Annie Genevard : « Remplacer les mentions "père" et "mère" par "parent 1" et "parent 2" est une décision affligeante ! »

Publié le 15/02/2019

Secrétaire générale des Républicains, Annie Genevard, invitée de LCP ce vendredi, a fustigé l'amendement voté dans le projet de loi "pour une école de la confiance" qui supprime, dans les documents administratifs, les mentions "père" et "mère" au profit de "parent 1" et "parent 2". Une décision « regrettable » et « triste ».

« Ils sont des symboles intemporels et d'unité autour desquels la Nation peut se rassembler ». Invitée ce vendredi après-midi de Parlement hebdo sur LCP, Annie Genevard, Secrétaire générale des Républicains, s'est félicitée que l'Assemblée nationale ait adopté en première lecture du projet de loi "pour une école de la confiance" un amendement des Républicains porté par Éric Ciotti rendant obligatoire la présence du drapeau français et des paroles de la Marseillaise dans toutes les classes, de la maternelle à la terminale.

La 1ère Vice-présidente de l'Assemblée nationale a également donné son avis sur deux autres amendements adoptés : le passage de la scolarité obligatoire de 6 à 3 ans et la reconnaissance de l'homoparentalité.

Concernant le passage de la scolarité obligatoire à 3 ans, la députée les Républicains du Doubs n'y est pas hostile « par principe car la réussite de l'enfant dépend de la précocité de l'acquisition de son vocabulaire ». Si cette mesure va concerner 20 000 enfants par an, Annie Genevard s'interroge cependant sur deux conséquences de cette disposition : la fatigue des enfants et l'aspect financier. « Les familles n'auront plus le choix de s'adapter au rythme d'un très jeune enfant », souligne-t-elle, déplorant également que la hausse de la scolarisation des élèves implique « un coût financier supplémentaire pour les communes qui doivent fournir des locaux, le matériel et l'accompagnement ». L'ancienne maire de Morteau qui évalue le coût financier à 800 euros par an et par enfant pour les collectivités locales, pointe également une « forme d'injustice ». « Les communes qui finançaient déjà la scolarisation dès 3 ans ne bénéficieront pas d'aides de la part de l'État, ce qui ne sera pas le cas pour les communes qui vont s'engager dès lors », fait-elle observer.

Concernant la reconnaissance de l'homoparentalité qui s'exprime par la disparition, dans les documents administratifs de l'Éducation nationale, des mentions "père" et "mère" qui seront remplacés par les mots "parent 1" et "parent 2", « la députée qui a proposé cet amendement l'a justifié en évoquant un "système arriéré" et de "schémas dépassés". Je trouve cela affligeant et absurde. Doit-on rappeler que ce modèle "arriéré" est celui de l'immense majorité des enfants qui peuvent effectivement nommer leur père et leur mère ? Pourquoi employer de tels propos inutilement blessants et excessifs ? », réagit la Secrétaire générale des Républicains.
« L'effacement dans les documents administratifs de "père" et "mère" me semblent regrettables et profondément tristes », appuie Annie Genevard soulevant le problème de la hiérarchie entre "parent 1" et "parent 2". « Qui va être le "parent 1" et qui va être le "parent 2" ? », interroge-t-elle.

La députée les Républicains du Doubs craint également que cet amendement prépare les débats futurs sur la loi bioéthique. « On va vers une indifférenciation sexuée des parents. Cela prépare les débats de la PMA sans père. Il ne s'agit pas de remettre en cause les choix des parents mais d'affirmer un modèle qui a fait ses preuves depuis le début de l'humanité », souligne Annie Genevard pour qui « vouloir imposer, par une minorité, sa loi à la majorité, cela pose problème ».

La 1ère Vice-présidente de l'Assemblée nationale constate que sur cette question comme sur de nombreuses autres, « le parti d'Emmanuel Macron s'affirme un peu plus chaque jour comme le continuateur du parti socialiste. Dépourvu de tout ancrage dans la réalité et incapable, par ce fait, de régler les véritables problèmes des Français, il s'évertue à en créer de nouveaux par pure idéologie ». 

Et d'espèrer que le Sénat, lorsqu'il sera saisi de ce texte et de ces amendements, « fasse sauter cette disposition ».

*Il s'agit de Valérie Petit, député LREM du Nord 

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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