07 novembre 2018

Des aides pour les automobilistes qui feraient plus de 30 kilomètres par jour, des chèques énergie, des chèques carburant... Ces propositions du Gouvernement devant l'exaspération des Français confrontés à la hausse des taxes sur les carburants décidées par l'exécutif sont pour Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat, autant de « fausses pistes ».

« Les Français sont en colère car ils ont le sentiment d'avoir été piégés et trompés. Piégés parce que la ponction du pouvoir d'achat quand on roule au diesel et on se chauffe au fuel c'est énorme ! Cela représente jusqu'à 700 euros. Et on va faire payer la transition écologique par ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture et, bien souvent, par des personnes modestes. Les Français sont également trompés car on les a encouragés à rouler au diesel parce qu'il produisait moins de carbone que l'essence », relève le sénateur les Républicains de la Vendée.

La solution ? Bruno Retailleau avance la proposition des Républicains qui est de demander au président de la République de renoncer à cette taxe. « Et on ne va pas, pour atténuer des taxes, créer des subventions ou créer des chèques qui, eux-mêmes, susciteront de nouvelles taxes », ajoute le patron des sénateurs les Républicains.

« Il y a un an - rappelle-t-il - le Sénat avait refusé de voter la trajectoire de cette fiscalité. Les Français n'ont encore rien vu par rapport à la ponction du pouvoir d'achat. Il va y avoir un triplement des taxes sur le diesel », alerte-t-il. Raison pour laquelle, dans la discussion sur le projet de loi de finances 2019, « nous annulerons la taxe, sa trajectoire et, en même temps, nous allons proposer d'affecter les fruits de cette taxe à la seule transition écologique », précise le président du groupe les Républicains au Sénat.

Interrogé sur la situation d'Asia Bibi, cette chrétienne pakistanaise condamnée à mort pour blasphème envers l'islam après avoir pris de l'eau dans un puits réservé aux musulmans, Bruno Retailleau demande à ce qu'elle bénéficie de l'asile politique en France. « Si elle souhaite venir en France, elle doit être la bienvenue », estime Bruno Retailleau, qui réclame « solennellement » au président de la République « d'agir auprès du Pakistan. » L'occasion de s'étonner du silence du Gouvernement et notamment de Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat chargée de la Lutte contre les discriminations. « Le sort que l'islam radical fait aux femmes devrait, pour toutes celles qui se prétendent féministes, être en haut de leurs priorités », glisse Bruno Retailleau.

Questionné sur l'« itinérance mémorielle » du chef de l'Etat dans le cadre des commémorations de l'armistice du 11 novembre 2018, Bruno Retailleau estime qu'elle est positive sur un point. « J'ai toujours considéré qu'on ne pouvait pas construire l'avenir dans l'oubli. C'est pour cela que l'opposition monde nouveau et ancien monde est totalement inopérant. »

Alors que le Gouvernement envisage d'amender la loi de 1905 pour adapter l'islam à la République, Bruno Retailleau y est défavorable. « Ce serait un mauvais signal parce que l'on va poser des contraintes toujours plus fortes aux religions qui ne posent pas de problème comme le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme... Il faut faire respecter la République en appliquant le principe de la laïcité », insiste-t-il.
Raison pour laquelle le président du groupe les Républicains au Sénat propose que l'on considère comme un délit le port de la burqa et que les allocations familiales soient retirées aux récidivistes.

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