13 juin 2018

« En France nous avons un maquis d’aides sociales et bien souvent elles n’orientent pas vers le travail, vers la reprise du travail. Les aides doivent être claires ». Président du groupe "les Républicains" au Sénat, Bruno Retailleau, invité de la matinale de Sud Radio ce mercredi matin, a plaidé pour « une allocation unique et responsabilisante » et pour qu’il y ait « toujours un écart entre les revenus du travail et les revenus de l’assistance ».

Qualifiant de « mise en scène » la sortie médiatique particulièrement soignée d’une petite phrase d’Emmanuel Macron considérant que les aides sociales coûtaient « un pognon de dingue », Bruno Retailleau distingue les « actes de communication » d’Emmanuel Macron et ses « actes politiques vraiment posés ». Préférant les faits aux constats, Bruno Retailleau est plus que réservé sur la méthode Macron comme en témoigne ce qui se prépare sur la réforme de la retraite.

« Quand Emmanuel Macron dit qu’il n’est pas question de repousser l’âge légal de départ à la retraite qui est de 62 ans et qu’en même temps il maintiendra les pensions, c’est faux. Avec l’allongement de l’espérance de vie constatée en France et en Europe, c’est une tromperie que de dire que l’on peut faire les deux à la fois ».

Interrogé sur l’Aquarius et les 629 migrants à son bord bloqués entre les côtes maltaises et italiennes, Bruno Retailleau se demande où est réellement le cynisme qu’adresse Emmanuel Macron à l’Italie. « Emmanuel Macron a porté une accusation très grave sur l’Italie. Il dénonce le cynisme de l’Italie et en même temps il refuse l’accès en France. C’est une tartufferie extraordinaire et c’est la faiblesse de l’Europe », constate Bruno Retailleau pour qui « les questions migratoires, des frontières, d’une Europe qui protège seront au cœur de l’élection européenne ».

L’occasion pour Bruno Retailleau de souligner qu’il participe avec Force Républicaine à la réflexion sur le projet européen des Républicains dont les fondations seront posées le 30 juin prochain à Menton, lors d’un Conseil national dédié.

« Nous voulons une Europe qui porte un projet de civilisation avec nos valeurs et un projet de protection sur l’immigration, sur les emplois, cette Europe qu’Emmanuel Macron ne veut pas » , observe le sénateur "les Républicains" de Vendée qui prend toute sa part à la reconstruction de notre famille politique

« Nous avons besoin de nous redéfinir et de faire des propositions sur tous le sujets qui concernent au quotidien la vie des Français. Penser ainsi aux Français c’est reconstruire une droite avec de vraies valeurs. Et c’est à partir des idées que l’on va pouvoir combattre nos adversaires politiques », note-t-il.

Lors de cette interview, Bruno Retailleau a évoqué la programmation du chanteur pro-djihad Medine au Bataclan en octobre prochain. « Programmer un chanteur qui fait l’éloge du djihad pratiquement trois ans, jour pour jour, dans cette salle qui a vu le massacre de 90 personnes, c’est une profanation. Ces morts français, la nation entière leur doit le respect. Et que dit le chef de l’État ? » interroge le président du groupe "les Républicains" particulièrement étonné du silence du président de la République.

>> Réécouter l'interview sur SudRadio.fr

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