20 avril 2017

« En cinq ans, qu'avez-vous fait contre le chômage ? Qu'avez-vous fait pour le pouvoir d'achat ? Qu'avez-vous fait pour notre compétitivité économique ? Qu'avez-vous fait pour notre agriculture, pour notre industrie ? »

Devant plusieurs centaines réunies jeudi soir à Rumilly (Haute-Savoie) pour soutenir avec Damien Abad, député et président du conseil départemental de l'Ain, la candidature de François Fillon, Bernard Accoyer, le Secrétaire général des Républicains a, dans un réquisitoire sévère, dressé le constat d'échec du quinquennat de François Hollande et de son double, Emmanuel Macron, dont personne n'oublie qu'il a été son principal conseiller pendant la campagne présidentielle de 2012 avant de rejoindre son cabinet à l'Elysée puis d'être nommé par son mentor ministre de l'Économie.

Un ministre de l'Economie, co-responsable du matraquage fiscal qui a assommé les ménages et paralysé l'activité des entreprises dès 2012. Un ministre de l'Economie dont la principale réforme se résume à la libéralisation des lignes de bus de longue distance, qui s'est terminée en véritable fiasco.

« 5 ans de renoncements, 5 ans de hausse du chômage et de la dette, 5 ans de matraquage fiscal, 5 ans d'effacement de la voix de la France en Europe et dans un monde dangereux. Vous avez laissé bafouer l'autorité. Vous avez laissé grandir l'insécurité dans nos quartiers et dans nos campagnes, laisser monter l'immigration clandestine et les communautarismes qui menacent la cohésion nationale. Où est la France quand la Russie et les Etats-Unis se disputent seules le sort de la Syrie et la paix dans le monde ? Où est la France quand le totalitarisme islamique se répand partout, jusque dans nos villes et nos villages », interroge Bernard Accoyer n'oubliant pas combien ce quinquennat Hollande-Macron a également « étouffé les familles au point que la seule courbe que vous soyez parvenu à inverser, c'est celle de la natalité. Une catastrophe pour l'avenir de la France et pour notre pacte social fondé sur la solidarité entre les générations », considère le Secrétaire général des Républicains pour qui ce diagnostic « est le constat de vérité sur l'état de la France. »

« Ce diagnostic lucide est celui de François Fillon qui porte le seul projet qui puisse sauver la France de la faillite », poursuit le député-maire d'Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie) qui considère que « notre beau pays a besoin de revenir sur quatre décennies au cours desquelles il a oublié les fondamentaux : la place de l'autorité ; celle de l'éducation et de la formation ; la place du travail, du mérite et de l'excellence ; l'exigence du contrôle des flux migratoires ; l'exigence de la sécurité ».

Voulant ouvrir les yeux des Français « sur les aventures sans retour et mortelles auxquelles voudraient les condamner l'extrême-droite de Marine Le Pen et l'extrême-gauche repeinte aux couleurs bobos de Jean-Luc Mélenchon » ainsi que sur « l'escroquerie, la tromperie d'un Emmanuel Macron qui cache de plus en plus mal le socialisme qui l'habite », Bernard Accoyer a souligné combien notre famille politique, Les Républicains, entendait rompre avec « une idéologie faite d'un collectivisme égalitariste émollient et d'une bien-pensance propagés par des pseudo-intellectuels ou des penseurs auto-proclamés qui n'étaient rien d'autre que des soixante-huitards reconvertis en bobos droits de l'hommiste, héritiers de cette culture marxiste de salon, ce poison du XXe siècle. »

Une façon pour Bernard Accoyer de « lever la confusion qui occulte la campagne et le débat démocratique crucial de cette présidentielle » et de mettre en avant « cette volonté pour que vive la France et qu'un seul homme porte et incarne, François Fillon. »

« Dans ces derniers jours, nous avons enfin pu parler de l'avenir de la France et du programme de François Fillon », confiait Damien Abad soulignant que de cette campagne, « il ressort trois choses essentielles. Il y a de la part des Français un fort désir d'alternance. Il y a aussi l'expression d'un désir de redressement de la France. Le projet de François Fillon correspond à ces attentes. Enfin cette campagne a permis de démontrer la stature d'homme d'État qui est celle de François Fillon. »

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