12 septembre 2018

Vice-présidente de l'Assemblée nationale, Secrétaire générale des Républicains, députée de la 5ème circonscription du Doubs depuis 2012, Annie Genevard, pour le groupe "les Républicains", est candidate à la présidence de l'Assemblée nationale dont l'élection aura lieu ce mercredi après-midi après la séance de questions au Gouvernement.

Invitée de franceinfoTV, Annie Genevard a expliqué le sens de sa démarche.

Pour elle la désignation de Richard Ferrand à cette candidature par le groupe majoritaire n'offre pas toutes les garanties d'indépendance.

« Richard Fernand, explique Annie Genevard, est entré à l'Assemblée nationale en 2012. C'était un député discret, qui intervenait très peu. Son ralliement très tôt à Emmanuel Macron trouve aujourd'hui sa récompense. Emmanuel Macron fait le choix d'un très proche et cela illustre les craintes que nous avons d'une sorte de mise sous tutelle de l'Assemblé nationale par l'exécutif. C'est une erreur. L'indépendance du Parlement c'est la garantie du bon fonctionnement de la démocratie. Il faut que le président défende le travail parlementaire, c'est le sens de ma candidature », souligne la députée "les Républicains" du Doubs.

La vice-présidente "les Républicains" de l'Assemblée nationale redoute qu'avec Richard Ferrand on ait « une totale identité de vue avec l'exécutif et ce n'est pas le sens de nos institutions qui reposent sur la séparation des pouvoirs ». Et Annie Genevard de rappeler que « sous des gouvernements de droite, de grands présidents de l'Assemblé nationale comme Philipe Seguin et Jean-Louis Debré n'ont jamais hésité à pousser le coup de gueule contre le Gouvernement quand il le fallait. Je doute que Richard Ferrand soit sur cette ligne », glisse-t-elle.

« Jusqu'à présent le président de l'Assemblée nationale n'a pas suffisamment défendu l'institution qu'il présidait », observe la Secrétaire générale des Républicains, seule candidate officiant au perchoir en qualité de Vice-présidente de l'Assemblée nationale et ayant présidé de nombreuses séances. Annie Genevard fustige le « danger pour notre démocratie » que constitue l'antiparlementarisme, « mouvement qui a tendance à s'amplifier ». Et elle estime que « le rôle d'un président de l'Assemblée nationale est de faire en sorte que l'Assemblée nationale soit respectée et que par sa façon d'exercer sa fonction, par son exemplarité, par son indépendance, il doit rehausser le rayonnement et le prestige de l'Assemblée nationale et de montrer son utilité institutionnelle ».

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