Annie Genevard : « Dans les moments difficiles, il faut être courageux, aller au combat et reconstruire »

Publié le 06/06/2019

Mercredi soir, Annie Genevard, secrétaire générale des Républicains, vice-présidente de l'Assemblée nationale et députée du Doubs, était sur le plateau de News et compagnie de BFMTV pour réagir à l'actualité de notre mouvement et notamment au départ de Valérie Pécresse.

« Une incompréhension totale. » C'est ce que ressent Annie Genevard après que Valérie Pécresse a annoncé quelques minutes avant qu'elle quittait les Républicains. La secrétaire générale de notre famille politique retrace en détail les jours qui ont précédé cette annonce : « dimanche soir, Valérie Pécresse nous expliquait que Laurent Wauquiez était le problème et qu'il devait partir. Laurent Wauquiez a choisi de se retirer pour laisser à sa famille politique toutes les chances de la reconstruction. Il est parti dignement. Hier encore, on la voit souriante aux côtés de Gérard Larcher, se félicitant de la démarche entreprise pour rassembler la famille de la droite et du centre. Et aujourd'hui, elle choisit de démissionner. Il y a véritablement un sentiment d'incompréhension qui domine. »

Pour Annie Genevard, la première des incompréhensions réside dans la motivation de ce départ : « la décision de Valérie Pécresse semblait être celle d'évincer Laurent Wauquiez pour apporter sa contribution, contribution qu'elle aurait quand même pu apporter avant » mais une fois Laurent Wauquiez parti, Valérie Pécresse ne s'investit pas dans le travail de refondation et d'élargissement qu'elle-même demandait...

Mais la vice-président de l'Assemblée nationale s'est dit encore plus « choquée » par les reproches faits aux Républicains de ne pas travailler sur certains sujets. Et Annie Genevard détaille : « Valérie Pécresse a donné trois exemples : les banlieues, les femmes et l'écologie. Sur la question des femmes et des banlieues, quand je pense aux risques qu'ont pu prendre certains élus comme Lydia Guirous sur la question du communautarisme ou le travail parlementaire réalisé par Valérie Boyer, je trouve ce reproche très injuste ».

Quant au reproche de « parti cadenassé » également formulé par Valérie Pécresse lors de l'annonce de son départ, Annie Genevard ne veut pas en entendre parler. « En qualité de secrétaire générale, je suis aussi en charge de la vie du parti. Lorsque Laurent Wauquiez est arrivé, il a proposé à Valérie Pécresse de prendre la tête du Conseil national, le parlement du parti. Ce n'est pas un parti cadenassé. À chaque fois que nous lui avons tendu la main, elle ne l'a pas saisie. » Pourquoi ? Pour Annie Genevard, la raison est simple : « en réalité, Valérie Pécresse voulait la disparition des Républicains au profit d'une autre structure ».

La secrétaire générale des Républicains considère que « ce spectacle montre le mauvais visage de la politique », ce qu'elle « déplore ». Mais Annie Genevard reste confiante pour l'avenir parce que « nous avons une histoire, une tradition, un ancrage local, une capacité à mobiliser » et que « cela ne peut pas être passé par pertes et profits ». Et de conclure en appelant à l'action : « dans les moments difficiles, il faut être courageux, aller au combat, rester et reconstruire. »

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Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
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