16 avril 2018

Regrettant que l'on ait « abandonné les grands principes de l'interview politique » teintée de neutralité et d'objectivité de la part des journalistes qui a fait que « ces trois-là s'adressaient plus à eux-mêmes qu'aux Français qui étaient censés être éclairés », Annie Genevard, Secrétaire générale des Républicains, est restée sur sa faim à l'issue de l'interview du président de la République, dimanche soir.

Plaçant ce débat comme « le deuxième temps d'un plan de communication voulu », « paisible » sur TF1, « agressif » sur BFMTV, Annie Genevard a vu « la forme privilégiée sur le fond » dans un débat qui « n'était pas à la hauteur de la fonction présidentielle. »

Conséquence, « très peu d'annonces », relève Annie Genevard qui a réagi ce lundi matin au micro d'Europe 1. A l'exception, d'une « piste d'ébauche » pour la prise en charge de la dépendance par un jour férié travaillé, « ce qui constituerait un effort supplémentaire demandé aux Français », note la députée "les Républicains" du Doubs. Quant à la SNCF, « ce sont les Français qui paieront la dette à partir de 2020 avec un impact très probable sur la pression fiscale », avertit-elle.

Et en matière fiscale, Emmanuel Macron a marqué de son empreinte sa première année de présidence. « C'est 8 impôts nouveaux, 4,5 milliards d'euros de CSG en plus, 4 milliard d'impôts supplémentaires soit presque 9 milliards d'efforts supplémentaires demandés aux Français. Cela interroge et inquiète », relève Annie Genevard.

Sur les frappes opérées ce week-end en Syrie, « le soutien à la décision d'Emmanuel Macron n'est pas univoque. Elle posent des questions qui seront évoquées dans un débat légitime ce lundi à l'Assemblée nationale où pourront s'exprimer les sensibilités de tous les groupes politiques », remarque celle qui est également Vice-présidente de l'Assemblée nationale.

« Fallait-il intervenir hors d'un mandat onusien ? Les frappes punitives ont-elles montré dans le passé leur efficacité en matière dissuasive ? L'intervention a besoin d'être clarifiée sur les preuves. Il faut être très prudent car les conséquences peuvent être planétaires », souligne la Secrétaire générale des Républicains.

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