31 juillet 2018

« Cela en dit long sur l'alerte que conduisent les partis d'opposition sur cette affaire et sur ce qu'elle révèle ».

Invitée ce mardi matin de France Inter, Annie Genevard, Secrétaire générale des Républicains et député du Doubs est revenue sur un « fait rarissime » : la discussion et le vote, ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale, de deux motions de censure, l'une déposée par le groupe "les Républicains" et la seconde par la gauche (PS, PCF et LFI).

« Ces motions de censure n'ont pas pour objet de renverser le Gouvernement mais de le contraindre à s'expliquer. Le Premier ministre va devoir s'expliquer sur l'affaire Benalla, et surtout sur le verrouillage qui empêche la vérité d'éclater », souligne la Vice-présidente de l'Assemblée nationale rappelant que « sans les révélations d'un grand quotidien du soir, les faits auraient été dissimulés ».

« Il est normal que l'opposition alerte les Français sur la façon dont le président de la République, Emmanuel Macron, conçoit son rôle », justifie la députée "les Républicains" du Doubs pour qui « cette affaire marque de graves dysfonctionnements ». Mais surtout qui « en dit long sur les risques qu'un pouvoir autocratique peut faire courir à la démocratie ».

« La concentration des pouvoirs ; la présence autour d'Emmanuel Macron d'un gouvernement largement inexpérimenté, peu politique ; un Parlement qu'on essaie de caporaliser ; des lois qui essaient de réduire la liberté d'expression ; une réforme constitutionnelle qui, si elle aboutissait, affaiblirait le Gouvernement..., tout cela éclate au grand jour à l'occasion de l'affaire Benalla », relève Annie Genevard soulignant le « fait important » : que « l'ensemble des partis d'opposition aient décidé d'une démarche identique, chacun avec ses mots ».

Reste une question pour laquelle Annie Genevard n'a pas encore la réponse : « Est-ce que le Gouvernement respectera nos institutions en répondant loyalement aux questions que posent l'affaire Benalla et l'attitude d'Emmanuel Macron ? »

Pour la Secrétaire générale des Républicains il reste encore beaucoup de zones d'ombre dans cette affaire Benalla où au fil des auditions, d'autres noms et d'autres faits apparaissent sur et autour des évènements du 1er mai. Dont une nouvelle vidéo attestant de l'intervention aux côtés des forces de l'ordre d'Alexandre Benalla et Vincent Crase au jardin des plantes. Mais également de la « production frauduleuse » de la vidéosurveillance et de son « instrumentalisation », pointe Annie Genevard réclamant l'audition d'Ismaël Emelien conseiller spécial d'Emmanuel Macron qui aurait disposé de cette vidéosurveillance.

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