Bruno Retailleau : « Un débat a été totalement exclu du champ de la démocratie, celui de l'immigration »

Publié le 04/04/2019

Comme de très nombreux élus des Républicains, Bruno Retailleau, invité ce jeudi matin de Radio Classique, s'impatiente de la sortie du grand débat transformé en grande opération de communication d'Emmanuel Macron. Il réclame de « vrais choix » et « maintenant ».

S'il « valait mieux débattre que se combattre dans la rue », Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat, s'impatiente alors que le grand débat, censé être terminé, joue les prolongations avec les déplacements présidentiels. « Il faut maintenant en sortir par de vrais choix », lance le sénateur, invité ce jeudi matin de Radio Classique, reprochant à Emmanuel Macron d'avoir fait de ce grand débat « une grande opération de communication. C'est, peut-être, ce qui a rétracté un certain nombre de Français », observe-t-il.

Constatant « une accumulation de malaises » dans la société française, Bruno Retailleau estime qu'« on ne parviendra pas à rendre du pouvoir d'achat si on ne baisse pas les impôts. Et pour baisser les impôts, il faut tenir un langage de vérité aux Français. Il faut baisser la dépense publique », souligne-t-il tout en faisant remarquer que « l'économie française, aujourd'hui, ne produit plus assez de richesses pour élever le niveau de vie des Français. Quand on se compare à nos voisins européens, notre niveau de vie est en train de décrocher. On l'a maintenu artificiellement avec un haut niveau d'endettement et de dépenses publiques », note-t-il.

Le président du groupe les Républicains au Sénat veut également mettre sur la table « le sujet du travail ». « Parmi les grands pays occidentaux, nous sommes celui qui travaille le moins. Le départ de l'âge de la retraite, les 35 heures, si on ne les traite pas, il faut assumer et dire aux Français que l'on va vers un appauvrissement collectif », prévient-il.

Bruno Retailleau observe aussi qu'« un débat a été totalement exclu du champ de la démocratie, celui de l'immigration qui a profondément modifié la société française. Partout, en Europe, la question de la dépossession identitaire est au cœur des grandes angoisses. Il faudra la traiter. Le malaise démocratique vient du fait que les Français qui les gouvernent sont insensibles à leurs souffrances et ont écarté, parce que c'est politiquement incorrect, un certain nombre de débats et de sujets », remarque-t-il, se montrant « favorable à un référendum pour que le Parlement, chaque année, puisse voter des quotas d'immigration. Cela serait démocratique ».

À sept semaines des élections européennes, Bruno Retailleau salue « le très beau début de campagne » de la liste des Républicains conduite par François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean.

Entre le choix de Marine Le Pen « qui est le retour en arrière, la dislocation de l'Europe, ce qui serait terrible pour la France et notamment pour les plus fragiles des Français et le choix de Nathalie Loiseau, ancienne directrice de l'ENA, qui conduit une liste méli-mélo qui n'exprime aucun sens, qui est une fuite en avant fédérale », Bruno Retailleau soutient de toutes ses forces la liste des Républicains. « Avec François-Xavier Bellamy, nous sommes la seule liste à vouloir faire avancer l'Europe dans le bon sens, une Europe des nations, une Europe qui va se définir par rapport à une histoire, une géographie, des frontières, qui nous préserve de la concurrence sauvage, qui nous préserve du choc migratoire. Je pense que cette idée-là, beaucoup de Français peuvent s'y reconnaître », souligne le sénateur de la Vendée.

Persuadé que c'est « par le langage de la raison et de la vérité », que la droite convaincra les Français, Bruno Retailleau a ensuite évoqué son dernier livre Refondation (éditions de L'Observatoire) qu'il présentera et autour duquel se déroulera le seizième Rendez-Vous des idées, mercredi 24 avril prochain au siège national (18h30), à l'invitation de Laurent Wauquiez, président des Républicains et de Guillaume Larrivé, Secrétaire général délégué en charge du projet et initiateur du Rendez-vous des idées.
 

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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