21 juillet 2015

Nous apprenons aujourd'hui, au détour d'une décision du Conseil d'Etat, que le financement de la campagne présidentielle de François Hollande soulève encore de lourdes interrogations, dont on attend toujours des réponses claires, argumentées et précises. De façon assez surprenante, des meetings de campagne de primaires ne semblent pas avoir été comptabilisés, tout comme l'inauguration du propre QG de campagne de François Hollande...

Les enquêteurs n'ont pas obtenu les pièces justificatives nécessaires sur plusieurs postes de dépense, pointant souvent le caractère "lacunaire" des factures transmises. Espérons qu'il ne s'agisse pas d'une nouvelle forme de "phobie administrative", maladie qui avait touché d'éminents ministres de François Hollande.

Au fond, il est surprenant que cela n'ait pas entraîné un recalcul des dépenses électorales par la CNCCFP. Des doutes sérieux pèsent désormais sur le respect du plafond de dépenses et du code électoral du candidat François Hollande.

Il ne saurait y avoir deux poids deux mesures entre les comptes de campagne du candidat élu et les autres. C'est le principe même d'égalité entre candidats qui est en question. Quel est l'avis de la Haute Autorité de Transparence de la Vie Publique ? Les Français ont le droit de savoir. Le candidat Hollande doit faire toute la lumière sur ses comptes de campagne. La transparence, c'est maintenant ?

Guillaume LARRIVE
Secrétaire National
Député de l’Yonne

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