20 juillet 2018

Alors que les députés débattent du projet de loi constitutionnel "Pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace", Christian Jacob, président du groupe "les Républicains" à l’Assemblée nationale, a demandé au Premier ministre de venir s’expliquer devant la représentation nationale après les nouvelles révélations dans l’affaire Benalla, du nom du collaborateur d’Emmanuel Macron auteur de violences sur des manifestants le 1er mai à Paris.

« Nous sommes dans une situation d’une gravité extrême », estime Christian Jacob après avoir appris que trois policiers ont été suspendus dont un Contrôleur général et un Commandant chargé des relations avec l’Elysée pour avoir extrait des images de vidéosurveillance qui ont filmé la scène.

« On est là au cœur de l’Elysée, au cœur du ministère de l’Intérieur. C’est d’une gravité sans précédent. Cela veut dire que le président de la République, au mépris des fonctionnaires de police, des militaires de la gendarmerie nationale, s’entoure d’une équipe de barbouzes », tonne Christian Jacob ciblant les mensonges du ministre de l’Intérieur qui a expliqué, hier, jeudi, devant les sénateurs qu’il n’avait pas été informé.

« Ce n’est pas anecdotique qu’un ministre de l’Intérieur mente devant la chambre haute », s’indigne le député "les Républicains" de Seine-et-Marne.

« Vous voulez que l’on continue dans ces conditions à discuter sereinement de nos instituions ! C’est le cœur de l’Etat qui est atteint. C’est le cœur de l’Elysée. L’assemblée doit s’arrêter immédiatement. Le Premier ministre doit venir s’expliquer devant la représentation nationale. Jamais on ne reprendra les travaux dans d’autres conditions. Cela n’est pas possible. Tout cela est irresponsable », considère Christian Jacob, étonné du « mutisme », de la « tétanie » qui a gagnée tout l’exécutif.

Philippe Gosselin, député "les Républicains" de la Manche est revenu sur les mensonges du ministre de l’Intérieur, jeudi, devant le Sénat « qui a dit qu’il ne connaissait pas l’affaire alors qu’il avait un rapport sur son bureau depuis le 2 mai ».

Réclamant aussi la présence du Premier ministre « pour qu’il vienne s’expliquer devant la représentation nationale », Philippe Gosselin vise surtout « l’Elysée qui a couvert ce qui était indéfendable. Pourquoi l’Elysée a protégé, à ce point, un proche collaborateur du président de la République », interroge Philippe Gosselin qui a le sentiment, avec cette affaire, d’être « dans un roman policier avec des barbouzes dans tous les coins ».

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