Combattants de Daesh au Levant : les « revenants » ne doivent pas revenir !

Publié le 31/01/2019

Ces dernières années, de nombreux Français ont rejoint les rangs de l’Etat islamique au Levant. Acquis à la cause salafiste et portés par la volonté de contribuer au djihad armé, ils se sont rendus tristement célèbres par leurs exactions commises contre les populations locales pour imposer l’ordre tyrannique de Daesh. Ils voulaient aussi mettre la France à genoux.

Certains d’entre eux, utilisant les réseaux sociaux, ont largement diffusé leur propagande visant à encourager de jeunes Français à les rejoindre ou à commettre des attentats sur notre sol, par tous les moyens.

Aujourd’hui, un certain nombre de ces individus dangereux, capturés en Syrie sont détenus par les forces kurdes. Le désengagement américain du Levant pose la question du devenir de ces prisonniers qui pourraient revenir en France, comme vient de le confirmer le Premier ministre.

Je rappelle qu’il s’agit de criminels, d’ennemis de la République, et que la menace terroriste reste élevée en France.

Le chef du Gouvernement annonce donc que ces détenus « seront judiciarisés s'ils reviennent en France ». Mais il faut dire la vérité aux Français.

Car peut-être seront-ils échangés avant ce retour par les milices contre des prisonniers kurdes retenus par Daech ? Par ailleurs, la réponse judiciaire envers les « revenants » majeurs est tributaire de la preuve. Ils tenteront tout pour minimiser leur rôle. Un dossier judicaire fragile, c’est une condamnation faible assurée et un retour dans la société à brève échéance.

Le gouvernement considère qu’« ils sont Français avant d’être djihadistes ». Je crois l’inverse, comme en témoigne leur engagement dans une cause qu’ils ont placée au-dessus de tout. Ils ont fait un choix en connaissance de cause dont ils doivent assumer pleinement les conséquences.

Enfin c’est un problème dont l’Europe doit se saisir car les djihadistes comptent de nombreux européens dans leurs rangs : la Charte de Londres et le Statut de Rome le permettent. Nous parlons ici de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. L’organisation d’un grand procès international de type Nuremberg s’impose.

Dans ce dossier, la volte-face du Gouvernement n’est que le marqueur de la faiblesse de sa politique étrangère au Levant.

Non, ils ne doivent pas revenir en France !

Pascal ALLIZARD
Sénateur du Calvados

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Non aux régularisations Macron !

Il n’y a jamais eu autant d’immigrés en France. Au cours de la première année du mandat d’Emmanuel Macron, la France a délivré 262 000 titres de séjour, un record depuis 43 ans. De surcroît, notre pays a régularisé 180 000 immigrés clandestins depuis 2012.
Nous apprenons que le gouvernement prépare la régularisation de 10% des sans-papiers présents en France. Le gouvernement refuse de confirmer ou d’infirmer cette information. Les Français ont le droit de savoir combien de clandestins seront admis à séjourner en France.
Revenons au bons sens : l’immigration illégale est illégale et il ne peut y avoir de prime à l’illégalité. Quand une personne entre illégalement en France, elle ne doit pas y rester.

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