Bruno Retailleau : « La France sans l'Europe de Marine Le Pen et l'Europe sans la France d'Emmanuel Macron sont deux impasses »

Publié le 12/02/2019

Invité ce mardi matin de France Inter, Bruno Retailleau a défendu la vision des Républicains pour les prochaines élections européennes : celle d'une Europe puissante sur l'essentiel, démocratique, protectrice et qui s'appuie sur les nations.

« Quand va-t-on parler de l'Europe ? » « Agacé » de voir un système politico-médiatique « verrouiller le débat », déplorant voir « revenir le temps du débat où l'on n'écoute pas les arguments de l'autre », Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat, a profité de son passage, ce mardi matin, au micro de France Inter pour évoquer les élections européennes du 26 mai prochain et défendre la vision des Républicains qui sera incarnée par le trio François-Xavier Bellamy-Agnès Evren-Arnaud Danjean.

« Nous voulons incarner une voie médiane entre deux voies radicales. La France sans l'Europe de Marine Le Pen, c'est-à-dire, plus d'Europe du tout. Et l'Europe sans la France d'Emmanuel Macron qui va vers le fédéralisme, c'est-à-dire, d'une Europe sans démocratie. Ce sont deux impasses », assure Bruno Retailleau qui rappelle la voie empruntée par les Républicains. « Notre vision est celle d'une Europe qui permette à la démocratie de vivre. Et la démocratie vit non dans un mécano institutionnel qu'est la Commission européenne mais dans les nations ».

Le sénateur de Vendée souligne également que les Républicains partagent cette volonté avec le PPE de « réconcilier l'Europe avec les nations ». Et également cette idée d'« une Europe puissante sur l'essentiel et non tracassière sur le détail ; d'une Europe démocratique qui se fait sur l'intergouvernemental car pour l'instant il n'y a pas de peuple européen ; d'une Europe protectrice de nos emplois face à la concurrence internationale, à la désindustrialisation ».

Les tensions actuelles entre l'Italie et la France sont, aux yeux de Bruno Retailleau, le parfait exemple de ces « deux impasses » que les Républicains dénoncent. Si Luigi Di Maio, le Vice-président du Conseil italien a fait une « vraie faute » en venant soutenir des gilets jaunes en France, Bruno Retailleau estime que « les torts sont partagés ». « Entre Di Maio, Salvini et Emmanuel Macron, il y a une sorte de jeu de rôles pour essayer de faire croire que l'Europe serait ces deux impasses avec, d'un côté, les européistes et de l'autre les nationalistes. Emmanuel Macron tente de faire vivre une opposition manichéenne qui est dangereuse pour l'Europe car l'Europe est au bord de la dislocation », alerte le président du groupe les Républicains au Sénat.

Interrogé sur la crise des gilets jaunes, Bruno Retailleau souhaite une issue rapide et concrète au grand débat. « Le risque du débat est qu'il s'embourbe dans des propos contradictoires et qu'il se focalise sur la figure du chef de l'État qui a tendance à admirer son reflet dans le miroir des écrans de télévision », pointe Bruno Retailleau qui marque son hostilité à tout référendum convoqué le dimanche des élections européennes. « On ne peut pas jouer les élections européennes à la roulette russe », réagit-il, préférant qu'un référendum soit convoqué spécifiquement « sur des vrais sujets. Cela aurait du sens », ajoute-t-il prenant exemple sur deux sujets qui lui semblent importants : les retraités et l'immigration. 

Concernant les retraités, il y a, selon lui, un « choix » à faire. « Soit on garantit le pouvoir d'achat des retraités mais il faut alors augmenter progressivement l'âge de la retraite. Ou on n'augmente pas l'âge de départ à la retraite mais, en contrepartie, ce sera la capitalisation », pose-t-il.

Et pour l'immigration, la question pourrait porter sur la nécessité d'un débat au Parlement pour « faire en sorte que, chaque année, le Parlement puisse débattre de plafonds. Ce sujet a beaucoup impacté la société française et on l'a retiré de la délibération du peuple français », déplore Bruno Retailleau.

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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