Agnès Evren : « Ce qui se joue aujourd'hui, c'est la survie de la droite »

Publié le 11/06/2019

Agnès Evren, présidente de la fédération Les Républicains (LR) de Paris, réagit pour le JDD aux départs de Florence Berthout, patronne du groupe LR du Conseil de Paris, et de Delphine Bürkli, la maire du 9e arrondissement. Et appelle chacun à « garder son sang-froid ».

La réunion des élus Les Républicains (LR) au Conseil de Paris était houleuse mardi matin. Le départ de Florence Berthout, la présidente de leur groupe qui a annoncé dans Le Parisien du jour quitter le parti pour En marche, ne passe pas. « Elle nous plante un poignard dans le dos et voulait quand même rester à la tête du groupe quelques jours de plus! Elle n'a même pas compris quand je lui demandé sa démission immédiate », tonne l'un des participants. Lundi déjà, Delphine Bürkli, la maire du 9e arrondissement de Paris qui a signé la tribune des 72 maires en faveur d'Emmanuel Macron publiée par le JDD, avait déjà officialisé son départ de LR.

Présidente de la fédération LR de Paris, Agnès Evren, qui vient d'être élue députée européenne après avoir été numéro 2 de la liste de François-Xavier Bellamy, appelle ses troupes à « l'unité et la fidélité ». Et redoute qu'Emmanuel Macron « affirme être le seul rempart contre Anne Hidalgo » à Paris.

Florence Berthout et Delphine Bürkli ont annoncé leur départ des Républicains ? Regrettez-vous des « désertions » pour reprendre l'expression employée par Nadine Morano dimanche sur Europe 1 ?

Je ne reprendrais pas ce mot. Tout élu a naturellement le droit de quitter son parti quand il le souhaite, dès lors qu'il ne se sent plus en accord avec la ligne définie. Je respecte les décisions personnelles des uns et des autres. Mais le faire au lendemain d'une déroute électorale par peur ne pas être réélu, c'est un manque de constance qui ne peut tromper personne. Il faut savoir garder son sang-froid. Changer d’étiquette ne nous rendra pas plus crédibles aux yeux des Parisiens. La vie politique est faite d'échecs et de succès. Dans les moments difficiles, l'unité et la fidélité nous permettra de se redresser.

Le paysage politique à Paris est-il en train de se remodeler ?

Les élections de 2017 ont déjà fait bouger les lignes à Paris et ont conduit à une recomposition politique. A la présidentielle et aux législatives, des fiefs historiques de la droite ont basculé. Aujourd’hui, cette recomposition s’amplifie. Ce qui n'est pas sain pour la politique en règle générale, c'est qu'Emmanuel Macron impose une bipolarisation excessive de la vie politique. « C'est moi ou le chaos », veut-il faire croire. Il orchestre son duel avec Marine Le Pen à l'échelle nationale, comme il l'a fait pour les européennes. A Paris, il pourrait le refaire, en affirmant être le seul rempart contre Anne Hidalgo.

Comment Les Républicains peuvent rebondir dans la capitale ?

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est la survie de la droite parisienne. Le débat démocratique a besoin de la droite à Paris et celle-ci a besoin d'un projet solide. Dès vendredi, je réunis les quinze groupes thématiques présidés par des élus pour travailler le fond. Nous ne reviendrons que par les idées. Il faut rester rassemblés et parler à tous nos électeurs - y compris ceux qui n'ont pas voté pour nous. Je viens d'être élue députée européenne, mais j'ai été élue par les adhérents parisiens de LR à la tête de la Federation et je leur resterai loyale. Nous n'avons pas disparu avec notre défaite électorale. Nous devons faire notre auto-critique : des forces centrifuges minent notre parti depuis des années. 

Que va-t-il se passer maintenant ?

Avant tout, nous allons élire un nouveau ou une nouvelle Présidente pour remplacer Florence Berthout à la tête du groupe LR du Conseil de Paris. Est prévue ensuite une commission d'investiture en vue des municipales. Mais, vu la situation au sein du parti, elle pourrait être repoussée à septembre. Paris est pourtant un enjeu majeur pour nous.

>> Lire l'interview sur LeJDD.fr 

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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