constitue la question écrite, j’alerte ce jour Madame la Ministre de la Transition écologique et solidaire sur les lourdes conséquences pour l’avenir énergétique de notre pays d’un abandon du projet ASTRID et avec lui de toute ambition nationale en matière de réacteurs nucléaires de quatrième génération. Initiée dès 2006, sous la présidence de M. Jacques CHIRAC, et engagée en 2010 sous la présidence de M. Nicolas SARKOZY, la recherche dans le cadre du projet ASTRID témoigne d’un engagement français à innover pour tendre vers une génération de réacteurs à neutrons rapides (RNR), plus performants, à même de réutiliser les matières radioactives actuellement stockées. ASTRID porte donc une double ambition : la production d’une électricité de qualité aux hauts standards de sûreté et le traitement de matières radioactives produites par le parc nucléaire historique. Face au défi que constitue le réchauffement climatique et la priorité que doit être la définition rapide d’un mix énergétique propre, la France doit capitaliser sur son avance en matière nucléaire pour être à l’avant-garde d’un modèle de production énergétique en phase avec les accords de Paris et non renoncer à celle-ci !

La recherche conduite avec ASTRID doit permettre à la France de trouver un avenir aux déchets radioactifs. Si Cigéo, centre de stockage profond de déchets radioactifs, est aujourd’hui un mal nécessaire face à l’absence de solution technologique alternative, notre capacité demain à réutiliser la matière radioactive apportera une meilleure réponse sur le plan environnemental. Renoncer à cela est à contre-courant des exigences de notre temps.

Alors que, selon la Cour des Comptes, la France a investi près de 738 millions d’euros sur ASTRID, l’abandon du projet de construction d’un réacteur prototype, dont semble témoigner la fermeture de la cellule en charge de la coordination du programme, serait un véritable renoncement à porter une ambition en matière d’énergie nucléaire, rompant ainsi une tradition française, vecteur d’indépendance énergétique et donc de puissance, bâtie par le Général DE GAULLE.

Sur un sujet aussi stratégique qui a longtemps fait l’objet d’une concorde nationale, le gouvernement ne saurait avancer en catimini sans en informer explicitement la représentation nationale. Aussi, parce qu’un besoin de clarté est devenu indispensable, je demande au gouvernement d’exprimer clairement ses intentions à l’égard du projet ASTRID et de l’avenir du nucléaire dans notre pays.

Raphaël SCHELLENBERGER
Député du Haut-Rhin
Chargé de l’Energie au sein de l’équipe thématique Les Républicains

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