14 juin 2018

Secrétaire générale des Républicains et députée du Doubs, Annie Genevard était, ce jeudi, l'invitée de "Face aux chrétiens", interview assurée par La Croix, RCF radio, KTO TV et Radio Notre-Dame. L'occasion d'évoquer les sujets d'actualités (migrants, aides sociales, bioéthique) et la vie de notre famille politique.

Annie Genevard a tout d'abord critiqué le ton avec lequel Emmanuel Macron s'en était pris à l'Italie qui avait refusé d'accueillir 627 immigrés. « Nous ne pouvons plus accueillir tous les immigrés. 7 sur 10 n'ont pas droit à l'exil et le retour dans leur pays est impossible. Il faut avoir la liberté de dire ceux que l'on peut accueillir et ceux que l'on ne peut pas accueillir », a-t-elle notamment déclaré.

Revenant sur les propos du président de la République selon lequel "on met trop de pognon dans les minima sociaux et on déresponsabilise", la Secrétaire générale des Républicains remarque qu' « Emmanuel Macron aime à provoquer et n'est pas rassembleur. Il a un discours grossier et une manière choquante de parler de la pauvreté, ce qui correspond à 9 millions de personnes, alors que la bonne question est l'efficacité de l'aide publique ».

Sur la révision des lois bioéthiques, la députée "les Républicains" du Doubs critique la « parole très ambiguë du président Macron » et demande qu'on ne légifère pas sur la fin de vie avant d'avoir fait le bilan de la loi Claeys-Léonetti « qui n'a pas produit tous ses effets ».

Évoquant la PMA, la députée du Doubs a été claire, ce sera « non ». « Pour la PMA sans père, au droit à l'enfant il faut substituer le droit de l'enfant, et celui à connaître ses origines. C'est un droit imprescriptible », lance-t-elle.

Interrogée sur notre famille politique et son président, la Secrétaire générale des Républicains souligne que « Laurent Wauquiez est un chef courageux qui a de l'autorité, du charisme. Il faut se méfier des chefs improbables. Il a un effort à faire pour se faire connaître des Français », observe-t-elle. Annie Genevard a confirmé qu'aux prochaines élections municipales, il n'y aura pas d'accord d'appareil ni avec le Rassemblement national, ni avec La République En Marche, même si parfois des candidats LREM pourront se retrouver sur des listes conduites par "les Républicains".

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