Arnaud Danjean à France Inter : « Nous voulons que l'Europe respecte l'identité des nations »

Publié le 06/02/2019

Arnaud Danjean, député européen depuis 2009, membre du trio tête de liste des Républicains aux élections européennes aux côtés de François Xavier Bellamy et Agnès Evren, était ce mercredi matin l'invité politique de France Inter. L'occasion de défendre le projet politique européen de notre famille politique.

« Nous prônons une Europe plus forte. Nous croyons à la nécessité du projet européen mais nous ne sommes pas naïfs sur les limites de ce projet européen. Nous voulons que cette Europe respecte l'identité des nations. Nous sommes pour une Europe qui s'occupe le plus efficacement possible des sujets dont elle doit avoir la maîtrise parce qu'il y a des grands défis mondiaux qui requièrent un projet européen et il y a beaucoup de projets qui doivent tomber dans la subsidiarité... »

Député européen et n°3 de la liste des Républicains aux prochaines élections européennes, Arnaud Danjean a profité de son invitation ce mercredi matin à France Inter pour décliner le projet politique européen des Républicains. « Notre liste n'est pas fédéraliste et ne prône pas toujours plus d'Europe dès qu'un problème se pose. Notre liste est conforme à la ligne de la droite française républicaine : pro-européenne, euro-réaliste et euro-pragmatique. Cela a toujours été la vision de la droite républicaine avec des sensibilités à l'intérieur mais qui sur l'essentiel se réunit », souligne le natif de Louhans (Saône-et-Loire) qui y voit « une différence majeure avec tous ceux qui sont à notre droite et qui sont anti-européens, europhobes et qui veulent détruire l'Europe de l'intérieur alors que nous voulons l'améliorer, la rendre plus performante. Mais également avec les forces politiques au centre et à gauche qui, à chaque problème qui se pose, veulent toujours plus d'Europe ».

Du « trio représentatif de ce qu'est notre famille politique », Arnaud Danjean souligne les qualités de la tête de liste des Républicains, François-Xavier Bellamy « extraordinairement à l'écoute, avec qui on a des dialogues extrêmement fructueux. Ce sont des qualités fondamentales non seulement dans le débat public français mais également au niveau européen », apprécie le député européen « car à Strasbourg et Bruxelles, face à 700 députés, il faut beaucoup d'humilité ».

Et cette humilité-là, Arnaud Danjean la cherche dans le comportement d'Emmanuel Macron qui a beaucoup clivé sur l'Europe. « On ne gagne rien à mépriser et à diviser les Européens. Il faut être ferme sur certains principes mais il faut toujours dialoguer. Si demain on veut construire une Europe plus forte, il faut parler à tout le monde en Europe et la politique de stigmatisation systématique faite par le président de la République française vis-à-vis d'autres dirigeants européens n'est pas saine », estime-t-il.

Ce comportement d'Emmanuel Macron a rapidement « choqué » le député européen les Républicains qui, « après les bouleversements de 2017 » confie avoir fait partie « de ces gens de droite qui étaient prêts à laisser sa chance à Emmanuel Macron. Au niveau européen le début d'Emmanuel Macron était plutôt porteur d'espoir. Mais j'ai été choqué par sa volonté de cliver en Europe, par cette croisade où il a défini le clan des progressistes contre les nationalistes. C'est faux car les clivages sont plutôt géographiques et reposent sur des traditions socio-culturelles, historiques », observe Aranud Danjean. « Ces clivages sont surtout très dangereux, y compris pour la démocratie française, car dire qu'"il y a les bons autour de moi et les autres ce sont les affreux" ou "c'est moi ou le chaos", c'est extraordinairement anti-démocratique », note-t-il.

Attaché à la diversité des opinions en Europe, Arnaud Danjean pense que ce clivage est également une « faute ». « Je ne pouvais pas suivre Emmanuel Macron sur ce chemin-là. Et ceux qui suivent Emmanuel Macron dans ce clivage européen commettent une erreur », ajoute Arnaud Danjean qui plaide « pour le respect des identités des pays » et le « dialogue ».

Quant à la situation politique française, « le mirage macronien s'est largement dissipé. Le gouvernement a pris des décisions néfastes en matières économique, sociétale, politique », constate Arnaud Danjean très confiant dans l'avenir des Républicains « qui ont vocation à incarner une alternative crédible, raisonnable, responsable et sans sectarisme ».

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Non aux régularisations Macron !

Il n’y a jamais eu autant d’immigrés en France. Au cours de la première année du mandat d’Emmanuel Macron, la France a délivré 262 000 titres de séjour, un record depuis 43 ans. De surcroît, notre pays a régularisé 180 000 immigrés clandestins depuis 2012.
Nous apprenons que le gouvernement prépare la régularisation de 10% des sans-papiers présents en France. Le gouvernement refuse de confirmer ou d’infirmer cette information. Les Français ont le droit de savoir combien de clandestins seront admis à séjourner en France.
Revenons au bons sens : l’immigration illégale est illégale et il ne peut y avoir de prime à l’illégalité. Quand une personne entre illégalement en France, elle ne doit pas y rester.

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