01 février 2016

Amélioration du dispositif concernant la contractualisation en demandant que les clauses de détermination des prix prennent en compte les coûts de production des agriculteurs ; possibilité pour tout agriculteur dans un secteur en crise ayant souscrit des emprunts pour financer ses investissements de reporter le paiement de ses échéances ; allégement des charges de toutes natures qui pèsent sur la compétitivité des entreprises agricoles...

Alors que la crise agricole de cet été n'en finit pas de perdurer, poussant une nouvelle fois agriculteurs et éleveurs, inquiets pour l'avenir de leurs professions, à manifester, le Sénat, sur propositions des Républicains, a adopté toute une série de mesures permettant d'encourager la compétitivité de l'agriculture et de l'agroalimentaire, à travers l'établissement de meilleures règles du jeu entre acteurs des filières agricoles et alimentaires, en facilitant l'investissement et la gestion des risques dans les exploitations agricoles ou encore à travers l'allègement des contraintes qui pèsent sur nos producteurs.

« Nos mesures existent. Elles ont été votées par le Sénat. Elles peuvent l'être dès jeudi prochain si le gouvernement et la majorité socialistes le veulent. Elles permettraient très rapidement d'apporter un ballon d'oxygène pour nos agriculteurs et nos éleveurs », insistent Eric Ciotti, Secrétaire général-adjoint ainsi que les porte-parole Guillaume Larrivé, Brigitte Kuster et Valérie Debord étonnés que le Gouvernement et le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, écartent les propositions des Républicains en faveur de la compétitivité de l'agriculture et de la filière agroalimentaire.

« Il y a aujourd'hui sur le terrain une colère de la France rurale, une exaspération du monde agricole et une détresse des territoires ruraux », relève Guillaume Larrivé surpris de la « totale incompréhension et de l'attitude de Stéphane Le Foll sur notre proposition de loi qui arrivera en débat ce jeudi à l'Assemblée nationale. « Pourquoi s'oppose-t-il, non pas à une mais à toutes nos propositions de bon sens, travaillées en liaison aves les professionnels de l'agriculture et qui ont été adoptées par le Sénat », interroge Guillaume Larrivé.

« Nous, Les Républicains, sommes le parti des solutions » lâche-t-il comme pour mieux différencier notre famille politique qui, au-delà du travail des parlementaires, fera d'autres propositions ce mercredi à l'occasion d'une grande journée de travail, au siège national, sur l'agriculture et la ruralité.

En effet, en contraste, Stéphane Le Foll passe de plateaux de télévisions en studios de radios, de studios de radios en interviews dans la presse écrite pour faire des vœux et en souhaitant la fin de l'embargo russe. « Mais le ministre, c'est lui. On ne lui demande pas de commenter ou de faire des voeux mais d'agir. C'est à lui d'agir », réagissent en bloc Eric Ciotti et nos trois porte-parole présents, mercredi matin, lors du point-presse hebdomadaire.

« Nous, Les Républicains, nous sommes en propositions, non pour aider le Gouvernement mais pour aider la France et les professions agricoles dans cette crise. Ces filières agricoles ont de l'énergie, des savoir faire mais ils sont confrontés à des boulets normatifs auxquels il faut s'attaquer. C'est pourquoi le Parlement doit entendre nos propositions », insistent-ils.

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