Annie Genevard : « Notre ADN, c'est la laïcité »

Publié le 15/10/2019

Ce mardi matin, Annie Genevard, secrétaire générale des Républicains, députée du Doubs et vice-présidente de l'Assemblée nationale, était l'invitée de Sud Radio pour réagir à la polémique sur le port du voile des accompagnatrices scolaires, à la loi bioéthique ou encore à l'élection de Christian Jacob à la tête de notre famille politique.

Si Annie Genevard a dénoncé « la méthode du Rassemblement national qui était détestable », elle reconnaît que « sur le fond, on voit aujourd'hui que nous payons l'ambiguïté au sujet du voile » après qu'une mère voilée a été prise à partie par Julien Odoul au sein du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Et cette ambiguïté, la députée du Doubs l'a expliquée en retraçant l'historique des mesures prises en relation avec le port du voile à l'école. « Avec la circulaire Chatel, c'était clair : les mères accompagnatrices ne portaient pas le foulard lors des sorties scolaires. Najat Vallaud-Belkacem a ensuite autorisé le port du voile, laissant aux chefs d'établissement apprécier la situation, ce qui a abouti au psycho-drame que nous avons vécu cette semaine » a-t-elle détaillé.

Rappelant que le voile « est la marque d'un islam conquérant qui cherche à occuper l'espace public », Annie Genevard a demandé, de manière rhétorique, à ses intervieweurs : « faut-il vraiment se plier à un islam de plus en plus conquérant ? » Et, à ses yeux, la réponse est claire : « notre ADN, c'est la laïcité ».

Alors pourquoi une telle ambiguïté ? Pour la vice-présidente de l'Assemblée nationale, l'explication se trouve dans le fait que « la majorité est largement marquée à gauche sur ces questions ». Annie Genevard a ensuite détaillé tous les sujets sur lesquels la majorité de LaREM se situe à gauche de l'échiquier politique. « Toute une partie de la majorité pense qu'il n'y a aucun problème avec l'immigration, avec le droit d'asile, avec le voile à l'école... Une partie de la majorité nie une réalité qui pose de plus en plus de problèmes à la cohésion nationale. »

Interrogée sur la loi bioéthique, la députée du Doubs a expliqué qu'elle restait « opposée à la PMA ». Dénonçant que « l'intérêt supérieur de l'enfant » n'a pas toujours guidé les débats, elle souligne que « l'éviction du père est un sujet car l'enfant ignorera toujours la branche masculine de la filiation et, pour moi, c'est un problème ». Annie Genevard a également avancé un second argument de son opposition à ce projet : « dans cette loi, il ne suffit plus d'accoucher pour être mère. Ça heurte le bon sens ! » a-t-elle conclu.

Quant à l'éventuelle légalisation des mères porteuses, la députée du Doubs a rappelé qu'« il n'a pas fallu une journée sans que n'arrive dans le débat la GPA. L'enfant est le fruit d'un désir d'enfant et d'un projet parental. Pourquoi le projet de deux femmes ne conduirait pas au projet de deux hommes ? »

Interrogée enfin sur l'élection de Christian Jacob à la tête de notre famille politique, Annie Genevard se félicite du résultat et réaffirme que « dans la période que nous vivons chez les Républicains, l'expérience de Christian Jacob sera utile ». Rappelant qu'il est « un homme de consensus », notre Secrétaire générale a finalement tranché : « ne vous y trompez pas, c'est un homme de conviction ! »

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